Mal de ventre : comment le soigner?

Mal de ventre : comment le soigner?
Nous avons tous déjà ressenti une sensation désagréable et douloureuse au niveau de l’abdomen, le plus souvent accompagnée de gargouillis, de ballonnements, de sensations de lourdeur ou encore d’un gonflement du ventre.

Le mal de ventre, aussi communément appelé douleur abdominale, est susceptible de toucher la zone s’étendant du thorax au bassin. La majorité des organes digestifs et urinaires se situent dans cette zone, et des vaisseaux sanguins majeurs comme l’artère aorte ou la veine cave y passent également.

Les causes peuvent être multiples, et même si elles sont le plus souvent bénignes, il ne faut pas les prendre à la légère, encore plus si les douleurs abdominales s’étalent dans le temps de façon persistante ou récurrente, ou si les symptômes sont très inhabituels.

Le mal de ventre est un des principaux motifs de consultation chez le médecin, et son diagnostic n’est pas toujours évident car il peut avoir des origines très différentes, puisqu’il peut provenir du système digestif, urinaire, gynécologique, ou peut même révéler un problème cardio-vasculaire.

Symptômes et causes des maux de ventre

Les symptômes liés au mal de ventre peuvent s’exprimer différemment, la douleur ressentie peut tout d’abord être aiguë ou chronique. Une douleur aiguë sera souvent très handicapante, et peut devenir inquiétante si elle persiste, auquel cas il est nécessaire de consulter un médecin. Les douleurs chroniques sont elles souvent moins violentes, mais peuvent aussi être révélatrices d’un trouble plus important si elles perdurent sur plusieurs jours voire semaines, dans ce cas il est également nécessaire de consulter un professionnel de santé.

Le plus souvent, les symptômes du mal de ventre sont :
  • des tiraillements
  • des ballonnements ou des gargouillements
  • une sensation de lourdeur
  • des crampes
  • le ventre gonflé
  • une diarrhée et/ou des vomissements (parfois associés à de la fièvre ou à une constipation)
  • une douleur violente et localisée

Si ces désagréments persistent ou s’aggravent, ils peuvent être le signe du développement d’une affection, qui peut parfois mener à une intervention chirurgicale. Il est donc nécessaire d’être vigilant et de réagir à temps si le cas se présente.

Les causes peuvent également être multiples, mais dans la majorité des cas on retrouve principalement ces pathologies :

  • des troubles de la digestion 
  • une infection gastro-intestinale
  • une constipation
  • une inflammation du pancréas ou du foie
  • des reflux gastriques ou une gastrite
  • un ulcère gastrique ou duodénal
  • une occlusion intestinale
  • une appendicite
  • un étranglement de l’intestin en cas de hernie
  • des calculs rénaux ou biliaires
  • des dysménorrhées (règles douloureuses)
  • une inflammation des organes génitaux féminins
  • une grossesse extra-utérine
  • une péritonite (infection du péritoine)
  • une cystite
  • un infarctus du myocarde (plus rare et qui touche majoritairement les personnes âgées).
Dans de nombreux cas, des personnes souffrent de maux de ventre sans que la cause ne soit réellement identifiée, et sans que cela ne dépasse la simple gêne ou une douleur désagréable mais modérée. On parlera alors de troubles fonctionnels intestinaux, qui dans la grande majorité des cas n’entraînent pas de complications et ne s’aggravent pas. Ils sont régulièrement dus à des états de stress ou d’anxiété, et peuvent aussi être le signe d’un état dépressif caché.

Comment soigner le mal de ventre ?

Lorsque l’origine du mal de ventre est connue, notamment si elle a été identifiée par le médecin, il est alors possible de procéder à des gestes simples, ou d’utiliser un médicament pour le mal de ventre en automédication.

Soigner un mal de ventre

Si les causes sont bénignes, comme par exemple une digestion difficile après un repas copieux, il est alors conseillé d’essayer de se détendre au maximum et de temporiser sa respiration, en buvant un maximum d’eau et en évitant de manger si cela est douloureux. Pour certaines personnes, mettre une source de chaleur comme une bouillotte peut également aider à soulager la douleur.

Il est également possible de prendre des antalgiques de type paracétamol, en respectant bien sûr la posologie indiquée, mais il est préférable d’éviter si la prise précède de quelques heures une consultation chez le médecin, car cela peut rendre le diagnostic plus compliqué.

Il est aussi possible de prendre des antispasmodiques , qui sont encore plus adaptés et permettent de calmer les contractions intestinales. Il est impératif d’éviter les anti-inflammatoires ainsi que l’aspirine.

Lorsqu’un syndrome de l’intestin irritable ou qu’une colique sont diagnostiqués, les traitements sont alors généralement des topiques absorbants ou des épaississants, qui font office de véritable pansement intestinal. Ces médicaments absorbent l’eau au niveau du colon, ce qui permet d’épaissir les selles, tout en attaquant les toxines, les substances de fermentation et les gaz. L’intestin irritable peut également faire l’objet d’un traitement par le biais de laxatifs ou de ralentisseurs du transit.

En cas d’automédication, il est essentiel de bien surveiller l’évolution de la douleur et si d’autres symptômes apparaissent, au quel cas il faut consulter rapidement son médecin traitant.

Des médecines naturelles peuvent également convenir à soigner les douleurs abdominales, mais ces traitements doivent être soumis à la prescription d’un médecin ou d’un thérapeute pour respecter des posologies précises.

Soigner un mal de ventre par homéopathie

Ainsi, l’homéopathie reconnaît un certain nombre de souches qui seraient très efficaces pour soigner ces désagréments, mais elles dépendent du terrain de l’individu et la posologie doit être adaptée à l’organisme du sujet.

