Hypothyroïdie : une thyroïde paresseuse

Hypothyroïdie : une thyroïde paresseuse

La thyroïde est une glande endocrine située à la base du cou. Elle sécrète 2 hormones, la triiodothyronine (T3) et la thyroxine (T4), qui participent à de nombreuses fonctions de l'organisme : croissance des os, développement intellectuel mental, utilisation des sucres et des graisses par les organes... Lorsque la thyroïde ne produit pas assez d'hormones, on parle d'hypothyroïdie.

Hypothyroïdie primaire ou secondaire ?

L'hypothyroïdie est une maladie chronique qui touche majoritairement les femmes.

Elle est dite primaire lorsqu'elle est liée à une défaillance de la thyroïde. Elle peut être causée par une carence en iode, une thyroïdite auto-immune (Hashimoto) ou par certains traitements (chirurgie, radiothérapie, chimiothérapie) ou médicaments (lithium, amiodarone, interferon). L'hypothyroïdie congénitale, liée à une malformation ou à une absence de thyroïde, fait également partie de cette catégorie.

L’hypothyroïdie est qualifiée de secondaire lorsqu'elle est provoquée par un dysfonctionnement de l'hypophyse, glande endocrine qui stimule la production d'hormones thyroïdiennes par la synthèse de thyréostimuline (TSH).

 Quels sont les symptômes de l'hypothyroïdie ?

L'hypothyroïdie se manifeste par un ralentissement général des fonctions de l’organisme : faiblesse physique (fatigue chronique, crampes musculaires), psychologique (dépression) et intellectuelle (troubles de la mémoire, difficultés de concentration), frilosité, constipation, prise de poids modeste, bradycardie.

Bien souvent, le patient a la peau sèche, pâle voire jaunâtre. Ses cheveux sont secs, cassants, les poils de ses sourcils se raréfient. La personne malade peut également être sujette à des troubles de règles et à une diminution du désir.

Comment diagnostiquer l'hypothyroïdie ?

Le diagnostic de l'hypothyroïdie s'effectue en plusieurs étapes.

La consultation débute par un examen physique avec une palpation de la gorge pour déceler un goitre, un ou plusieurs nodules, une thyroïde anormalement petite.

Le médecin pratique ensuite un bilan sanguin afin de mesurer les taux d'hormones thyroïdiennes et de l'hormone TSH. Le diagnostic de l'hypothyroïdie est confirmé si le taux d'hormones thyroïdiennes est bas et le taux de TSH élevé.

Une prise de sang peut aussi être effectuée afin de déceler des anticorps spécifiques à l'hypothyroïdie auto-immune.

Parfois, une échographie de la thyroïde est nécessaire.

Prévention de l'hypothyroïdie

L'hypothyroïdie congénitale est dépistée dès la naissance pour traiter rapidement la maladie et prévenir ses conséquences (retard mental, retard de croissance).

Lorsque l'hypothyroïdie est causée par une carence en iode, en sélénium, en zinc, le fonctionnement de la thyroïde ralentit ou s'épuise. Il faut donc veiller à contrôler la consommation de ces nutriments.

Quels sont les traitements de l'hypothyroïdie ?

Lorsque l'hypothyroïdie est légère et ne comporte pas de symptômes, elle ne nécessite pas de traitement. Cependant, un suivi régulier est nécessaire pour détecter une éventuelle aggravation.

Ne pouvant être guérie, l'hypothyroïdie se traite facilement grâce à des médicaments contenant des hormones de substitution qui complètent ou remplacent les hormones thyroïdiennes T4. Le traitement doit généralement être pris à vie. Une consultation régulière chez le médecin permet de s'assurer que le dosage reste adapté.

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