ZymaD 10000 UI/ml solution buvable 10 ml


Carence en vitamine D - Nourrisons, femmes enceintes, sujets âgés
  • Pour qui Pour qui : Adulte et enfant
  • Mode d'administration Mode d'administration : Voie orale
  • Femme enceinte Femme enceinte : AutorisĂ©
  • Allaitement Allaitement : AutorisĂ©
  • Forme Forme : Solution buvable

2,91 â‚¬
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ZymaD 10 000 UI / ml Solution buvable en gouttes est un médicament préconisé dans le traitement et/ou la prévention de la carence en vitamine D.

Sa substance active est le cholécalciférol (vitamine D3) dosé à 10 000 UI/ml.

Les autres composants qui entrent dans sa formule sont l'huile essentielle d'orange douce, l'huile d'olive raffinée pour préparations injectables, et un mélange de tocophérols naturels de forme alpha, bêta, gamma et delta (COVI-OX-T70).

Posologie de ZymaD 10 000 UI / ml Solution buvable en gouttes

Dans le cadre de la carence vitaminique chez les enfants : en prévention, sa mise en place est recommandée chez les nourrissons et les jeunes enfants en cas d'exposition insuffisante au soleil, en raison de la faible teneur en vitamine D des aliments. 
Pour l'enfant prématuré, 4 à 5 gouttes par jour sont préconisées. 
De 0 à 24 mois avec un lait enrichi en vitamine D, elle est de 2 à 3 gouttes par jour, tandis que sans lait enrichi en vitamine D, 4 à 5 gouttes par jour sont recommandées. Pour les peaux pigmentées, la posologie est de 8 gouttes par jour. 

Pour les enfants et adolescents sans pathologie digestive, 2 à 3 gouttes par jour sont indiquées. Avec pathologie digestive, 2 à 6 gouttes par jour. 
Si le sujet reçoit des anti-convulsivants, elle est de 5 à 6 gouttes par jour. 

En prévention de la carence vitaminique chez la femme enceinte, il est nécessaire de prendre 3 gouttes par jour à partir du 6ème ou du 7ème mois. 

Chez l'adulte et le sujet âgé, en prévention, la posologie est de 2 à 3 gouttes par jour. 
Dans le cadre du traitement de la carence, 7 à 66 gouttes par jour peuvent être recommandées. 

Les gouttes sont à faire tomber directement dans une petite cuillère avant d'avaler le contenu de cette dernière. Elles peuvent aussi se prendre dans une cuillerée d'aliments semi-liquides tels qu'une compote, purée, bouillie, ou encore avec du liquide, comme le jus d'orange par exemple. 
Les gouttes ne doivent pas être chauffées, et ne doivent pas être mises au contact d'un aliment trop chaud.
Il est également conseillé de ne pas mettre ZymaD 10 000 UI / ml Solution buvable en gouttes dans le biberon d'eau ou de lait, car le produit peut se déposer sur la paroi. 
De plus, il ne faut pas verser directement les gouttes dans la bouche de l'enfant. 

En cas de surdosage, il est nécessaire d'arrêter le traitement, de voire abondamment, de limiter les apports en calcium (laitages) et de consulter immédiatement votre médecin. Les signes cliniques d'un surdosage se caractérisent par des maux de tête, de la fatigue, une perte d'appétit, un amaigrissement, un arrêt de la croissance, des nausées, des vomissements, des urines abondantes, une soif intense, une déshydratation, un calcul rénal, une calcification des tissus (en particulier du rein et des vaisseaux), voire insuffisance rénale. 
Les signes biologiques, quant à eux, se caractérisent par une augmentation du calcium dans le sang et les urines, mais aussi une augmentation du taux de phosphore dans le sang et les urines.

Contre-indications de ZymaD 10 000 UI / ml Solution buvable en gouttes

Ce médicament ne doit pas être utilisé si vous présentez une allergie connue à la vitamine D ou à l'un des autres composants, en cas d'hypercalcémie (excès de calcium dans le sang), d'hypercalciurie (excès de calcium dans les urines), ou encore de lithiase calciques (calculs rénaux). 

Indiquez systématiquement à votre médecin ou pharmacien tout autre médicament utilisé actuellement ou dernièrement, et ce, même s'il s'agit d'un médicament obtenu sans ordonnance.
Pour éviter un éventuel surdosage, il est important de prendre en compte les doses totales de vitamine D, notamment en cas d'association avec un traitement contenant également cette vitamine, ou encore en cas d'utilisation de lait supplémenté en vitamine D.

