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Comment reconnaître et soigner une sciatique ?

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Comment reconnaître et soigner une sciatique ?
Environ 2 % des adultes sont, un jour, confrontés à la névralgie du nerf sciatique, aussi appelée lombosciatique ou, plus communément, sciatique. Cette affection survient fréquemment après 30 ans, avec un pic entre 40 et 60 ans. Elle se manifeste essentiellement par une douleur qui suit le trajet du nerf. Plusieurs facteurs peuvent être à l’origine d’une sciatique, qui doit être prise en charge rapidement pour éviter les complications. Pour vous permettre d’en savoir plus, Pharma GDD vous présente les causes de la sciatique, les symptômes associés et les traitements qui permettent de la soulager, ainsi que les mesures qui contribuent à prévenir son apparition.

Quelles sont les causes de la sciatique ?

La sciatique désigne une douleur liée à la compression, au pincement ou à l’inflammation du nerf sciatique. Ces phénomènes sont favorisés par différentes situations. Dans tous les cas, le problème se situe dans la région lombo-sacrée.

Le nerf sciatique

Situé de chaque côté du corps, le nerf sciatique est le plus gros et le plus long nerf du corps humain. Il assure la transmission nerveuse et la mise en mouvement des muscles fessiers et des membres inférieurs. C’est donc un nerf à la fois sensitif et moteur. Ses racines sont situées au niveau du rachis lombaire, en regard des deux derniers disques intervertébraux (L4-L5 et L5-S1). Le nerf sciatique passe derrière l’articulation de la hanche puis par la fesse, et descend jusqu’à l’arrière du genou, où il se divise en plusieurs branches qui se poursuivent jusqu’au pied (nerf tibial, nerf sciatique poplité externe, nerf saphène).

Illustration : Visualisation du nerf sciatique

Les facteurs favorisants de la sciatique

Dans la plupart des cas, la sciatique se manifeste après un effort, une sollicitation excessive de la région lombaire, un traumatisme ou une pathologie. Tout d’abord, elle peut être la conséquence d’une hernie discale localisée au niveau des vertèbres lombaires proches des racines du nerf sciatique.

Ensuite, plusieurs maladies peuvent être responsables d’une sciatique. Ainsi, l’arthrose favorise le rétrécissement du canal lombaire, par lequel passe le nerf sciatique, ce qui provoque des sensations douloureuses. L’arthrose peut aussi entraîner un glissement d’une vertèbre sur une autre (spondylolisthésis), ce qui est susceptible d’affecter le nerf sciatique. L’ostéoporose, quant à elle, peut être à l’origine d’un tassement vertébral qui vient comprimer le nerf. Par ailleurs, la sciatique peut survenir en raison d’une maladie inflammatoire du rachis telle que la spondylarthrite ankylosante. Plus rarement, elle est liée à la présence de métastases osseuses sur la colonne vertébrale.

La sciatique peut aussi être favorisée par le syndrome du piriforme. Le muscle piriforme s’étend du sacrum au haut du fémur et passe près du nerf sciatique. C’est un muscle essentiel à l’ensemble des mouvements du bas du corps. Il est impliqué dans la stabilisation du bassin et des hanches, l’élévation et la rotation des cuisses. Lorsqu’il est lésé ou inflammé, le piriforme peut venir compresser le nerf sciatique, ce qui induit des douleurs.

Illustration : Sciatique due au syndrome du piriforme

Finalement, pendant la grossesse, de nombreuses femmes sont sujettes à la sciatique. Cela s’explique notamment par la prise de poids, les modifications de la posture et l’accentuation de la cambrure lombaire, qui contraignent le nerf sciatique.

Symptômes de la sciatique

La douleur constitue le principal symptôme de la sciatique. On parle d’ailleurs de douleur sciatique. D’intensité variable, elle est majoritairement unilatérale et peut aller jusqu’au pied. Elle est décrite comme une douleur brûlante, transfixiante (traversant de part en part) ou en coup de poignard. C’est souvent une douleur irradiée, qui apparaît à un endroit et se déplace vers un autre, le long du trajet du nerf sciatique.

Le trajet de la douleur sciatique

Si elle débute presque toujours dans le bas du dos, la douleur sciatique peut ensuite suivre 2 chemins différents en fonction de la racine nerveuse comprimée. Lorsque la compression est située à la racine L5, la douleur est ressentie sur le côté extérieur de la cuisse, du genou et du mollet, puis sur le dessus du pied, jusqu’au gros orteil. Avec une compression à la racine S1, la douleur sciatique est localisée derrière la cuisse, le genou et le mollet, puis au niveau du talon et de la plante du pied, sur le côté extérieur du pied et dans les 3 derniers orteils.

Les symptômes associés à la douleur sciatique

La douleur est généralement le premier signe qui fait penser à une sciatique. Quand celle-ci s’installe, d’autres symptômes peuvent se manifester : fourmillements, troubles sensitifs (paresthésies), troubles moteurs avec perte de la force d’extension ou de flexion du pied. En parallèle, l’aspect de la jambe reste normal, sans œdème ni rougeur. Les symptômes de la sciatique peuvent être aggravés par la station debout, les efforts ou encore la toux.

