Réduction mammaire, liposuccion : quels sont les soins post-opératoires ?

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Réduction mammaire, liposuccion : quels sont les soins post-opératoires ?
La chirurgie esthétique apporte une solution efficace en cas de poitrine trop volumineuse pouvant engendrer des douleurs, un handicap et des complexes au quotidien. La liposuccion aide à ôter la graisse localisée sur des zones bien définies du corps qui ne s’élimine pas via un régime. Ces actes chirurgicaux nécessitent le port de vêtements post-opératoires pour optimiser le résultat et améliorer la convalescence, réduisant les douleurs. Pharma GDD vous explique le procédé et les soins post-intervention de ces techniques pour garantir une cicatrisation et le résultat recherché. 

La réduction mammaire

La réduction mammaire est un acte chirurgical qui consiste à alléger une poitrine trop lourde, handicapante et causant diverses douleurs au quotidien. On parle de réduction mammaire, d'hypertrophie mammaire lorsque le volume enlevé est d'au moins 300 g par sein et 400 g par sein si la patiente est en surpoids. En effet, en dessous de ce poids, cet acte est considéré comme un choix esthétique et n'est pas spécifié réparatrice et n'est pas prise en charge par la sécurité sociale. 
Il faut tout de même différencier la réduction mammaire et l'hypertrophie mammaire. L'hypertrophie mammaire est la présence d'une poitrine très volumineuse associée à un affaissement, ce que l'on appelle ptôse mammaire. Dans ce cas de figure, la réduction mammaire est accompagnée d'un lifting des seins pour raffermir le buste et la poitrine et pour rééquilibrer la posture. 

Dans quels cas une réduction mammaire est-elle préconisée ?

Le poids et le volume de la poitrine peut engendrer des douleurs, une modification de la posture, en déséquilibrant le squelette. Ces femmes souffrent de dorsalgie et de douleurs à la nuque et aux épaules à cause du poids vers l’avant. Le complexe d'une poitrine opulente peut créer un mal être et une gêne au quotidien. Elles connaissent également des difficultés pour s'habiller. Les sous-vêtements de bonne qualité, adaptés à leur morphologie qui ne compriment pas leur poitrine ne sont pas simples à trouver. L'activité sportive est également compliquée. La course à pied ou tout sport engendrant un impact par le pas, des secousses et un contact. En effet, la poitrine est composée de glandes et de masse graisseuse qui sont soutenues par les ligaments de Cooper très fins qui maintiennent la poitrine aux muscles pectoraux. La pratique sportive peut être soumise à des fortes tensions au niveau de ces ligaments, mais aussi au niveau de la peau. Elle peut être nécessaire après une grossesse ou un allaitement. Il faudra cependant patienter 6 à 12 mois après l'accouchement ou l'allaitement afin de laisser le temps au corps de retrouver son poids de forme.

Quelles sont les contre-indications à la réduction mammaire ? 

Avant d'effectuer une réduction mammaire, il est important de réaliser une mammographie pour écarter toute anomalie et confirmer l'absence d'un cancer du sein
La consommation de tabac engendre un risque important de complications et de problèmes de cicatrisation. Le fait de fumer perturbe le système immunitaire, retardant la cicatrisation et augmentant le risque d'infection du site opératoire. Le tabagisme réduit le flux d'oxygène nécessaire au processus de cicatrisation. Il exacerbe la douleur et l'inflammation compliquant le processus de cicatrisation. Enfin, le risque d'infection est multiplié par 4, car les composés chimiques présents dans la fumée de cigarette limitent l'activité des neutrophiles, multipliant le risque de développer une infection dans la plaie. Il faut savoir que l'arrêt du tabac avant l'intervention aux moins 4 à 6 semaines réduit les risques de complications.
L'obésité multiplie les risques de complications, c'est pour cela qu'une femme présentant un IMC (indice de masse corporel) supérieur à 35 doit au préalable perdre du poids avant de subir une réduction mammaire. L'obésité augmente le risque de nécrose, d'écoulements persistants et d'infections. L’obésité accentue également les risques liés à l’anesthésie générale. Les personnes ayant des antécédents d'embolie pulmonaire ou de phlébite constituent également une contre-indication.

En quoi consiste l'opération de réduction mammaire ?

Une réduction mammaire se déroule sous anesthésie générale et dure deux à trois heures. Le chirurgien pratique 2 incisions sur chaque sein, en commençant autour de l'aréole puis verticalement de l'aréole jusqu'au pli en dessous du sein. Le chirurgien retire l'excès de peau et de tissu glandulaire si besoin. Il repositionne ensuite la peau, le mamelon et l'aréole. Cette opération peut également comprendre une correction des mamelons et une réduction de l'aréole. Des drains peuvent être mis en place pour éviter les hématomes et pour évacuer les sécrétions. Ils sont retirés en moyenne trois jours après l'intervention. Les incisions sont suturées à l'aide de fils très fins pour limiter les cicatrices. 