Phytothérapie : soigner un mal de ventre par les plantes

La phytothérapie a également fait ses preuves, en particulier contre les coliques, l’intestin irritable et les douleurs au niveau de la ceinture abdominale, mais il est nécessaire de connaître précisément l’origine des symptômes et d’y associer des mesures hygiéno-diététiques strictes. Le thym, le serpolet ou l’origan, consommés en infusion, auraient des actions bénéfiques pour soulager la douleur. Sous forme de gélules, la mélisse combattrait les troubles digestifs provoqués par de l’anxiété, et le desmodium serait un excellent protecteur du foie et posséderait en plus des vertus antispasmodiques. Enfin, la passiflore s’avérerait être un excellent antalgique et antispasmodique, qui peut être consommé en infusion ou en gélules.

L’aromathérapie : solution contre le mal de ventre

Il existe également des solutions en aromathérapie, cependant l’utilisation des huiles essentielles est soumise à des précautions très strictes, et ne doivent surtout pas être utilisées chez les femmes enceintes ou allaitantes, ainsi que chez les enfants de moins de 6 ans.

Pour autant, lorsqu’elles sont utilisées en application locale, des huiles essentielles telles que celles de basilic, de lavande ou de citronnelle seraient de grandes sources de bienfaits grâce à leurs propriétés antispasmodiques, carminatives et régulatrices du transit, car elles pourraient traiter les coliques, les ballonnements et les dysménorrhées.

En cas de mal de ventre lié à du stress, de l’anxiété, ou simplement à un état psycho-émotionnel instable, un grand nombre d’huiles essentielles peuvent d’ailleurs être utilisées en diffusion pour essayer de s’apaiser et de se détendre, et ainsi soulager certains symptômes.

Le mal de ventre chez la femme enceinte

Durant la grossesse, il est courant que les femmes subissent des douleurs abdominales, et ce dès la première semaine. Ceci est relativement normal car le corps subit des mutations importantes pendant cette période, et la majorité du temps aucune complication ne se présente.

Ces désagréments peuvent être dus à des douleurs digestives, car le bébé prend de la place et amène des perturbations au niveau du transit, à des douleurs ligamentaires ou musculaires qui s’expliquent par l’augmentation de la taille de l’utérus et par les contractions qu’il subit, ou à des douleurs urinaires, les infections urinaires étant assez fréquentes et devant être traitées rapidement.

Les douleurs ligamentaires et musculaires se calment très souvent à l’aide d’un bain chaud. Cependant, si celles-ci s’accompagnent de pertes de liquide, de saignements, ou de symptômes inquiétants comme des vomissements répétés ou de la fièvre, il est essentiel de consulter rapidement.

Durant le dernier trimestre de la grossesse, les contractions sont fréquentes et normales, et ne doivent pas être source d’inquiétude si elles sont espacées. Dans le cas où les contractions seraient très intenses ou à des intervalles proches et réguliers, il ne faut en revanche pas hésiter à consulter, car cela peut être le signe d’un début du travail ou d’une ouverture du col de l’utérus.

Peut-on prévenir le mal de ventre ?

Un seul conseil s’avère réellement valable pour essayer de se prémunir face au mal de ventre, à savoir des mesures diététiques et hygiéniques qui pourront limiter l’apparition de désagréments comme des coliques ou le syndrome de l’intestin irritable.

Aussi, les recommandations à suivre sont d’une manière générale bénéfiques à tout un chacun, car elles permettent de se constituer une meilleure hygiène de vie. Il est par exemple conseillé :
  • D’éviter les aliments responsables de ballonnements et plus difficiles à digérer, tels que les haricots blancs, les fruits secs, le chou, les carottes, le pain frais encore chaud, les crudités et le fromage.
  • D’éviter les préparations industrielles en privilégiant une alimentation composée de protéines végétales ou animales.
  • De ne pas consommer de boissons gazeuses pendant les repas, car ces dernières bloquent certains mécanismes de digestion le temps d’être assimilées par l’organisme.
  • De privilégier les sucres lents, le poisson, la volaille, les fruits rouges.
  • De cuisiner avec de l’huile d’olive à la place du beurre, et de ne pas hésiter à utiliser des herbes aromatiques favorisant la digestion comme le thym ou l’estragon.
  • De manger à des heures régulières, en position assise, en prenant le soin de bien mastiquer les aliments et de prendre le temps d’apprécier les aliments, le repas doit durer au moins 30 minutes.
  • D’éviter les excitants comme le tabac et l’alcool, et de limiter la consommation de chewing-gums.
  • De ne pas s’allonger directement après la fin du repas, et de laisser de la place au ventre en ne portant pas de vêtements trop serrés.

N’entraînant la majorité du temps aucune complication supplémentaire, le mal de ventre reste une gène dont les symptômes et les causes sont aussi divers que variés. Il touche de façon chronique une grande partie de la population, mais les femmes enceintes y sont un peu plus sujettes, à cause de la transformation de leur corps pendant la grossesse.

Dans le cas où les causes en sont identifiées et qu’elles ne présentent pas de risques de complication, il est possible de le soigner par des gestes simples, notamment en se ménageant et en buvant beaucoup d’eau, par des médicaments adaptés pouvant se consommer en automédication comme des antispasmodiques, mais aussi par le biais de traitement entièrement naturels, par exemple à base d’homéopathie ou d’aromathérapie.

Il existe cependant des solutions pour essayer de prévenir le mal de ventre, ceci passant par un changement des habitudes et par des mesures diététiques et hygiéniques qui peuvent réduire considérablement la survenue des douleurs abdominales.

 

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