Mycose du pied : Quelles solutions pour traiter un pied d’athlète ?

Mycose du pied : Quelles solutions pour traiter un pied d’athlète ?
Le pied d’athlète est une infection dermatologique courante qui touche principalement les jeunes adultes, les sportifs, et les personnes âgées. Cette mycose est provoquée par des champignons microscopiques, les dermatophytes, qui affectionnent les milieux chauds et humides pour se développer. Se manifestant la plupart du temps par des atteintes au niveau des 4 ème et 5 ème orteils, ces lésions sont souvent très prurigineuses et gênantes. Particulièrement contagieuse, cette mycose du pied se transmet par simple contact du pied nu avec une zone contaminée. Non soigné, le pied d’athlète ne guérira pas seul. Pour le traiter et prévenir ses récidives, il est indispensable d’avoir recours à un traitement antifongique, et d’y associer des mesures strictes d’hygiène, notamment chez les personnes fragiles comme les sujets diabétiques.

Quels sont les symptômes du pied d’athlète ?

Les premiers signes du pied d’athlète se manifestent très progressivement. Ce sont les espaces interdigitaux des plus petits orteils qui seront généralement les premiers touchés. La peau blanchit, s’épaissit, des rougeurs apparaissent ainsi que des squames. Des démangeaisons sont souvent très intenses, et des petites cloques de liquide clair peuvent également être présentes. Ces desquamations plus ou moins importantes vont craqueler la peau qui va se fissurer et devenir douloureuse. Une mauvaise odeur accompagne la plupart du temps ces symptômes.
En l’absence de traitement, la mycose du pied peut alors s’étendre à l’ensemble de la voûte plantaire et à ses bords latéraux, on parle alors de mycose type « mocassin ».
Les lésions de grattage peuvent également provoquer une surinfection bactérienne, à surveiller notamment en cas de diabète ou chez la personne âgée, où la circulation sanguine périphérique s’effectue moins bien.
Une atteinte unguéale est alors possible, avec des ongles qui vont s’épaissir, se dédoubler et jaunir, c’est la mycose des ongles ou onychomycose.
Le diagnostic est posé au vu de ces symptômes très caractéristiques. Néanmoins, en cas de doute, un prélèvement par grattage est possible pour identifier l’agent responsable, afin d’éliminer toute autre cause possible, comme un psoriasis ou une dermatite de contact.

Les causes du pied d’athlète

Un champignon microscopique

Le pied d’athlète est dû à la prolifération d’un champignon microscopique appartenant à la famille des dermatophytes. Ces derniers ont la particularité de se développer en présence de kératine, un composant essentiel de la couche cornée de la peau. C’est le Trichophytum rubrum qui est à l’origine de cette mycose du pied. Contrairement aux candidoses, une dermatophytose ne peut pas infecter le sang ni un organe interne.

Les facteurs favorisants

Si l’agent responsable du pied d’athlète est un champignon microscopique, plusieurs conditions vont en favoriser son développement :

  • Un environnement humide et chaud est nécessaire à sa propagation. Les lieux publics comme les piscines et les saunas, les équipements sportifs (vestiaires douches), les chambres d’hôtel…. En fait, tous les endroits où vous êtes susceptibles de marcher pied nu, de transpirer, ou de côtoyer de l’humidité.
  • Une transpiration excessive est propice à la macération.
  • Certaines pathologies comme l’eczéma, le diabète, ou un déficit immunitaire.
  • Une importante contagiosité. Le pied d’athlète se transmet d’une personne à une autre par contact direct, ou par l’intermédiaire d’une zone contaminée par les squames de patients atteints.


Comment traiter une mycose du pied ?

Le pied d’athlète ne peut pas guérir sans traitement. Plus celui-ci sera tardif, plus sa disparition sera longue et difficile. Pour traiter une mycose du pied, il est impératif dans un premier temps de nettoyer avec grand soin les zones atteintes, puis d’appliquer un produit antifongique.

Hygiène du pied

Cette étape est essentielle et précédera tout soin. Il s’agit de laver les pieds avec un savon ou un gel lavant au pH neutre ou légèrement alcalin, et de sécher correctement les lésions. Un savon liquide antiseptique peut être également envisagé si vos lésions sont susceptibles d’être surinfectées. Les produits iodés dans ce cas peuvent être intéressants, en raison du pouvoir fongicide de l’iode. Cependant, il faut être prudent, notamment en cas d’allergie à l’iode. Nous vous conseillons de demander l’avis d’un professionnel de santé avant de les utiliser.

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Traitements antifongiques

Les traitements antifongiques locaux font appel à des médicaments fongicides, qui vont détruire le champignon et inhiber sa multiplication.

