Rhinite : symptomes et traitements

Rhinite : symptomes et traitements
La rhinite, plus communément appelée rhume, est une pathologie qui survient notamment pendant la période hivernale, le froid apportant son lot de virus et d’irritations se développant dans les voies respiratoires hautes. En moyenne, les adultes sont touchés 3 fois par an par cette maladie, dont les symptômes sont principalement une congestion et un écoulement nasal.

En soi, la rhinite est une inflammation des muqueuses nasales, le plus souvent déclenchée par une infection due à un virus, mais qui peut aussi être causée par une réaction allergique ou encore par la présence d’agents irritants qui ont un impact négatif sur les voies aériennes. Généralement, une rhinite sans autre complication se guérit en environ 7 jours, mais pendant les 3 à 4 semaines qui suivent, l’organisme reste relativement vulnérable face à une nouvelle infection.

Pour bien comprendre les caractéristiques de cette pathologie, et surtout savoir comment la soigner efficacement, nos pharmaciens vous proposent de parcourir ce guide qu’ils ont élaboré pour vous.

Les symptômes de la rhinite

La rhinite est susceptible de déclencher un bon nombre de symptômes, certains sont quasiment systématiques pendant que d’autres se manifestent davantage en fonction de la résistance du système immunitaire et des caractéristiques physiologiques de l’individu.

Les symptômes les plus courants de la rhinite sont :

  • Un écoulement nasal, aussi appelé rhinorrhée, qui peut être clair ou opaque, et parfois même hémorragique.
  • Une congestion nasale.
  • Une sensation de démangeaison au niveau du nez, de la gorge ou du larynx, qui entraîne des éternuements et des larmoiements.
  • Une réduction sensible de l’odorat et du goût.
  • Une humidité permanente au niveau des narines.
Il n’est pas rare non plus que la rhinite s’accompagne d’une odeur fétide se dégageant des narines, d’une sensation d’épuisement, de frissons, d’une pression crânienne paraissant intense, ou encore d’une irritation mécanique des narines à cause des mouchages récurrents. Dans certains cas, lorsque la maladie est plus sévère, elle peut également déclencher de la fièvre, de la toux ou une otite.

Chez les enfants, la rhinite a souvent tendance à entraîner des troubles du sommeil, des diarrhées, des vomissements ou encore des pertes d’appétit, leur système immunitaire étant plus fragile que celui des adultes.

Les différents types de rhinites

Il existe plusieurs formes de rhinites, qui se différencient parce qu’elles n’ont pas les mêmes causes :

  • La rhinite virale ou bactérienne, qui peut être aiguë (c’est-à-dire passagère) ou chronique si elle dure pendant plusieurs mois. Lorsqu’elle est virale, elle est causée par un rhinovirus ou un coronavirus, et pourra même entraîner une sinusite bactérienne s’il s’agit d’une infection liée à une bactérie.
  • La rhinite vasomotrice non allergique : elle peut être déclenchée par des fumées, des odeurs, des poussières ou des changements de température. Ces déclencheurs entraînent une dilatation des vaisseaux sanguins de la muqueuse du nez, ce qui provoque un gonflement de cette dernière et un problème de drainage.
  • La rhinite allergique : elle peut être saisonnière comme le rhume des foins, ou permanente en cas d’exposition récurrente à l’agent allergique. Ces particules vont engendrer la production d’histamine, ce qui provoquera des démangeaisons, un gonflement et une sécrétion de mucus.
  • La rhinite atrophique : toujours chronique, elle est liée à une atrophie de la muqueuse ou des glandes, ou à une sécheresse des muqueuses.
  • La rhinite liée à une modification structurelle : ce dernier type de rhinite sera également toujours chronique, et peut survenir à cause de polypes nasaux (excroissance des muqueuses), d’une déformation de la cloison nasale, d’une dilatation des cornets nasaux, ou d’un épaississement permanent de la muqueuse.

Comment soigner une rhinite ?

Il existe de nombreuses méthodes pour traiter les symptômes de la rhinite, car la pathologie ne peut pas être soignée par elle-même. Cependant, pour décongestionner le nez, empêcher l’écoulement nasal ou se débarrasser des démangeaisons, des éternuements ou des larmoiements, il est tout à fait possible d’utiliser des médicaments, des méthodes naturelles, des remèdes traditionnels, ou même éventuellement la chirurgie lorsque l’origine du problème est mécanique.

L'hygiène nasale

Pour lutter contre la rhinite, on peut prendre soin de son hygiène nasale, en rinçant régulièrement son nez avec du sérum physiologique, ou un soluté d’eau de mer isotonique pour bien déboucher son nez. Ils permettent d’évacuer les mucosités des voies respiratoires et de désencombrer les muqueuses, ce qui a pour effet de faciliter la respiration. Des solutions enrichies en oligoéléments peuvent également être utilisées, celles composées de manganèse stimulent les défenses immunitaires, et celles à base de souffre ont un effet anti-inflammatoire.


