Le mal des transports

Le mal des transports

Le mal des transports, qui se traduit par des nausées et maux de tête parfois importants, est lié à un décalage entre les informations envoyées par l’oreille interne et celles envoyées par les yeux. Il existe de nombreux moyens de calmer ces nausées et d’éviter que cela n’handicape tous les voyages que vous effectuez. Le mal des transports peut en effet se déclarer en bateau par exemple, mais aussi dans les transports routiers, ce qui peut s’avérer plus fréquent. De l’acupression aux médicaments possibles en passant par l’homéopathie, suivez les conseils de nos pharmaciens pour prendre sereinement les transports à chaque trajet.

Qu’est-ce que le mal des transports ?

Le mal des transports, aussi appelé cinétose ou cinépathie, est un trouble de l’équilibre provoquant des nausées allant parfois jusqu’aux vomissements. Lorsque l’on se trouve dans un véhicule en mouvement de façon prolongée, l’oreille interne, qui régule notre équilibre, est affectée.

Les messages contradictoires

Lorsque le mouvement est constant, comme en voiture, l’oreille interne ne le perçoit plus comme du mouvement, or nos autres sens nous indiquent que l’on se déplace bel et bien. Les différents sens envoient des messages au cerveau, qui peuvent donc s’avérer contradictoires.

Il se produit alors une dissonance entre les stimuli attendus par notre cerveau et ceux réellement envoyés par notre oreille interne, ce qui provoque des signaux confus dans le cerveau et l’apparition des symptômes.

Quels symptômes ?

Le mal des transports est généralement bénin, et se manifeste par des maux de tête et de légères nausées et une sensation de malaise. Il arrive que l’on constate également des étourdissements, qui résultent d’une fatigue accrue ou d’une faiblesse passagère. Si le mal des transports est réellement violent, on trouve aussi des symptômes allant d’une forte anxiété, à des sudations, pâleur et des nausées provoquant des vomissements.

Généralement, les symptômes s’atténuent lorsque l’on arrête le véhicule mais certains peuvent prendre jusqu’à 3 jours pour heureusement disparaître. Le mal des transports n’a habituellement pas de conséquences graves, mais est plus un inconfort, à moins que les vomissements ne soient très violents. Auquel cas, ils peuvent provoquer une déshydratation chez la personne affectée.

Mal des transports : quels sont les traitements préventifs ?

Pour combattre le mal des transports, il existe des traitements qui vont traiter les nausées et les malaises par exemple, mais qui peuvent également agir de façon préventive.

Les médicaments contre le mal des transports

Il existe de nombreux médicaments, notamment à base d’antihistaminiques comme le diménhydrinate ou la diphénhydramine. Ils vont venir traiter les symptômes s’ils sont pris pendant le voyage ou prévenir la crise lorsqu’on les prend avant de partir. Ils sont néanmoins à ne prendre que sur une courte période en raison de leurs effets secondaires notamment la somnolence. Ils sont donc à réserver aux passagers et ne doivent pas être pris par le conducteur du véhicule.

Ces antihistaminiques doivent être pris au moins trente minutes avant le voyage pour être le plus efficace possible et renouvelés toutes les 6 heures si le trajet le nécessite. La scopolamine agit sur un laps de temps plus long. Cette-dernière convient donc mieux pour les voyages, et doit être prise 12 heures avant le départ. Elle n’est en revanche disponible que sur prescription médicale et se présente sous forme de patchs ou par voie injectable.

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Ces médicaments viennent calmer les nausées, mais n’affectent bien sûr pas les signaux confus produits par nos différents organes sensoriels. Ils sont généralement efficaces contre le mal des transports en voiture, bateau et avion, mais ils doivent être renouvelés à chaque voyage.

Plantes et huiles essentielles

Le mal des transports peut être aggravé par un véhicule mal aéré ou qui porte des mauvaises odeurs (tabac, chien), contre lesquels on peut agir par la diffusion dans la voiture d’huiles essentielles. En diffusion, les huiles ne perdent aucune de leurs caractéristiques thérapeutiques et permettent de désinfecter l’air de votre véhicule. En particulier, la menthe poivrée est une huile au parfum très agréable, qui peut être mélangée à de l’huile essentielle de cardamome, et qui est efficace contre le mal des transports. Le menthol qu’elle contient est à la fois antibactérien, antiviral, antifongique et antiparasitaire, ce qui en fait un agent purifiant très efficace. Il s’agit également d’un antispasmodique, anti-inflammatoire et antalgique local, parfaitement adapté au traitement des nausées liées au mal des transports.

La consommation de gingembre est également conseillée par l’OMS, car les gingérols qu’il contient sont des agents importants au bon fonctionnement du système gastrique. Il permet de vous préserver des vomissements et des nausées mais pas forcément des céphalées qui peuvent apparaître avec le mal des transports.