Plusieurs médicaments antimycosiques sont disponibles sous différentes formes, crèmes, émulsions ou poudres. Le choix s’effectuera en fonction de la nature des lésions.
Sur les zones sèches, les lotions et les crèmes seront préconisées. Lorsque les atteintes sont suintantes, il est préférable d’avoir recours à des formes en poudre.
Ces traitements locaux antifongiques s’appliquent en général deux fois par jour pendant environ trois semaines, en veillant à recouvrir généreusement la totalité de la zone atteinte ainsi que ses pourtours (2 à 3cm).
Une présentation en monodose est disponible. Elle a l’avantage d’être active en une seule application.

Quel que soit le traitement préconisé, il est très important de lire attentivement la notice, de respecter scrupuleusement le mode d’application, la durée du traitement et les précautions d’emploi, afin d’éviter toute complication, ou l’apparition d’une mycose des ongles.

Tout traitement antimycosique requiert discipline et assiduité pour une efficacité optimale. Il est souvent long et astreignant, mais essentiel. En effet, de nombreuses récidives sont dues à un arrêt prématuré des traitements. Il a été constaté que la moitié des personnes atteintes d’un pied d’athlète ne se soignait pas correctement : même si les lésions cutanées ont disparu, le champignon est toujours présent, et la durée d’application doit être impérativement respectée.

Il est également conseillé de traiter vos chaussures avec des poudres antimycosiques pour limiter les récidives.
Si les lésions persistent ou s’aggravent, vous devez contacter votre médecin, notamment si vous êtes diabétique.

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Quelles huiles essentielles utiliser ?

Pour traiter efficacement un pied d’athlète, l’huile essentielle de référence est le Tea Tree réputée pour son activité fongicide.
Vous pouvez l’appliquer localement pure, à raison d’une goutte trois fois par jour sur la zone infectée, après l’avoir nettoyée préalablement. Vous pouvez aussi diluer une goutte d’huile essentielle de Tea Tree dans 1 cuillère à café d’huile végétale (noisette ou calendula), notamment si la zone à traiter est plus étendue.
Vous pouvez également l’utiliser diluée au sein d’une huile végétale en mélange avec d’autres huiles essentielles réputées pour leur action antimycosique (Lavande, Palmarosa), ou encore avec le Niaouli qui apportera son action cicatrisante et apaisante.
Nous vous rappelons que l’utilisation des huiles essentielles est contre indiquée chez les enfants de moins de 7 ans, la femme enceinte, en cas d’allaitement, et chez les personnes épileptiques ou asthmatiques.

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Notre conseil :
Surtout pour éviter de propager votre infection à d’autres régions de votre corps, il est impératif d’éviter de gratter vos lésions, et de vous laver correctement les mains avant et après chaque soin.

Comment prévenir le pied d’athlète et éviter les récidives ?

L’humidité favorisant l’apparition d’une mycose, une hygiène irréprochable des pieds, ainsi que certaines précautions sont indispensables à sa prise en charge et à sa prévention :

  • Essuyer correctement les pieds après la toilette : il est très important de sécher toute la surface du pied, en insistant au niveau des espaces interdigitaux, notamment entre les petits orteils qui sont en général beaucoup plus serrés. Vous devez utiliser une serviette totalement sèche, et vous pourrez éventuellement avoir recours au sèche-cheveux.
  • Ne jamais partager ses serviettes de toilette, au risque de propager votre infection à votre entourage. De la même façon, nous vous conseillons d’ôter vos tapis de bains, d’aspirer et désinfecter régulièrement vos sols.
  • Laver votre linge très régulièrement à une température d’au moins 40°.
  • Ne pas marcher pied nu, et porter des sandales dans tous les lieux collectifs.
  • Éviter toutes les situations favorisant une transpiration importante. Les chaussures doivent être portées pas trop serrées pour faciliter le passage de l’air. Il est préférable d’utiliser des chaussettes en fibres naturelles (lin, coton), et d’éviter les semelles en caoutchouc et matières synthétiques. Dès que la saison le permet, il faut privilégier les chaussures ouvertes et d’une manière générale laisser respirer vos pieds le plus souvent possible.
  • Changer de chaussettes tous les jours et traiter vos chaussures. Il s’agit de les laisser sécher, si la transpiration a été importante, et de vaporiser éventuellement un produit assainissant, voir anti fongique.


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Conclusion

Le pied d’athlète est une infection fongique bénigne qui se guérit très facilement à condition d’agir rapidement sur les premiers symptômes. Pour prévenir ses nombreuses récidives, il est important de mettre en place des mesures visant à maintenir les pieds secs, en portant notamment des chaussures aérées et ouvertes, et en séchant correctement les espaces interdigitaux après chaque toilette. Les traitements médicamenteux locaux doivent également être scrupuleusement suivis, afin de se débarrasser définitivement de cette mycose du pied.