Guide des substituts nicotiniques pour l'arrêt du tabac
- Par Samuel Rault, mis à jour le 27/01/2026 à 14h01, publié le 27/01/2026 à 14h01
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Les traitements de substitution nicotinique (TNS) sont des médicaments apportant de la nicotine pour combler le manque lié à l'arrêt ou la diminution du tabac. On distingue deux familles : les patchs à diffusion lente et continue, et les formes orales à diffusion rapide mais courte.
Choisissez votre type de patch selon vos besoins
Les patchs sont destinés aux patients souhaitant un arrêt total du tabac. La nicotine diffuse à travers une matrice pour maintenir une imprégnation constante. Les patchs de 24 heures (dosés à 7, 14 ou 21 mg) conviennent à ceux qui gardent le traitement la nuit ou ont des périodes d'éveil prolongées. Les patchs de 16 heures (dosés à 10, 15 ou 25 mg) sont indiqués pour interrompre le traitement durant la nuit et éviter les effets secondaires comme les cauchemars. Le dosage initial dépend du test de dépendance de Fagerström ou de la consommation : une cigarette manufacturée correspond environ à 1 mg de nicotine.
Adaptez le dosage et la pose des patchs anti tabac
L’ajustement se fait la première semaine selon les signes de sous-dosage (irritabilité, insomnie, pulsions à fumer) ou de surdosage (palpitations, nausées, céphalées). Appliquez le patch dès le lever sur une peau propre, sans poils, idéalement sur l'omoplate ou le bras, en changeant de site chaque jour pour éviter les irritations liées à l'adhésif. Il ne faut pas couper les patchs ni les exposer à une source de chaleur. Avant de jeter un patch, pliez-le sur lui-même. L'utilisation de formes orales en complément est recommandée pour répondre aux envies ponctuelles de fumer.
Utilisez correctement les formes orales de nicotine selon leur spécificité
Les formes orales permettent une absorption rapide de la nicotine par la muqueuse buccale. Il convient de ne pas boire ni manger pendant la prise et durant les 15 minutes suivantes. Utilisées seules, elles servent à l'abstinence totale, temporaire ou à la réduction tabagique (sauf le spray). Pour les gommes, ne les mâchez pas comme un chewing-gum : mâchez une fois, placez la gomme contre la joue 5 à 10 minutes, puis mâchez une fois par minute. Une mastication trop rapide réduit l'efficacité et augmente les effets secondaires comme le hoquet ou les brûlures gastriques.
Diversifiez les formats de substitution nicotinique rapide
Les pastilles et comprimés à sucer se placent de part et d'autre de la bouche, tandis que les comprimés sublinguaux se dissolvent sous la langue. L’inhaleur, contenant une cartouche de nicotine et de menthol, permet de conserver la gestuelle ; la dose est gérée par l'intensité de l'aspiration. Le spray buccal délivre 1 mg par pulvérisation contre la joue, sans inhaler ni déglutir immédiatement. Notez que le spray impose un arrêt total du tabac. L’association des patchs aux formes orales et un accompagnement, via le 3989 notamment, favorisent les chances de succès.
Consultez un professionnel dans les situations complexes
Il est nécessaire de consulter en cas d'antécédents de troubles anxieux, de forte dépendance, d'échecs répétés ou de pathologies lourdes. L'arrêt du tabac peut augmenter la concentration de certains médicaments dans l'organisme.