Les complications de la sciatique

En l’absence de prise en charge et d’un traitement adapté, la sciatique peut évoluer de manière défavorable vers ce que l’on appelle une sciatique hyperalgique, résistante aux traitements antidouleur habituels. Il y a aussi un risque d’atteinte de la queue de cheval, le faisceau de nerfs qui part de l’extrémité inférieure de la moelle épinière. Le syndrome de la queue de cheval peut induire des troubles moteurs au niveau des membres inférieurs, avec une perte de sensibilité. Des troubles du contrôle des sphincters urinaire et/ou anorectal peuvent également survenir. Cela se traduit par une incontinence anale et des fuites urinaires ou, au contraire, de la constipation et des difficultés à uriner.

Quand faut-il consulter ?

Idéalement, il faudrait consulter un médecin dès l’apparition des premiers symptômes de la sciatique. En pratique, les personnes concernées n’ont pas toujours ce réflexe. Pourtant, la consultation se révèle nécessaire dans plusieurs cas :
  • après 2 à 3 jours d’automédication sans amélioration des symptômes ;
  • face à une sensation de faiblesse ou un engourdissement progressif le long du nerf, dans la jambe ou le pied ;
  • s’il y a une diminution de la sensibilité dans une partie de la jambe ;
  • en cas d’accentuation des douleurs, notamment durant la nuit.
Il faut consulter dans la journée si les douleurs sont associées à de la fièvre, une sensation de malaise, des sueurs froides ou des brûlures à la miction.

Diagnostic et traitement de la sciatique

Aux premiers signes faisant suspecter une sciatique, il est important de solliciter un avis médical. Un généraliste pourra confirmer le diagnostic, prescrire d’éventuels examens et orienter vers un spécialiste si nécessaire. Le diagnostic de la sciatique repose sur un examen clinique visant à rechercher les points douloureux, vérifier la force et les réflexes. Le patient est interrogé sur les circonstances de la douleur sciatique et son impact sur la vie quotidienne. Le cas échéant, en cas de signes de gravité (paralysie notamment), un scanner, une IRM ou encore un électromyogramme peuvent être réalisés.

Quels médicaments pour soulager une sciatique ?

Parfois difficile à supporter, la douleur sciatique peut être atténuée par la prise de médicaments antalgiques. Le paracétamol est indiqué en première intention. S’il ne suffit pas, il est possible de prendre des anti-inflammatoires (AINS) comme l’ibuprofène, en demandant l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien au préalable. En automédication, le traitement ne doit pas dépasser 5 jours et il est essentiel de respecter scrupuleusement la posologie. Pour les douleurs de sciatique résistantes à ces antalgiques, des médicaments comme la codéine ou le tramadol peuvent être envisagés. Le recours aux myorelaxants est possible lorsque la sciatique s’accompagne de contractures musculaires douloureuses. Plus rarement, le médecin prescrit des infiltrations de corticoïdes.

Repos et activité physique adaptée

Face à une sciatique, le repos est conseillé, sans pour autant aller jusqu’à l’alitement total, qui ne favorise pas la guérison, affaiblit les muscles et augmente la raideur. Quand la douleur sciatique est supportable, il est préférable de poursuivre ses activités habituelles, sans forcer, en adaptant l’intensité et en évitant au maximum les mouvements et les positions qui provoquent la douleur. Lorsque vous êtes en position allongée, surélevez vos jambes avec un oreiller ou un relève-jambes. Généralement, il faut compter environ 6 semaines pour voir une évolution favorable de la sciatique grâce à ces mesures.

Thérapies manuelles et électrostimulation

Si vous êtes confronté à une sciatique, il peut être intéressant de vous tourner vers les thérapies manuelles que sont la kinésithérapie, l’ostéopathie et la chiropraxie. Par des manœuvres spécifiques, le praticien cherchera à soulager la douleur sciatique et à corriger les éventuels déséquilibres au niveau squelettique. Il proposera également des exercices ciblés que vous pourrez pratiquer seul chez vous.

L’électrostimulation nerveuse transcutanée (TENS) est une autre option en cas de sciatique. Cette méthode non médicamenteuse vise à soulager la douleur par le biais de légères impulsions électriques. Celles-ci bloquent le message de la douleur, habituellement transmis au cerveau par les nerfs, et déclenchent la sécrétion d’endorphines, des molécules qui contribuent à atténuer la douleur de manière naturelle. La TENS fonctionne avec des électrodes à appliquer sur la zone douloureuse. Elles sont reliées à un petit boîtier qui permet de gérer l’intensité des impulsions électriques.

Dans de très rares situations, la sciatique requiert une intervention chirurgicale. C’est par exemple nécessaire en cas de sciatique hyperalgique ne répondant pas aux divers traitements, ou lorsqu’il y a une paralysie, une perte de sensibilité, un syndrome de la queue de cheval.

Comment prévenir la sciatique ?

