Tout savoir sur la migraine : symptômes, facteurs déclenchants et traitements
- Par Samuel Rault, mis à jour le 07/01/2026 à 12h01, publié le 07/01/2026 à 12h01
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La migraine se définit par la survenue récurrente de crises de céphalées, parfois précédées de signes neurologiques appelés aura. Cette pathologie touche environ 12 % des adultes, avec une prédominance féminine, et se manifeste par des crises dont la fréquence et l'intensité varient selon les individus.
Les crises de migraine sont propres à chaque individu et varient en intensité, durée et localisation. La prise en charge repose sur un traitement individuel combinant le soulagement des crises et, si nécessaire, une réduction de leur fréquence par un traitement de fond ou une amélioration de l'hygiène de vie.
Identifiez les symptômes et les types de migraines
La migraine sans aura se caractérise par une douleur progressive s'installant en 2 à 4 heures, souvent pulsatile et localisée au niveau des tempes, du front ou de la région périorbitaire. Sans traitement, elle dure entre 4 et 72 heures. L'intensité peut être sévère et s'aggraver par le mouvement, la lumière ou le bruit. Des signes associés comme des nausées, vomissements, vertiges ou troubles de l'humeur peuvent apparaître. La migraine avec aura se distingue par des troubles visuels, sensitifs, moteurs ou du langage, s'installant sur plus de 4 minutes et durant moins d'une heure.Repérez les facteurs déclenchants de vos crises
De nombreux facteurs peuvent favoriser la survenue des crises. Sur le plan émotionnel, l'anxiété, le stress, les contrariétés et les émotions fortes, qu'elles soient positives ou négatives, sont incriminés. L'hygiène de vie joue également un rôle : le manque de sommeil, le jeûne, l'hypoglycémie, ainsi que la consommation d'alcool ou d'aliments riches en histamine sont des déclencheurs fréquents. Chez la femme, les variations hormonales liées à la puberté, aux règles ou à une contraception orale fortement dosée peuvent aggraver la situation, tandis que la grossesse et la ménopause ont souvent un effet protecteur.Appliquez les gestes de premier secours en cas de crise
Dès l'apparition des douleurs, il convient de s'allonger dans une pièce sombre, fraîche et calme. Une bonne hydratation est indispensable, particulièrement en cas de vomissements. L'application d'un linge froid, d'une poche ou d'un masque à effet froid sur le front est recommandée pour soulager la céphalée. Il est également essentiel d'adopter une bonne hygiène de vie globale et de veiller à supprimer systématiquement les facteurs identifiés comme déclencheurs personnels afin de limiter la récurrence des épisodes douloureux.Utilisez les traitements médicamenteux adaptés
Le traitement de la crise repose sur des antalgiques non spécifiques comme les anti-inflammatoires non stéroïdiens (ibuprofène), l'aspirine ou le paracétamol. La caféine est parfois associée pour potentialiser leur effet. Des médicaments spécifiques, les triptans, sont disponibles sur ordonnance. Si les crises sont trop fréquentes ou handicapantes dans la vie sociale et professionnelle, un médecin peut instaurer un traitement de fond. Attention toutefois à la consommation répétée et exagérée d'antalgiques de crise, qui peut conduire à auto-entretenir la migraine.Explorez les solutions naturelles et la phytothérapie
Plusieurs plantes et huiles essentielles présentent une efficacité reconnue. La grande camomille (partenelle) aide à diminuer la fréquence des crises grâce au parthénolide. La menthe poivrée, en tisane ou en application locale (roll-on, macaron de menthol) sur les tempes, offre un effet vasoconstricteur. L'écorce de saule et la reine des prés contiennent des dérivés salicylés proches de l'aspirine. Le gingembre est utilisé pour ses propriétés anti-inflammatoires et son action sur les nausées. Enfin, les huiles essentielles de lavande vraie, de basilic exotique ou de camomille romaine ont également leur place dans la prise en charge.Les crises de migraine sont propres à chaque individu et varient en intensité, durée et localisation. La prise en charge repose sur un traitement individuel combinant le soulagement des crises et, si nécessaire, une réduction de leur fréquence par un traitement de fond ou une amélioration de l'hygiène de vie.