Comment contrôler son diabète ?

Comment contrôler son diabète ?


Le diabète est une maladie incurable caractérisée par une hyperglycémie chronique. Son traitement est fonction du patient et du type de diabète. L'objectif est de maintenir une glycémie inférieure aux « valeurs normales » afin de prévenir les risques de complications.

Le traitement du diabète associe des règles hygiéno-diététiques, un traitement médicamenteux et un suivi régulier.

Les règles hygiéno-diététiques sont essentielles à la bonne observance du traitement du diabète. Elles impliquent de modifier ses habitudes alimentaires et celles de son entourage afin d'encourager la lutte contre la « malbouffe », la sédentarité et la prise de poids. Pour y parvenir, l'aide d'un nutritionniste est conseillée.

Des règles hygiéno-diététiques


Le patient doit adopter un régime pauvre en sucres, en acides gras et privilégier les aliments à faible index glycémique (légumes, poissons, huiles végétales). Les apports en glucides, en protides et en lipides doivent être répartis en proportions équilibrées au sein des 3 repas principaux (petit déjeuner, déjeuner, dîner). La consommation d'alcool et de tabac doit également être stoppée.

Ces règles diététiques doivent être accompagnées d'une activité physique régulière pour réduire ou maintenir son poids de santé et ainsi limiter les risques cardiovasculaires.



Le traitement médicamenteux


Contrôler son diabète implique le respect strict du traitement : le patient ne doit jamais modifier ou arrêter son traitement sans avis médical. En cas de complications liées à la maladie ou d’apparition d'effets indésirables dus au médicament, il doit impérativement consulter son médecin.

Le traitement du diabète dépend du type de diabète et de l'évolution de la maladie.



Dans le cas d'un diabète de type 1, l'administration d'insuline dans l'organisme est toujours nécessaire pour réguler la glycémie. Deux solutions s'offrent au diabétique insulinodépendant :
  • des injections régulières d'insuline grâce à un stylo ou une seringue injecteurs,
  • une pompe à insuline pour une administration en continu.

Remarque : Les insulines sont détruites lors du passage dans l'estomac. C'est 
pourquoi, elles n'existent pas sous forme de comprimés et sont uniquement disponibles sous forme injectable.

La fréquence et le type d'insuline injectée (insuline à action rapide, insuline à action prolongée) sont adaptés en fonction du profil du malade. La zone d'injection dépend du type d'insuline : l'abdomen pour les insulines à action rapide, la cuisse ou les fesses pour les insulines à action lente, les épaules pour les insulines à action intermédiaire. La pompe utilise uniquement des insulines à action rapide. 

La dose quotidienne d'insuline dépend de nombreux facteurs tels que le poids, l'âge, l'activité physique, l'état des zones d'injection, les habitudes de vie. Elle doit être réévaluée régulièrement. L'injection d'une trop grande quantité d'insuline entraîne une hypoglycémie, caractérisée par des baisses d'énergie subites.


Les mesures hygiéno-diététiques peuvent suffire à réguler la glycémie d'un diabétique de type 2. Dans le cas contraire, le médecin prescrit des antidiabétiques oraux qui doivent être pris au moment des repas.

On distingue plusieurs familles d'antidiabétiques qui diffèrent par leurs mécanismes d'action :
  • les sulfamides hypoglycémiants sont utilisés en première intention chez les personnes ne souffrant pas d'obésité ; ils stimulent la sécrétion d'insuline,
  • les biguanides sont prescrits en première intention chez les personnes en surpoids ; ils favorisent l'utilisation du glucose par les cellules,
  • les inhibiteurs de l'alpha-glucosidase diminuent l'absorption intestinale des glucides alimentaires,
  • les glinides stimulent la production d'insuline,
  • les thiazolidinediones (ou glitazones) augmentent la sensibilité à l'insuline.

Le traitement débute très souvent par un antidiabétique oral (sulfamides hypoglycémiants ou biguanides). Si les résultats sont insuffisants, 2 antidiabétiques oraux sont associés. Il est parfois impératif d'ajouter un troisième antidiabétique oral ou de l'insuline pour équilibrer le taux de sucre.

Un suivi régulier


Afin de stabiliser l’évolution du diabète, le patient doit avant tout prendre conscience des risques liés à cette maladie et de l'importance du respect des règles hygiéno-diététiques. L'autosurveillance glycémique participe notamment à cette prise de conscience car elle permet de réaliser l'impact de l'alimentation et de l'activité physique sur la glycémie. Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter notre fiche conseils « Diabète : comment mesurer sa glycémie à domicile ? ».

Le patient doit également consulter régulièrement son médecin (plusieurs fois par an) pour suivre l'évolution de la maladie. Les consultations permettront au médecin de pratiquer des examens cliniques (contrôle du poids, de la tension...),  de prescrire des bilans biologiques (hémoglobine glyquée, taux de cholestérol...) et, si besoin, d'orienter le patient vers des spécialistes (cardiologue, diabétologue, ophtalmologue, podologue...) pour des examens complémentaires.