Les soins post-opératoires en cas de réduction mammaire

L'opération peut se faire en ambulatoire, c'est-à-dire que la patiente peut sortir le jour même en étant bien sûr accompagnée. La convalescence est courte, permettant le retour au travail 1 semaine après. Il est indispensable de porter un soutien-gorge post-opératoire de contention pour soutenir parfaitement les seins et de réduire la douleur et les œdèmes. Il est déconseillé d'effectuer une activité sportive et de porter des charges lourdes durant plusieurs semaines suivant une réduction mammaire.

Le port d'un soutien-gorge et vêtement post-opératoire aide à maintenir la poitrine et assurer une meilleure cicatrisation et un confort grâce à une matière étudiée pour évacuer l'humidité, éviter la macération et offrir une contention adaptée. Sous forme de soutien-gorge ou de brassière ces sous-vêtements à l'armature souple et compacte en élasthanne offrent une résistance et sont dotés de coutures plates empêchant les irritations et d'une fermeture frontale pour plus d'aisance à l'enfilage et un meilleur équilibre anatomique. Les bretelles réglables et larges évitent toutes douleurs et s'adaptent à la perfection aux besoins et à la morphologie. Les hommes peuvent aussi être amenés à effectuer une chirurgie du torse ou de la poitrine, en cas de gynécomastie, c'est-à-dire un développement excessif des glandes mammaires chez l'homme.

Comment prendre soin des cicatrices ? 

La chirurgie ayant fait de grands progrès, les cicatrices deviennent presque invisibles au bout d'un an. À la suite de l'opération, les cicatrices sont rouges, c'est pour cela qu'elles sont placées de manière à être cachées par la plupart des vêtements. Elles s'estompent et s'égalisent jour après jour. Des crèmes cicatrisantes peuvent aider à accélérer la cicatrisation environ deux semaines après l'intervention et en fonction des cicatrices. Pour cela, elles doivent être fermées, propres et sans suintement.  



Une protection solaire est indispensable en cas d’exposition directe. Même si les cicatrices sont bien dissimulées, cela garantit une peau homogène et évite leur blanchiment. Des soins cicatrisants sont dotés d’un indice de protection solaire très élevé pour allier réparation, cicatrisation et protection.

La liposuccion 

La liposuccion également appelée lipoaspiration ou liposculpture est une intervention de chirurgie esthétique permettant de remodeler la silhouette par aspiration des amas graisseux de type cellulite résistants aux régimes amincissants. La liposuccion s'effectue au niveau de la culotte de cheval, du ventre, des flancs, des cuisses, des genoux, des mollets, des bras et des seins. Cette aspiration est pratiquée grâce à des micros-canules et des incisions de petite taille. Cette technique permet de redessiner le corps. 

Dans quel cas la liposuccion est-elle préconisée ?

La liposuccion s'adresse aux hommes et aux femmes qui possèdent des zones de graisses bien localisées, des cuisses imposantes résistant au régime, et particulièrement au niveau des bras, du cou, des mollets et du dos. Elle convient également au patient qui a maigri et présentant tout de même un léger surpoids localisé au niveau du ventre et des hanches. L’intervention par liposuccion varie en fonction des zones et de l'anesthésie. La liposuccion d'une zone, comme le cou, les hanches et les genoux est réalisée sous anesthésie locale. La personne reste une heure à la clinique de chirurgie esthétique puis rentre chez elle après. La liposuccion inférieure à 5 ou 6 litres à aspirer dans plusieurs zones du corps comme les hanches, les cuisses externes, les cuisses internes, les genoux et le ventre est réalisée sous anesthésie locorégionale potentialisée. Cette anesthésie locale est effectuée par le chirurgien qui administre des anesthésiques par voie intraveineuse amplifiant les effets de l'anesthésie locale. Le patient entre le matin et sort le soir. Une liposuccion supérieure à 6 litres de plusieurs zones est réalisée sous anesthésie générale et le patient doit rester hospitalisé une nuit. De nos jours, il est possible de réaliser une liposuccion de 10 à 12 litres de graisse en une fois, c'est ce qu'on appelle la méga liposuccion. 

Quelles sont les complications d'une liposuccion ?

Elle peut entrainer une embolie graisseuse et l'infection des tissus provoquant des délabrements tissulaires et augmentant le risque de septicémie. Une embolie graisseuse correspond à un bouchon de graisses dans les artères pulmonaires empêchant la circulation sanguine.

Comment se déroule une liposuccion ?

