L’embolie pulmonaire : une urgence

L’embolie pulmonaire : une urgence

L’embolie pulmonaire correspond à l’obstruction d’une artère pulmonaire par un caillot de sang formé dans une veine profonde des membres inférieurs lors d’une phlébite. L’organisme est donc partiellement alimenté ou totalement privé d'oxygène.

Quelles sont les facteurs de risque ?

De nombreux facteurs peuvent favoriser cette maladie : l’obésité, la prise de pilule contraceptive associée au tabac, l’accouchement, une intervention chirurgicale, les longs voyages en avion ainsi que certains cancers (poumon, sein…) ou certaines maladies cardiovasculaires comme l’hypercholestérolémie.

Quels sont les symptômes de l’embolie pulmonaire ?

Lors d’une embolie pulmonaire, une douleur thoracique brutale, souvent associée à une syncope, apparaît, ainsi que des difficultés respiratoires. Un malaise, une toux, des crachats accompagnés de sang, les lèvres ou les doigts bleus peuvent être les signes de la maladie.

Difficilement diagnosticables, les symptômes ont une intensité variable en fonction de la taille de l’artère qui est bouchée. Mais si le malade souffre de thrombose veineuse ou s’il possède des antécédents de la pathologie, ces signes doivent alerter.

Le médecin procèdera tout d’abord à un examen clinique afin d’établir un diagnostic (basé sur les symptômes et les facteurs de risques). Puis il prescrira des analyses sanguines et un angioscanner.

L’angioscanner, est l’un des principaux examens qui permet d’affirmer le diagnostic. Il permet la visualisation des artères pulmonaires à l’aide d’un produit de contraste. Une échographie du cœur peut être réalisée, pour définir la gravité de la maladie et mesurer la pression artérielle pulmonaire. Un dosage des gaz du sang permet de déterminer les taux en oxygène et dioxygène. Un écho-doppler peut être demandé afin de rechercher une éventuelle thrombose veineuse profonde mais permet aussi de prévenir le risque de récidive.
 

Quels sont les traitements ?

L’embolie pulmonaire est une pathologie qui nécessite une hospitalisation d’urgence.


L’administration d’anticoagulants est le traitement de base, sauf s’il existe des contre-indications. Il s’agit d’injection d’héparine par voie sous cutanée et de prescription d’antivitamines K (AVK) par voie orale. Ces médicaments permettent d’empêcher le sang de coaguler davantage. Dans les cas très graves, une thrombolyse peut être recommandée afin de désintégrer directement le caillot.


Pour diminuer le risque d’embolie pulmonaire, l’arrêt du tabac associé à la prise de la pilule contraceptive et la pratique d’une activité sportive sont recommandés ! Les bas, collants et chaussettes de contention permettent de limiter l’accumulation de sang dans les membres inférieurs. La marche, les étirements ou les massages des jambes sont vivement conseillés après une longue période de repos ou lors d’un long voyage en avion.


Lorsque vous suspectez une embolie pulmonaire, appelez immédiatement les secours qui procèderont à une hospitalisation d’urgence.