Osmogel gel 90 g


Entorses, contusions , foulures - A partir de 15 ans
  • Pour qui Pour qui : Adulte
  • Mode d'administration Mode d'administration : Voie cutanĂ©e
  • Femme enceinte Femme enceinte : Non autorisĂ©
  • Allaitement Allaitement : Non autorisĂ©
  • Texture : Gel

4,89 â‚¬
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Le médicament Osmogel contient un anesthésique, la lidocaine (1%) et du sulfate de magnésium (25%). Cet antalgique local permet de soulager la douleur due à des petits traumatismes bénins tels que les contusions, les foulures ou les entorses.

Comment utiliser Osmogel ?

Le gel Osmogel doit être appliqué localement 2 à 4 fois par jour et recouvert d'une simple compresse. On lavera la zone avant chaque nouvelle application. Le traitement anti douleur ne devra pas dépasser 5 jours sans avis médical et est réservé à l'adulte de plus de 15 ans.

Osmogel et précautions d'emploi

Ce gel anti douleur ne doit pas être utilisé en cas d'allergie à la lidocaine ou à un de ses autres composants (solution de bromure de benzododecinium à 80%, carboxyméthylcellulose sodique, glycérol, huile essentielle d'eucalyptus, parahydroxybenzoate de méthyle sodé, eau purifiée).

Osmogel ne doit pas être appliqué sur une muqueuse, une plaie infectée, une affectation de la peau (dermatose) suintante, sur les yeux, ou sous un pansement occlusif.

En cas d’épilepsie même ancienne ou chez les enfants ayant des antécédents de convulsions, on demandera l'avis de son médecin avant d'utiliser Osmogel car il convient des dérivés terpéniques qui peuvent avoir des effets secondaires neurologiques.

Pendant la grossesse et l'allaitement, on évitera l'utilisation de ce gel antalgique. En cas de doute, il est recommandé de demander l'avis de son médecin ou les conseils de son pharmacien.

Osmogel peut entraîner un résultat positif en cas de contrôle antidopage c'est pourquoi il ne sera pas utilisé chez les sportifs.

Contenance : Tube de 90 g

 LE CONSEIL DU PHARMACIEN

L’entorse de la cheville est l’un des traumatismes les plus fréquents de l’appareil locomoteur. L’entorse externe représente 90 % des entorses. Elle se produit quand le pied se tord vers l’intérieur et la jambe va sur l’extérieur. Sa prise en charge ne doit pas être négligée, les récidives fréquentes sont à l’origine de l’instabilité chronique de la cheville pouvant générer à terme une arthrose.

Qu’est-ce qu’une entorse ?

Les ligaments sont constitués d’un ou plusieurs faisceaux de fibres qui relient les os entre eux au sein d’une articulation. Ils sont peu extensibles, leur rôle essentiel est de la protéger notamment lors des mouvements excessifs de celle-ci.
Lors d’une entorse, l’articulation va outrepasser la limite de ses mouvements et les ligaments vont être endommagés.
Au niveau de la cheville, le ligament le plus touché est le ligament latéral externe : il relie la malléole externe (l’extrémité inférieure du péroné) aux os du pied.

Les symptômes de l’entorse sont une douleur intense, un œdème qui apparaît assez rapidement puis un hématome qui se manifeste plus tardivement, il est le témoin du saignement du ligament et par conséquent, de sa déchirure. Le fonctionnement de l’articulation est altéré. L’intensité des symptômes est fonction de la gravité du traumatisme.
On distingue trois niveaux d’entorses :
-L’entorse légère : le ligament est étiré, le gonflement léger, absence d’hématome. L’articulation reste fonctionnelle mais douloureuse.
-L’entorse moyenne : le ligament est déchiré. Les signes sont identiques mais plus intenses, une ecchymose apparaît, la mobilisation de la cheville est difficile.
-L’entorse grave : c’est la rupture du ligament parfois accompagnée d’un arrachement osseux. La douleur est très intense, le gonflement immédiat. L’articulation n’est plus fonctionnelle.

Le traitement de l’entorse

Les premiers gestes :
Il s’agit dans un premier temps de protéger l’articulation et de l’immobiliser (en attendant un diagnostic précis) pour éviter de l’endommager davantage.
Puis d’appliquer de la glace, de surélever le membre et d’exercer une compression. L’objectif est de soulager la douleur, diminuer l’œdème et limiter l’hématome.
Pour soulager la douleur et diminuer l’œdème, on appliquera Osmogel 2 à 4 fois par jour pendant 5 jours. Osmogel contient un anesthésique local (la lidocaïne) qui va avoir un effet antalgique rapide pour prendre en charge les douleurs post traumatiques.

La stratégie dépendra ensuite de l’évolution des symptômes dans les minutes suivant le traumatisme.
Si la douleur diminue et que l’articulation reste fonctionnelle une immobilisation de quelques jours sera suffisante. Dans les autres cas une consultation médicale avec d’éventuels examens radiologiques est nécessaire afin d’établir un diagnostic précis (déchirure, rupture, fracture)

En l’absence de fracture, le traitement sera adapté à la gravité du traumatisme. Il se définit sur trois axes :

-Une prise en charge orthopédique : selon le degré de l’entorse plusieurs modèles d’attelles de cheville pourront être proposées. Leur fonction est d’autoriser l’appui, de conserver le mouvement flexion /extension mais d’empêcher le mouvement latéral de la cheville.

-Des traitements médicamenteux : Ils vont soulager les douleurs et réduire l’inflammation. Les anti inflammatoires sont indiqués dans la phase aiguë de ce traumatisme. Pour éviter ces effets indésirables gastriques, il est conseillé de les prendre pendant un repas et sur une courte période.

-Un traitement fonctionnel : Il s’agit de mettre en place une mobilisation précoce et adaptée de l’articulation. En effet la mobilité améliore la cicatrisation du ligament. Le travail de rééducation permettra de récupérer la fonctionnalité de l’articulation mais surtout de la consolider afin d’éviter les récidives.

Quelques conseils pour éviter l’entorse

Les entorses de la cheville la fragilisent, pour prévenir leurs récidives, quelques précautions sont à prendre :

- Un pied bien chaussé ! Il faut adapter l’équipement des pieds à l’environnement : chaussure de maintien sur terrain accidenté, faire attention aux talons aiguilles.
- Lors de la pratique sportive, être vigilant sur l’entraînement et la récupération, surtout lors des sports à risques comme les sports de pivots. Le port d’une contention élastique en prévention peut être utile.
- Pratiquer une activité physique régulière aide au renforcement de l’articulation.
Myriam Gorzkowski

Myriam Gorzkowski

Docteur en pharmacie

Mis Ă  jour le 05/12/2019