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Médicaments contre la rhinite

Plusieurs types de médicaments contre la rhinite existent afin d’en soigner les symptômes les plus contraignants :

  • Les antihistaminiques H1 administrables par voie générale, disponibles en comprimés, en gélules ou en solutions buvables, et destinés à traiter les rhinites allergiques en réduisant l’écoulement nasal, les démangeaisons, les éternuements, ainsi que les picotements des yeux et de la gorge. Les principes actifs majoritairement utilisés sont la cétirizine ou la loratadine.
  • Les antidégranulants mastocytaires locaux, à base de cromoglycate de sodium, qui agissent sur la rhinite allergique par effet stabilisateur des membranes de mastocytes, producteurs d’histamine, c’est-à-dire de la molécule libérée en réponse aux particules déclenchant l’allergie, et qui entraîne un gonflement des muqueuses nasales.
  • Les corticoïdes par voie nasale, qui bénéficient d’une activité anti-inflammatoire sur les muqueuses du nez, mais dont l’utilisation doit être limitée car ils ont plusieurs effets indésirables. Le principe actif principalement utilisé est la béclométasone.

Soigner une rhinite par chirurgie ou par désensibilisation

Lorsqu’aucune solution médicamenteuse ne fonctionne contre la rhinite, notamment quand la raison de la congestion nasale s’avère principalement mécanique, une opération chirurgicale peut être envisagée, à savoir une turbinectomie chirurgicale partielle. Elle se déroule sous anesthésie générale, dure entre 20 à 30 minutes, et consiste à libérer la partie inférieure de la fosse nasale afin de faciliter la ventilation par le nez en levant l’obstruction qui bloque celle-ci.

Dans le cas des rhinites allergiques récurrentes, la désensibilisation, ou immunothérapie spécifique, est de plus en plus pratiquée, car elle est la seule technique permettant de modifier en profondeur le terrain allergique. Elle est indiquée pour les patients réagissant à un petit nombre d’allergènes, et essentiellement face aux acariens et aux pollens. Cela nécessite un traitement hebdomadaire durant entre 2 et 4 ans, par le biais de produits oraux ou injectables par voie sous-cutanée, avec une surveillance médicale stricte en raison du risque potentiel d’hypersensibilité à l’allergène.

La phytothérapie et l’aromathérapie proposent également de nombreuses alternatives pour parvenir à atténuer les symptômes de la rhinite, et à en faciliter la convalescence.

Phytothérapie
Plusieurs plantes médicinales sont connues pour leurs bienfaits contre la rhinite :

  • Les feuilles d’Eucalyptus, puissant décongestionnant des voies respiratoires et assainissant au niveau des voies nasales et bronchiques.
  • Les feuilles de Sureau, connues pour soulager les symptômes du rhume grâce à leur puissante action antivirale, et qui font office d’antihistaminique très efficace.
  • Les feuilles de Thym, apaisantes pour les voies respiratoires supérieures et assainissantes. 
  • Les fleurs de Plantain, cette plante ayant notamment de grands bienfaits contre les rhinites allergiques, mais bénéficiant également de propriétés antiseptiques et bronchodilatatrices.
  • L’Euphraise et la Lavande, puissant anti-infectieux des sinus et des voies nasales, mais aussi anti-inflammatoires, qui permettent donc de faciliter la guérison.
  • Le Marrube blanc, désencombrant des voies respiratoires et bronchodilatateur, il aide à mieux respirer tout en exprimant son activité anti-inflammatoire.
  • Le Ginseng, très conseillé pendant la convalescence pour retrouver du tonus et de la vitalité.
  • Le Pissenlit, également recommandé pendant la guérison pour son action dépurative.

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Aromathérapie
Plusieurs huiles essentielles peuvent également être utilisées, afin d’accélérer la guérison et d’apporter davantage de confort respiratoire. Cependant, les indications données ci-dessous n’ont aucune valeur médicale ou thérapeutique, et ne peuvent pas se substituer à la prescription d’un professionnel de santé, car elles sont basées sur leurs usages traditionnels. Pour obtenir des indications précises relatives au dosage, à la voie d’administration à privilégier ainsi qu’aux contre-indications, il est conseillé de se tourner vers un médecin, un thérapeute ou un pharmacien. Dans tous les cas, les femmes enceintes ou allaitantes ainsi que les enfants de moins de 6 ans ne doivent pas en faire usage.

