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Probiotiques : quels intérêts pour les bébés ?

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Probiotiques : quels intérêts pour les bébés ?
Depuis plusieurs années, les probiotiques prennent une place de plus en plus importante dans le domaine de la santé. Ils font l’objet de nombreuses recherches scientifiques qui portent aussi bien sur le rôle qu’ils jouent dans le système immunitaire que sur leurs effets sur la digestion. Déjà largement répandue au sein de la population adulte, l’utilisation des probiotiques s’étend désormais aux jeunes enfants et aux bébés. Le plus souvent, ils sont administrés par les parents dans le but de renforcer le système immunitaire ou d’apporter un soulagement face à certains troubles digestifs tels que les coliques du nourrisson. Pour vous permettre de mieux cerner ce sujet, Pharma GDD vous explique ce que sont les probiotiques, et dans quels cas il peut être intéressant d’en donner à votre bébé.

Probiotiques : définition et rôle dans l’organisme

Apparu dans les années 1960, le terme probiotiques fait référence à des micro-organismes vivants naturellement présents dans la flore intestinale humaine. En quantité suffisante, ils exercent un effet positif sur la santé de l’hôte. Il s’agit essentiellement de lactobacilles et de bifidobactéries dont le rôle consiste à coloniser l’intestin et développer ce que l’on appelle le microbiote. Les probiotiques participent également à une bonne digestion, plusieurs études ayant montré leurs bienfaits sur le transit intestinal, l’intolérance au lactose et les diarrhées du nouveau-né.

Qu’est-ce que le microbiote et en quoi est-il essentiel ?

On entend beaucoup parler du microbiote, sans toutefois connaître précisément sa mission et son importance pour notre santé et notre bien-être. Il se construit au fil des années, sous l’influence de nombreux facteurs. Ainsi, chaque individu possède un microbiote unique.

Lien entre microbiote et système immunitaire

Le microbiote repose sur la muqueuse intestinale, dont il soutient la structure et la fonction barrière. Il est constitué de 100 000 milliards de bactéries dites endogènes qui forment un écosystème complexe abritant la majorité des cellules immunitaires. Imperceptible au quotidien, le microbiote joue un rôle clé dans l’immunité en assurant le filtrage des agents pathogènes et des éléments étrangers. Il empêche les bactéries potentiellement néfastes pour l’organisme de s’installer durablement dans l’intestin, où elles pourraient provoquer une inflammation ou des troubles digestifs.

Spécificités du microbiote du bébé

Loin d’être inné, le microbiote s’acquiert de manière progressive dans les premières années de la vie. La naissance est une étape cruciale, puisque c’est le moment où le bébé quitte le ventre de sa mère, un milieu protégé, pour se retrouver dans un environnement riche en bactéries. Lors d’un accouchement par voie basse, le passage du bébé par le vagin assure le premier contact bactérien, qui ne peut pas avoir lieu en cas d’accouchement par césarienne.

En seulement quelques heures, le système digestif du nouveau-né, jusqu’alors stérile, est colonisé par des milliards de bactéries qui entrent en contact avec les cellules épithéliales qui tapissent le tube digestif. La bactérie Escherichia coli a une grande influence, car elle favorise la multiplication de ces cellules et stimule la production de mucus par les cellules de l’intestin. Les bactéries sont ainsi nourries et peuvent se développer pour former le microbiote. Par la suite, un dialogue constant s’installe entre les micro-organismes et les défenses du nourrisson. Cela permet à son microbiote d’apprendre à reconnaître et distinguer entre elles les différentes bactéries : celles qu’il tolère et celles contre lesquelles il doit lutter. L’organisme apprend aussi à graduer ses réactions immunitaires.

Pour finir, il faut savoir que le mode d’alimentation du bébé joue un rôle clé, l’allaitement au sein demeurant l’idéal. En effet, le lait maternel contient des HMO (Human Milk Oligosaccharides), des fibres qui vont nourrir exclusivement le microbiote du nourrisson et favoriser le développement des bactéries. Il n’y a pas d’inquiétude à avoir si vous optez pour le biberon, car les formules des laits en poudre intègrent des fibres (fructo-oligosaccharides, galacto-oligosaccharides) aux propriétés proches de celles du lait maternel. Il existe également des laits infantiles enrichis en probiotiques.

Dans quels cas donner un probiotique pour bébé ?

Chez un bébé en bonne santé, les probiotiques n’ont pas d’utilité démontrée. Le lait maternel ou une préparation pour nourrisson, dans un premier temps, puis une alimentation variée et équilibrée adaptée à l’âge de l’enfant restent le meilleur moyen de soutenir son système immunitaire. En 2012, la Société canadienne de pédiatrie a réalisé une analyse bibliographique de la littérature scientifique sur l’utilisation des probiotiques au sein de la population pédiatrique. Le document publié à l’issue de ce travail recense les différentes situations dans lesquelles les probiotiques pour bébé peuvent présenter un intérêt.

Prévention de l’entérocolite nécrosante néonatale

Maladie rare, mais grave, l’entérocolite nécrosante néonatale (ECN) touche le gros intestin ou l’intestin grêle du bébé. La prématurité et un faible poids à la naissance sont les deux principaux facteurs favorisants. Selon les données analysées, l’association du lait maternel et d’un mélange de 3 probiotiques (Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium bifidus, Saccharomyces thermophilus) permettrait de réduire à la fois l’incidence et la gravité de l’ECN chez les nourrissons prématurés pesant plus de 1 kg.