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Acupression

On conseille aux personnes sensibles au mal des transports de porter une paire de bracelets anti-nausées. Ces derniers fonctionnent par une technique dite d’acupression : héritée de la médecine traditionnelle chinoise, elle stimule des points sous la peau par la pression continue d’une bille. Les bracelets pressant un point situé au niveau du poignet sur l’intérieur du bras, ils n’ont aucun des effets secondaires que l’on peut ressentir avec certains médicaments, comme la somnolence.

Rééducation de l’oreille interne

Puisque le mal des transports est causé par une mauvaise interaction entre le labyrinthe, l’organe de l’équilibre situé dans l’oreille interne et l’œil, la rééducation vestibulaire tend à traiter ce problème.

Le labyrinthe a pour rôle d’assurer la stabilité des yeux lors des mouvements de la tête, notamment à haute vitesse, comme dans une voiture ou un bateau. Il permet à notre cerveau d’obtenir une image stable et nette, et des signaux clairs, pour éviter les nausées et les céphalées liées au mal des transports.

La rééducation est très efficace mais nécessite en moyenne 15 séances, et est uniquement pratiquée en cabinet par un médecin ORL, spécialiste des vertiges et avec une expérience de la méthode. Lors des séances, on installe le patient sur un fauteuil tournant à haute vitesse, avant de lui faire fixer une cible immobile. La durée de fixation de l’image est notée et en répétant les rotations, le temps diminue, ce qui diminue les nausées, l’instabilité et les sensations de flottements visuels. Tous ces symptômes étant liés au mal des transports, ce traitement préventif peut signer la fin de vos troubles en voyage.

Que faire en cas d’apparition des symptômes ?

Si malgré toutes vos précautions, votre mal des transports persiste et vous cause des nausées, il est possible de prendre des mesures pour les calmer. En dehors des huiles essentielles et des médicaments mentionnés ci-dessus, vous pouvez adopter une position et une attitude limitant la violence des symptômes du mal des transports.

Positionnement du corps et du regard

Pour commencer, pensez que le mal des transports naît du mouvement des liquides dans l’oreille interne qui régulent l’équilibre en fonction des mouvements de la tête. La première chose à faire est donc de réduire au maximum ceux-ci, lors des freinages, des changements de direction ou, en bateau, avec le tangage, en stabilisant la tête. Nous vous conseillons de regarder au loin, ou de garder la tête légèrement inclinée vers l’arrière. Évitez bien sûr d’envoyer des signaux complexes et qui ne soient pas liés au voyage à votre cerveau : pas de lecture, pas de jeux-vidéos ou de films pour les enfants.

Votre placement dans le véhicule à aussi un impact sur les mouvements qui vous seront imposés, donc choisissez une place au milieu en voiture, une cabine loin de la coque sur un bateau etc. Dans le train et le bateau, choisissez une place dans le sens de la marche pour réduire les effets des déséquilibres sur votre oreille interne. Vous pouvez également utiliser un set de voyage comprenant un tour de cou et un masque pour plus de confort.

Votre véhicule et votre trajet

Pendant le voyage, il est important d’aérer fréquemment le véhicule si vous êtes en voiture, en prenant des pauses qui vous permettront de calmer également le sentiment de tangage. Si vous êtes en bateau, allez sur le pont, au centre du bateau et loin des odeurs de moteurs qui peuvent provoquer des nausées.

Pensez à faire des pauses fréquentes et si vous vous savez sensible au mal des transports, prévoyez votre itinéraire en fonction pour éviter les routes sinueuses. Privilégiez les routes où les arrêts sont faciles d’accès et fréquents.

Avant le départ, nous vous conseillons de manger léger et éviter les produits laitiers, le sel et l’alcool, qui risquent d’empirer les nausées et provoquer des vomissements. Si malgré toutes ces précautions, vous deviez être malades, pensez aux sacs vomitoires et autres solutions pour désodoriser la voiture.

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Ce qu’il faut retenir

Contre le mal des transports, il existe des solutions. Les anti-nauséeux, ainsi qu’un certain nombre de méthodes homéopathiques et liées aux huiles essentielles peuvent servir à prévenir l’apparition des symptômes du mal des transports. Il est également possible de vous munir de bracelets fonctionnant par acupression ou de préparer votre pavillon aux trajets pour éviter les nausées et les maux de tête. Si malgré cela, vous êtes sujet au mal des transports, il est possible d’adopter une posture semi-allongée et de vous isoler des bruits de la route ainsi que du voyage en fermant les yeux. S’arrêter fréquemment et ventiler le véhicule permet également de calmer les nausées dues au mal des transports.