Ainsi, les huiles essentielles les plus connues pour soigner la rhinite seraient :

  • L’Eucalyptus globuleux (Eucalyptus globulus) : celle-ci serait tout d’abord décongestionnante et aiderait donc à mieux respirer, mais serait aussi anti-infectieuse et anti-inflammatoire, afin d’apporter davantage de confort et de calmer l’infection.
  • L’Eucalyptus radié (Eucalyptus radiata) : antivirale et anti-inflammatoire, elle serait idéale pour faciliter la convalescence, ainsi que pour éviter les risques de récidive.
  • Le Laurier noble (Laurus nobilis) : puissant analgésique qui permettrait de soulager les douleurs pouvant survenir avec la rhinite, il serait aussi anti-infectieux et antiviral.
  • La Menthe poivrée (Mentha piperita) : on lui attribuerait les vertus anti-infectieuses parmi les plus puissantes connues, et ferait également office d’analgésique pour les voies respiratoires hautes.
  • La Myrte rouge (Myrtus communis) et le Niaouli (Melaleuca quinquenervia) : tout deux seraient à la fois d’excellents décongestionnants respiratoires, mais bénéficieraient aussi de propriétés anti-infectieuses.
  • Le Ravintsara (Cinnamomum camphora) : à la fois anti-infectieux respiratoire et stimulant immunitaire, il serait aussi bien conseillé en prévention que pendant la convalescence.
  • Le Romarin officinal 1,8 Cinéole (Rosmarinus officinalis) : excellent antiseptique des voies respiratoires, il est aussi analgésique et apporte ainsi davantage de confort.

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L’homéopathie pour soigner une rhinite

La rhinite pourrait également se soigner plus facilement par le biais de solutions homéopathiques, certaines souches ayant fait leur preuve contre les différents symptômes de cette pathologie. Cependant, il est essentiel de consulter un médecin homéopathe pour obtenir une prescription adaptée, notamment quant au dosage et à la posologie. Celui-ci effectuera un examen des symptômes et des caractéristiques physiologiques afin de déterminer précisément le traitement adéquat.

Les remèdes traditionnels

Nos grands-mères ont toujours de bons conseils à nous offrir, et probablement encore davantage quand il s’agit de notre santé. En voici donc quelques-uns parmi les plus connus :

  • Le bouillon de poulet : celui-ci semble bénéficier de propriétés anti-inflammatoires, et contribuerait en plus à renforcer les défenses du système immunitaire. Les raisons de son efficacité sont à l’heure actuelle encore assez méconnues, mais en boire régulièrement pendant la convalescence serait idéal pour faciliter la guérison, et permettrait en plus d’accélérer le mouvement du mucus dans le nez, et donc de le décongestionner plus facilement.
  • Un oignon coupé en 2 sur la table de chevet ou de l’ail éparpillé en petits morceaux à côté de l’oreiller : avec leurs vertus antiseptiques et anti-inflammatoires, ils feraient ainsi effet sur le système respiratoire en contribuant à le dégager et à l’assainir.
  • Un grog : à base de miel, de citron et de cannelle, le tout mélangé à de l’eau bien chaude, ou à du jus d’orange ou du jus de pomme pour améliorer le goût. Son efficacité est garantie en raison du pouvoir antiseptique du miel et du citron, du pouvoir dynamisant de la cannelle et des bienfaits de l’eau chaude pour décongestionner, ou des jus de fruits comme source de vitamines pour renforcer les défenses immunitaires.
  • Faire des inhalations : c’est un excellent moyen de fluidifier les sécrétions nasales et de nettoyer les voies respiratoires. Il suffit de remplir un bol d’eau bouillante, d’y intégrer du gros sel, et quelques gouttes d’essence de thym, d’eucalyptus ou de menthe poivrée, puis d’inhaler le tout pendant une dizaine de minutes. Des branches de thym ou des feuilles entières d’eucalyptus peuvent tout aussi bien faire l’affaire.
  • Les petites astuces simples : de manière générale, votre grand-mère aurait sûrement tendance à vous indiquer d’aérer régulièrement vos pièces de vie, de prendre des douches et des bains chauds pour plus facilement décongestionner vos voies respiratoires, mais aussi de boire beaucoup afin de fluidifier le mucus pour l’évacuer plus facilement.
Les solutions ne manquent ainsi pas pour traiter les symptômes de la rhinite, que vous optiez pour des médicaments comme des sprays nasaux ou des antihistaminiques, de l’homéopathie, des huiles essentielles ou encore des remèdes traditionnels. La rhinite ne devient réellement inquiétante que lorsqu’elle commence à de prolonger sur plusieurs semaines, car elle disparaît sinon au bout de quelques jours.

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