Au quotidien, différentes mesures peuvent aider à prévenir la sciatique. Tout d’abord, il est essentiel de pratiquer une activité physique. En effet, cela permet d’éviter la sédentarité et le surpoids, deux facteurs favorisants des maux de dos. Choisissez une discipline douce comme la natation, la marche, le Pilates ou le yoga, qui mobilisent l’ensemble du corps et contribuent au renforcement musculaire. Pour vous prémunir des douleurs musculaires et des blessures, n’oubliez pas d’accorder le temps nécessaire à l’échauffement et aux étirements ! À la maison, 3 exercices peuvent être recommandés pour prévenir la sciatique :
  • les inclinaisons de bassin : allongez-vous sur le dos, genoux fléchis, pieds au sol avec le poids mis sur les talons. Plaquez le dos sur le sol, contractez les fesses en les soulevant de quelques centimètres et contractez les abdominaux en même temps. Maintenez pendant 10 secondes, puis revenez à la position de départ. Réalisez 20 répétitions.

Illustration : Elevation de bassin
  • les flexions abdominales : allongez-vous sur le dos, genoux fléchis et pieds à plat au sol. Croisez les mains sur la poitrine, contractez les abdominaux et soulevez lentement les épaules à environ 25 centimètres du sol en gardant la tête en arrière (le menton ne doit pas toucher la poitrine). Relâchez ensuite les abdominaux et revenez en position initiale. Effectuez 3 séries de 10 flexions.

Illustration : Flexion abdominale
  • les étirements : allongez-vous sur le dos, bras et jambes en contact avec le sol. Avec les deux mains, ramenez un genou sur la poitrine et maintenez la position pendant 10 secondes. Revenez dans la posture de départ et reproduisez le même mouvement avec l’autre jambe. Réalisez 10 répétitions. Pour éviter d’accentuer une douleur dorsale, ces étirements doivent être réalisés avec précaution, en demandant si possible une démonstration à un professionnel de santé qualifié.

Illustration : Etirement pour prévenir la sciatique

Si votre métier implique une station assise prolongée, il est important d’accorder une attention particulière à votre posture afin de réduire les tensions exercées sur le dos. Dans un premier temps, évitez d’être avachi à votre bureau. Gardez vos pieds bien à plat au sol, les genoux légèrement fléchis et le dos bien appuyé au dossier de votre chaise ou de votre fauteuil. S’il n’y a pas de soutien au niveau du bas du dos, placez un coussin lombaire adapté. Évitez de croiser les jambes et changez souvent de position, étirez-vous et marchez dès que vous en avez l’occasion.

Pour une bonne posture face à l’ordinateur, l’écran doit être placé sous l’axe visuel horizontal et à une distance minimale équivalente à une longueur de bras. Le clavier et la souris doivent être dans l’alignement des coudes. L’idéal est de bénéficier d’un siège et/ou d’un bureau dont vous pouvez ajuster la hauteur. Des accessoires existent aussi pour surélever l’ordinateur, reposer les pieds ou soutenir les poignets.

Illustration : Posture correcte au bureau

Enfin, pour éviter la sciatique et les douleurs qu’elle engendre, il faut être particulièrement vigilant lors du soulèvement et du port de charges lourdes. Avant de prendre un objet proche du sol, assurez-vous que vos hanches sont dans l’alignement de vos épaules. Fléchissez les hanches et les genoux pour vous baisser et amenez les bras au niveau de l’objet, coudes sur les côtés. Votre dos doit rester droit tout au long du mouvement. Ensuite, maintenez l’objet près du corps et soulevez-le en tendant les jambes. Si vous êtes sujet aux maux de dos, le port d’une ceinture lombaire peut aider à limiter les contraintes sur les vertèbres et les disques intervertébraux, réduisant ainsi les risques de douleurs et de compression du nerf sciatique. La ceinture lombaire peut aussi être portée durant la phase aiguë de la sciatique, sans dépasser 1 semaine d’utilisation. En effet, le port prolongé induit un risque de fonte musculaire.

À retenir

La sciatique est une problématique fréquente due à la compression, au pincement ou à l’inflammation du nerf sciatique, qui s’étend du bas du dos jusqu’à l’arrière du genou. Un effort intense, une sollicitation excessive de la zone lombaire, un traumatisme ou une maladie peuvent être à l’origine de la sciatique. Le principal symptôme est la douleur, qui peut être ressentie jusque dans les orteils. Dans certains cas, des fourmillements, un engourdissement, une baisse ou une perte de sensibilité, voire des troubles moteurs, peuvent être associés à la douleur sciatique. Une consultation médicale est indispensable pour soigner une sciatique et éviter les complications. Les médicaments antalgiques apportent un soulagement dans un premier temps, mais il est aussi important de rester actif et d’adapter ses activités pour favoriser la guérison. La kinésithérapie, l’ostéopathie ou encore la chiropraxie sont souvent recommandées, tout comme l’électrostimulation. Dans la vie de tous les jours, pratiquer une activité physique, effectuer des exercices de renforcement musculaires ciblés et adopter les bonnes postures sont des mesures qui permettent de limiter les contraintes exercées sur le nerf sciatique.
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