La vitamine D peut être prescrite au cours de la grossesse et de l'allaitement en cas de besoin. Néanmoins, cette supplémentation ne remplace pas l'administration de vitamine D chez le nouveau né. Demandez conseil à votre médecin ou pharmacien avant d'utiliser un médicament. 


Conditionnement : Flacon de 10 ml

 LE CONSEIL DU PHARMACIEN

Qu'est-ce que le rachitisme ?

Le rachitisme est une maladie qui touche les os au moment de leur croissance, elle atteint particulièrement les enfants et les adolescents. Elle est caractérisée par un défaut de la minéralisation osseuse à l’origine de déformations et de complications si un traitement n’est pas mis en place.
La forme de rachitisme la plus courante est le rachitisme carentiel dû à un déficit en vitamine D.

D’autres formes existent, elles sont plus rares, ce sont les rachitismes pseudo-carentiels et les rachitismes secondaires de certaines pathologies.

Le rachitisme carentiel

La vitamine D comme toutes les vitamines est indispensable à notre organisme. Elle est responsable de l’absorption intestinale du calcium et du phosphore et est essentielle au processus d’ossification. La vitamine D est une vitamine liposoluble apportée par l’alimentation (poissons gras, produits laitiers) et également synthétisée au niveau de la peau sous l’effet de l’exposition solaire.

Lorsque l’apport en vitamine D est insuffisant, la minéralisation de la trame protéique du squelette est incorrecte et un rachitisme carentiel peut s’installer. Les risques sont importants en forte période de croissance c’est à dire chez le nourrisson, l’enfant et l’adolescent et plus particulièrement chez les sujets à peau pigmentée car les rayons UV ont plus de mal à pénétrer.

Les premiers signes du rachitisme s’observent entre 3 mois et 2 ans :
-Dans un premier temps, les os du crâne sont touchés, ils se trouvent ramollis : c’est le craniotabès, le signe le plus précoce du rachitisme.
-Des retards sont constatés : retard de fermeture des fontanelles, de la dentition, de l’acquisition des positions.
-Suite aux déformations osseuses, des signes orthopédiques apparaissent comme les jambes arquées, des bourrelets au niveau des poignets et des chevilles. Le chapelet costal est très caractéristique de ce type d’affection, il s’agit de déformations au niveau du cartilage des côtes.
-Enfin une hypotonie musculaire ainsi qu’une hyperlaxité ligamentaire accompagnent ces atteintes.

Sans traitement, le rachitisme peut être à l’origine de graves complications : orthopédiques (fractures), infectieuses (bronchopneumopathies) ou métaboliques (hypocalcémie, tétanie)

Le traitement est simple : il suffit de pallier cette carence en administrant les quantités nécessaires de calcium et de vitamine D . Les signes régressent et les déformations osseuses disparaissent.

Il faut être attentif aux facteurs de risques :
- Défaut d’exposition aux rayons ultraviolets.
- Apports alimentaires insuffisants (régimes particulièrement stricts).
- Une forte pigmentation de la peau.
- Certaines pathologies comme les dermatoses, les affections rénales, les malabsorptions.

La prévention du rachitisme carentiel consiste à bien assurer des apports suffisants. A cet effet, les recommandations de supplémentations en vitamine D sont :
- 400 à 1200 UI/jour chez le nourrisson de la naissance jusqu’à ses 18 mois. Les gouttes de ZymaD 10000 U.I. sont utilisées dans cette indication.
- Une dose de charge trimestrielle de 80000 UI à 100000 UI en début et en fin d’hiver de 18 mois à 5 ans et chez l’adolescent.

Les autres rachitismes

Les autres formes de rachitismes sont plus rares. On peut citer :
-Le rachitisme hypophosphatémique, il est dû à une maladie rénale provoquant une perte excessive de phosphore. Il est lié à une anomalie sur le chromosome X.
-Les rachitismes pseudo carentiels sont dus à une anomalie du métabolisme de la vitamine D, leur origine est génétique.
-Les rachitismes secondaires sont la conséquence d’autres pathologies comme certaines atteintes hépatiques ou l’insuffisance rénale.
Myriam Gorzkowski

Myriam Gorzkowski

Docteur en pharmacie

Mis Ă  jour le 12/06/2019