Boiron Thyroidinum granules


Granules homéopathiques
  • Pour qui Pour qui : Adulte et enfant
  • Mode d'administration Mode d'administration : Voie orale
  • Femme enceinte Femme enceinte : AutorisĂ©
  • Allaitement Allaitement : AutorisĂ©
Fabriqué en France

2,35 â‚¬
2,35 â‚¬

Thyroidinum granules est un médicament homéopathique du laboratoire Boiron.

Dilutions : 4 CH, 5 CH, 7 CH, 9 CH, 15 CH, 30 CH

Conditionnement : Tube de 80 granules

 LE CONSEIL DU PHARMACIEN

La thyroïde est une glande située au niveau du cou, en avant de la trachée. Elle est placée sous la pomme d’Adam et n’est pas palpable en l’absence de pathologie. Elle sécrète 2 types d’hormones thyroïdiennes : T3 (tri-iodothyronine) et T4 (thyroxine). La thyroïde est sous la dépendance de l’hypophyse, cette dernière produit la TSH qui régule la sécrétion de T3 et de T4.

Qu'est ce que l'hyperthyroïdie ?

On parle d’hyperthyroïdie lorsque que la glande thyroïde produit trop d’hormones. Cela touche 7 fois plus de femmes que d’hommes, et de 2 % à 2 ‰ de la population selon les pays.

Les causes de l'hyperthyroïdie peuvent être :
  • La maladie de Basedow : maladie auto-immune caractérisée par un goitre, une exophtalmie et d’un œdème à l’avant de la jambe.
  • Un adénome toxique : présence d’un seul nodule de la thyroïde
  • Un goitre toxique multi-nodulaire : présence de plusieurs nodules
  • Certains médicaments : l’amiodarone ou l’interféron ont pour effet secondaire de stimuler la thyroïde ou bien encore un traitement excessif (mal équilibré) de l’hypothyroïdie.
  • Une autre pathologie : thyroïdite transitoire après une grossesse, première phase d’une thyroïdite d’Hashimoto.

Symptômes de l'hyperthyroïdie

Ils sont multiples et peuvent varier d’une personne à l’autre. Néanmoins, plus la prise en charge est retardée, plus les symptômes sont importants. Ils sont généralement constitués par :

  • Des palpitations cardiaques, des douleurs dans la poitrine, un pouls rapide ou irrégulier, un essoufflement
  • Des troubles du sommeil, une fatigue excessive
  • Des troubles de l’humeur, une irritabilité, parfois un état dépressif
  • Une perte de poids rapide, importante malgré un appétit conservé
  • Des troubles digestifs : diarrhée chronique, nausées, vomissements
  • Une diminution de la force et du volume musculaire
  • Des tremblements au niveau des mains
  • Des règles irrégulières
  • Une exophtalmie
  • Un œdème pré-tibial

Le diagnostic

En présence d’un ou plusieurs de ces symptômes, le médecin confirmera son diagnostic en plusieurs étapes.

L’examen clinique : la palpation peut révéler un goitre parfois visible à l’œil nu. La thyroïde entière peut être volumineuse ou le médecin ne peut sentir qu’un nodule.
Le dosage sanguin : en cas d’hyperthyroïdie, le taux de TSH est très bas tandis que celui de T4 est plus élevé que la normale. Le dosage de T3 est moins utile pour le diagnostic.
Les examens complémentaires : l’échographie pour déterminer les anomalies de structure, la scintigraphie pour mesurer la fixation de l’iode, l’électrocardiogramme ou l’échographie cardiaque pour mesurer les conséquences sur le cœur, un bilan ophtalmologique peut parfois être nécessaire.

Quel traitement dans l'hyperthyroïdie ?

Les médicaments sont principalement les anti-thyroïdiens de synthèse (Neo-mercazole, Thyrozol ...). Ils permettent en 3 à 8 semaines de réduire la production d’hormones thyroïdiennes pour qu’elles reviennent dans des valeurs normales. Le traitement doit être poursuivi après normalisation et un suivi biologique est nécessaire (T3, T4, TSH, globules blancs et fonction hépatique).
Il est parfois nécessaire de leur adjoindre des bêta-bloquants pour les troubles du rythme cardiaque et/ou des corticoïdes pour les troubles oculaires.
L’iode radioactif : la glande thyroïde a besoin d’une petite quantité d’iode pour fonctionner. Ce traitement permet de détruire de façon permanente une partie des cellules de la thyroïde pour qu’elle produise moins d’hormones. On voit l’effet de ce traitement 1 à 2 mois après, il arrive également que cet effet soit trop important, entrainant ainsi une hypothyroïdie (celle-ci est beaucoup plus simple à soigner).
Le traitement chirurgical : il consiste en l’ablation totale ou partielle de la glande thyroïde. Là encore, il est possible qu’un traitement hormonal de substitution soit nécessaire après l’opération.

L'homéopathie ne peut venir qu'en complément des autres traitements et après accord de votre médecin.

Evolution de la maladie

Après la mise en place du traitement, les signes régressent totalement mais la personne doit être suivie régulièrement.
En l’absence de traitement, des complications peuvent apparaître, notamment la crise thyréotoxique qui  se caractérise par de la fièvre, de fortes palpitations, une agitation, une déshydratation, un état de faiblesse et de confusion. Il faut hospitaliser d’urgence la patiente.

La thyroïde est donc une petite glande qu’il ne faut pas négliger !
Myriam Gorzkowski

Myriam Gorzkowski

Docteur en pharmacie

Mis Ă  jour le 04/08/2020