Bevitine 250mg 20 comprimés


Carence en vitamine B1 - Adultes
  • Pour qui Pour qui : Adulte
  • Mode d'administration Mode d'administration : Voie orale
  • Femme enceinte Femme enceinte : Non autorisĂ©
  • Allaitement Allaitement : Non autorisĂ©
  • Forme Forme : ComprimĂ©s

3,89 â‚¬
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Les comprimés de Bevitine 250 mg sont utilisés dans le traitement des carences en vitamine B1 (béri-béri) et des encéphalopathies de Gayet Wernicke. Ce médicament disponible sans ordonnance est réservé à l'adulte.

Bevitine contient comme substance active le chlorhydrate de thiamine et les autres composants sont l'amidon de blé (gluten), le sucre glace amylacé, la gomme d'acacia, l'érythrosine (E 127), le stéarate de magnésium, le polyacétate de vinyle, le talc, le saccharose, la cire de Carnauba.

Posologie de Bevitine 250mg

La voie d'administration de ce médicament est la voie orale. La posologie usuelle est de 1 à 2 comprimés par jour, à avaler avec un peu d'eau. Il ne faut pas les croquer. 

Précautions d'emploi

Ce médicament contenant de la vitamine B1 ne doit pas être utilisé en cas d'allergie(s) à l'un des constituants notamment le blé. Cependant, Bevitine peut être pris en cas de maladie cœliaque car le gluten n'est présent qu'à l'état de traces.

En cas d'allaitement ou de grossesse, évitez de prendre ce médicament.

En cas de prise en excès de ce médicament, il est nécessaire de consulter un médecin. 

Lire attentivement la notice avant de prendre les comprimés Bevitine.

Conditionnement : boîte de 20 comprimés enrobés.

 LE CONSEIL DU PHARMACIEN

Le delirium tremens est la forme extrême du syndrome de sevrage alcoolique, c’est une manifestation du manque d’alcool chez les personnes alcoolo-dépendantes.

Prise en charge de delirium tremens

La prise en charge du patient est alors impérative pour éviter les complications et mener à son sevrage alcoolique.
Une fois le delirium tremens traité, il est temps de commencer le sevrage. Bien sûr le traitement médicamenteux ne suffit pas à amener le patient vers la guérison, il doit avoir un soutien psychologique, retrouver une vie sociale à travers ses proches, la pratique de loisirs ou d'activités qui vont lui permettre de s'évader psychologiquement et de ne pas penser à la prise de boissons alcoolisées.

La dépendance à l’alcool

La prise d’alcool agit sur le système de deux neurotransmetteurs : le système GABAminergique (inhibiteur) et le système glutaminergique (excitateur). L’éthanol va augmenter l’activité inhibitrice GABAminergique et diminuer l’activité excitatrice glutaminergique en se fixant à la place du GABA.

Ces effets vont inhiber le système nerveux central (cerveau +Moelle épinière) et induire un ralentissement des fonctions cognitives (notre système d’alerte) et un dysfonctionnement des fonctions sensorielles et motrices.
L’organisme qui s’adapte à l’ingestion d’éthanol à long terme déclenche la dépendance physiologique.
Le cerveau pour compenser cette inhibition (car il ne supporte pas la sédation constante), il réduit la production de GABA (inhibiteur) et augmente la production du glutamate (excitateur).

Lors de l’arrêt de l’alcool, il n’y a plus de système inhibiteur (plus d’alcool, faible activité GABA), l’organisme n’a pas le temps de compenser cette absence et doit faire face à un excès de neurotransmetteurs excitateurs glutaminergiques : c’est le syndrome de sevrage.

Le pré-delirium tremens ou syndrome de sevrage

Le sevrage présente le tableau clinique suivant : tachycardie, hypertension, hyperthermie, tremblements, crises convulsives, hallucinations, anxiété, agitations, fièvre.

Le syndrome de sevrage apparait quelques heures après l’arrêt de la dernière prise d’alcool ou sa diminution : de 0h à 6heures, pour les plus dépendants, les symptômes tels que la tachycardie, nausées, vomissements, hypertension apparaissent. Ces symptômes provoquent le manque qui pousse le patient à reprendre de l’alcool.

Pour statuer du niveau d’urgence de prise en charge lorsque le patient est en sevrage, 3 tableaux apparaissent : tout d’abord apparition d’hallucinations puis de crises convulsives et enfin du delirium tremens.

Le delirium tremens : symptômes

Le delirium tremens est l’ensemble des symptômes consécutifs au sevrage alcoolique. Le delirium tremens s’installe dans les 48h à 72 h de sevrage et représente 5% des sevrages non pris en charge. Cet état peut évoluer sur 5 jours à 2 semaines sans traitement.

Les symptômes associent une désorientation (le patient est agité et tremble), une confusion (tient des propos incohérents et délirants), des hallucinations (illusions et déformation de la réalité à thématique souvent effrayante) et possibilité de crises convulsives. Le patient adhère totalement à son délire et c’est cela qui différencie des premières hallucinations du début de sevrage. Les symptômes sont aggravés par la nuit.

Le traitement du delirium tremens

Sans prise en charge, le delirium tremens évolue vers la mortalité dans 35 % des cas. La prise en charge consiste par la mise en place d’un traitement médicamenteux par les benzodiazépines (sédation), par une hydratation (4 à 6L d’eau /24h) et une correction des troubles hydro-électrolytes par perfusion, un apport de thiamine (vitamine du groupe B dont la carence est due à l’alcoolisme) et une surveillance. Le médicament Bévitine apporte de la vitamine B1 en cas de carence avérée comme c'est le cas pour les personnes alcooliques. Bévitine est disponible sous forme de comprimés ou sous forme injectable

L’hospitalisation est accompagnée d’une équipe multidisciplinaire pour prendre en charge le patient alcoolique dans l'urgence mais également assurer un suivi médico-social à long terme pour que le sujet reste abstinent.

L’évolution du delirium tremens est favorable avec une disparition des symptômes en une semaine.
Myriam Gorzkowski

Myriam Gorzkowski

Docteur en pharmacie

Mis Ă  jour le 11/02/2020