Une liposuccion demande une préparation des tissus par une méthode d'infiltration qui permet une aspiration importante avec un minimum de perte sanguine. Ensuite le chirurgien réalise des incisions de 2 à 4 millimètres dans des zones dissimulées. L'appareil appelé lipoaspirateur assisté est muni d'une canule d'un diamètre de 3 à 4 millimètres. Il permet une aspiration régulière et douce afin de respecter les tissus et favoriser leur bon repositionnement après l'aspiration.
La liposuccion est précédée d'une consultation avec un médecin anesthésiste et un bilan préopératoire. L'intervention dure en moyenne 1 à 2 heures. Après avoir utilisé les canules d'aspirations, le chirurgien esthétique referme les incisions par points résorbables puis les zones traitées sont protégées par des pansements collants imperméables. Un panty compressif et élastique viendra remplacer le pansement pendant 2 à 4 semaines. Il faut savoir qu’à la suite de l'intervention, la graisse aspirée est remplacée par l'eau du corps, ce qui forme un œdème et des gonflements. Ce phénomène peut s’étendre aux zones voisine.

Quelles peuvent être les complications d’une liposuccion ? 

Une insuffisance ou un excès de correction dans le retrait de l'excédent graisseux, une asymétrie ou des irrégularités esthétiques comme des bosses ou des fossettes sont les complications pouvant avoir lieu. Une difficulté de cicatrisation, des hématomes ou encore des infections peuvent aussi arriver.

Les soins post-opératoires d’une liposuccion

Il n'y a aucune contre-indication concernant les douches à prendre tous les jours et ce, dès le lendemain de l'intervention. Les douleurs varient en fonction du patient et du nombre de zones traitées. Semblables à des douleurs de contusion, elles durent environ quarante-huit heures et deviennent légères par la suite. Les bleus et ecchymoses se résorbent au bout de 15 jours. Concernant les œdèmes, ce phénomène varie en fonction des patients. Ils disparaissent en général au bout d'un mois. Un panty ou un vêtement post-opératoire Medical Z de compression doit être porté pour réduire les inflammations et les œdèmes. Son rôle analgésique aide à réduire la douleur ressentie. La pression que ce vêtement assure apporte un effet drainant du sang et des divers fluides pour un résultat harmonieux. Fabriqué en majorité avec un tissu lycra, ce type de vêtement aide à évacuer l'humidité et évite la macération tout en assurant un confort. Il vient parfaire le résultat et limite les désagréments en protégeant la ou les cicatrices, facilitant l'accolement du tissu cutané. Il draine et réduit les œdèmes et les gonflements après l'opération. Des ceintures abdominales permettent de maintenir fermement la plaie et les organes pour prévenir les œdèmes et les inflammations. Elles existent pour femmes et pour hommes, s'ajustant parfaitement à l'anatomie de chacune et chacun. Ces pantys, ceintures ou orthèse de bras bénéficient d'une ouverture/fermeture frontale ou latérale munie d'attaches auto agrippantes. L'orthèse de bras se présente tel un gilet recouvrant les bras permettant d'assister une partie de la musculature et de favoriser la stabilisation d'un élément corporel.



L'automassage est conseillé pendant deux mois, car l'intervention peut entrainer une certaine insensibilité cutanée. Le fait de réaliser des massages permet de stimuler la croissance des fibres nerveuses et de leur apporter de la souplesse. Pour ce fait, une huile corporelle ou une crème pour le corps nourrissante apporteront une texture parfaite pour procéder au massage. Il sera également possible d'appliquer une crème raffermissante



L'œdème peut être accompagné d'un phénomène de vagues. Des séances de mésothérapie, de drainage lymphatique et de massage palper-rouler ainsi que des séances de radiofréquence peuvent aider à réduire cette conséquence qui est souvent liée à une peau relâchée.

En conclusion

Une intervention chirurgicale comme une liposuccion ou une réduction mammaire engendre des œdèmes importants, c’est pourquoi, il est nécessaire et conseillé de prendre en prévention de la bromélaïne comme le médicament Extranase 900 nK contenant de la bromélaïne. Celui-ci permet de prévenir et de réduire les œdèmes. La bromélaïne issue de l’ananas, est une association d’enzymes protéolytiques permettant l’élimination des protéines issues des processus de l’inflammation et facilite la résorption des œdèmes. Il en va de même avec le complément alimentaire Protéochoc de PiLeJe qui contient un actif breveté issu de l’algue rouge Prophyra umbilicalis, nommé le Porphyral HSP (Heat Shock Proteins). Protéochoc aide à la récupération cellulaire et favorise la bonne récupération vis-à-vis des différents chocs. Ces actes chirurgicaux demandent des soins post-opératoires bien spécifiques pour optimiser la cicatrisation et garantir un résultat escompté. Pour cela, il est important de respecter le protocole post intervention et porter un vêtement post-opératoire compressif qui va aider à soulager les douleurs, les inflammations et réduire le phénomène d’œdèmes pour homogénéiser le corps. 

Source 
https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7024182/
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