Traitement de la diarrhée aiguë

L’utilisation d’un probiotique pour bébé peut aussi être envisagée en cas de diarrhée aiguë (diarrhée passagère) induite par une infection virale ou la prise d’antibiotiques. En complément d’une solution de réhydratation orale, qui reste le traitement de première intention dans cette situation, les probiotiques pourraient contribuer à réduire l’incidence et la durée de la diarrhée lorsqu’ils sont administrés au bébé dans les 48 heures qui suivent l’apparition des symptômes.

Probiotiques et coliques du nourrisson

Près de 20 % des bébés présentent ce que l’on appelle des coliques, qui se manifestent par des pleurs intenses, soutenus et récurrents. Si les causes ne sont pas clairement identifiées, les spécialistes mettent en cause un inconfort gastro-intestinal. À ce jour, peu de données ont été publiées sur l’intérêt des probiotiques pour bébé dans la prise en charge des coliques du nourrisson. Toutefois, des recherches ont révélé que les nouveau-nés qui y sont sujets présentent souvent une quantité de lactobacilles plus faible que les autres. Par ailleurs, 2 essais ont montré une baisse significative des pleurs chez les nourrissons allaités complémentés avec le probiotique Lactobacillus reuteri. Enfin, 4 essais impliquant l’administration de Lactobacillus rhamnosus GG ont mis en évidence une atténuation de la distension abdominale, un signe clinique que l’on retrouve fréquemment dans les coliques du nourrisson. Bien que prometteurs, ces résultats doivent être confirmés par des recherches plus poussées.

Prévention des infections

En Finlande, une étude a été réalisée sur des enfants gardés en collectivité, un environnement propice à la circulation des microbes. Elle a montré que la prise de Lactobacillus rhamnosus GG réduirait l’incidence des symptômes respiratoires et gastro-intestinaux. D’autre part, une étude israélienne a mis en avant le fait que les probiotiques Bifidobacterium lactis et Lactobacillus reuteri ajoutés aux laits en poudre permettraient d’atténuer le nombre d’épisodes de fièvre et de diarrhée, ainsi que le recours aux antibiotiques. Finalement, dans cette même étude, un lien a été établi entre l’administration de ces 2 probiotiques et une incidence moins élevée d’otite moyenne et d’infections respiratoires récurrentes chez les bébés de moins de 2 mois qui n’étaient pas allaités exclusivement.

Comment choisir et utiliser un probiotique pour bébé ?

Avant de donner un probiotique à votre nourrisson, il est indispensable de demander l’avis d’un professionnel de santé (médecin généraliste, pédiatre, pharmacien).

Plusieurs références de probiotiques pour bébé sont disponibles en pharmacie. Les souches les plus utilisées sont : Lactobacillus reuteri, Lactobacillus rhamnosus GG, Bifidobacterium lactis, Bifidobacterium infantis, Bifidobacterium breve, Lactobacillus fermentum et Saccharomyces boulardii. Il s’agit généralement de souches microencapsulées qui vont résister à l’acidité gastrique et parvenir intactes dans l’intestin pour soutenir le microbiote de bébé de manière optimale. Dans certaines formules, elles sont associées à la vitamine D, qui participe au fonctionnement normal du système immunitaire et au maintien de l’ossature, ou à des fibres qui vont venir nourrir les bactéries de la flore intestinale.

Les probiotiques pour bébé se présentent sous forme de gouttes à déposer dans la bouche ou de poudre à diluer dans un biberon ou une petite quantité d’eau. La poudre peut aussi être incorporée dans un aliment adapté au bébé, comme un yaourt ou une compote par exemple. Quel que soit le mode d’administration, les probiotiques doivent rester à une température inférieure à 37 °C afin de préserver leurs propriétés. De plus, il n’est pas recommandé de préparer le mélange à l’avance.

Nous vous recommandons de choisir un probiotique adapté à l’âge de votre bébé. Ainsi, certaines formules conviennent dès la naissance, tandis que d’autres nécessitent d’avoir débuté la diversification alimentaire. En cas de diarrhée, tournez-vous vers un probiotique bébé spécifique. Respectez toujours la dose et la durée de prise indiquées par le fabricant ou recommandées par le médecin qui suit votre enfant. Enfin, il est important de garder à l’esprit que l’effet des probiotiques ne sera pas le même d’un nourrisson à l’autre, car chacun possède un microbiote et des réactions qui lui sont propres.

En conclusion

Prendre des probiotiques est une pratique répandue dans la population adulte. Ces micro-organismes vivants ont pour rôle de renforcer le microbiote intestinal, considéré comme l’un des piliers majeurs du système immunitaire. Chez le bébé, cette flore bactérienne amorce son développement à la naissance, puis se construit au fil des années, jusqu’à se rapprocher de celle des adultes. En attendant ce stade mature, plusieurs situations peuvent amener les parents à se tourner vers les probiotiques pour bébé. Ceux-ci font l’objet de recherches scientifiques et ont montré des effets positifs dans des cas bien particuliers comme la prévention de l’entérocolite nécrosante néonatale, le traitement d’appoint de la diarrhée ou encore la prévention des infections. Concernant les coliques du nourrisson, certaines souches ont eu un effet, notamment sur la durée des pleurs, mais ces résultats doivent être confirmés pour pouvoir recommander sans risque l’administration de probiotiques aux bébés souffrant de coliques. Quoi qu’il en soit, nous vous recommandons de toujours demander l’avis de votre médecin ou de votre pharmacien avant de donner un nouveau produit à votre enfant.

Sources :
  • « Microbiote, la révolution intestinale », INRA Science & Impact, 2017 (dossier de presse)
  • https://www.pileje.fr/revue-sante/microbiote-bebe-1000-jours
  • https://www.cps.ca/fr/documents/position/probiotiques-au-sein-de-la-population-pediatrique
  • https://www.cochrane.org/fr/CD012473/BEHAV_probiotiques-pour-prevenir-les-coliques-infantiles
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