Contraception hormonale : les différentes méthodes

Contraception hormonale : les différentes méthodes
Le terme « contraception » désigne l’ensemble des méthodes permettant d’éviter une grossesse non désirée. Si le sujet touche en premier lieu les femmes, il est important de l’aborder au sein du couple pour plus de confiance et de sérénité. On distingue d’une part la contraception hormonale, qui fait intervenir des hormones pour assurer l’efficacité contraceptive, et, d’autre part, les méthodes non hormonales, qui suivent davantage le cycle naturel des femmes. Afin de vous aider à y voir plus clair, nos pharmaciens vous présentent aujourd’hui les principaux moyens de contraception hormonale, qui restent les plus utilisés en France. Comment choisir entre la pilule contraceptive, l’anneau vaginal, le stérilet hormonal, le patch et l’implant contraceptif ? Pharma GDD vous propose un guide complet reprenant les caractéristiques de chacun, leurs avantages et leurs inconvénients.

Comprendre le cycle menstruel

Dans la mesure où la contraception hormonale va influencer le cycle menstruel, il est essentiel de comprendre comment celui-ci fonctionne et de quelle façon les hormones féminines interviennent. L’ovaire produit naturellement deux sortes d’hormones : les œstrogènes et la progestérone. Elles passent ensuite dans la circulation sanguine et vont stimuler les organes sexuels (seins, utérus, vagin) ainsi que le cerveau, et plus particulièrement une glande appelée l’hypophyse.

Au cours de la première partie du cycle (à partir du premier jour suivant la fin des règles), l’ovaire sécrète une quantité croissante d’œstrogènes. En l’absence de contraception hormonale, ce phénomène entraîne plusieurs changements dans le corps de la femme :
  • l’endomètre, le tissu qui tapisse l’intérieur de l’utérus, s’épaissit et se prépare à une éventuelle grossesse ;
  • la lubrification du vagin et le désir sexuel (la libido) s’accentuent.
La quantité d’œstrogènes sécrétée atteint un niveau suffisant pour stimuler l’hypophyse aux environs du 14e jour du cycle menstruel, ce qui a pour effet de déclencher l’ovulation. Un ovocyte (cellule de la reproduction) est libéré par l’ovaire et se niche dans la trompe de Fallope en attendant d’être fécondé par un spermatozoïde.

Durant la seconde partie du cycle menstruel, l’ovaire va sécréter essentiellement de la progestérone. Cela va entraîner une hausse légère de la température (+ 0,5 ° C en moyenne) et encourager l’utérus à se préparer encore davantage à une grossesse. Cependant, si l’ovocyte libéré au moment de l’ovulation n’a pas rencontré de spermatozoïde, la production d’hormones par l’ovaire chute brutalement et entraîne ensuite l’arrivée des règles. L’endomètre n’étant plus stimulé, il se détache et est éliminé par les contractions de l’utérus. À l’inverse, s’il y a eu fécondation et qu’une grossesse a commencé, l’embryon va fabriquer de la progestérone de façon permanente et à une dose stable. Le cycle menstruel se met alors en sommeil.

La contraception hormonale fonctionne sur ce principe puisqu’elle apporte des doses fixes d’hormones au corps de la femme, qui se comporte comme si une grossesse était en cours. Différentes voies d’administration sont possibles et le choix de la contraception dépendra de plusieurs facteurs tels que les antécédents médicaux de la femme et son mode de vie.

Quel que soit le moyen de contraception choisi, il peut être prescrit par un médecin généraliste, un gynécologue ou une sage-femme, qui vous délivre une ordonnance. Les centres de planification familiale sont également habilités à donner des informations sur la contraception et à orienter les femmes vers des professionnels de santé.

La pilule contraceptive

Le moyen de contraception le plus connu est la pilule contraceptive. C’est souvent la seule méthode dont les jeunes femmes ont entendu parler, sans toujours connaître son fonctionnement. On distingue deux types de pilules : la pilule œstroprogestative, dite aussi « combinée », et la pilule progestative, également appelée « microprogestative ». La plupart des pilules sont remboursées à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie.

La pilule œstroprogestative

En France, la pilule la plus prescrite est la pilule œstroprogestative. Comme son nom l’indique, elle est composée d’un œstrogène et d’un progestatif synthétiques. L’éthynil-œstradiol est l’œstrogène utilisé dans toutes les pilules combinées. En ce qui concerne le progestatif, il peut s’agir par exemple de lévonorgestrel ou de désogestrel.

Dans le cas de la pilule œstroprogestative, la mise en sommeil du cycle menstruel est obtenue après sept jours de prise. Les œstrogènes sont administrés à une dose identique chaque jour. Il n’y a donc pas de hausse de la sécrétion de ces hormones et pas d’ovulation. Le rôle du progestatif est d’épaissir la glaire cervicale (sécrétions du col de l’utérus) afin qu’elle empêche le passage des spermatozoïdes lors des rapports sexuels non protégés par un préservatif. Il amincit également l’endomètre, rendant l’utérus moins propice à l’accueil d’un potentiel embryon.

La pilule œstroprogestative se prend trois semaines par mois, avec un arrêt d’une semaine entre deux plaquettes. Durant cette semaine de pause, l’efficacité contraceptive est maintenue. Les saignements qui apparaissent pendant cette période ne sont pas des règles, mais des saignements dits « de privation », déclenchés par l’arrêt des comprimés. Sachez qu’il est tout à fait possible d’enchaîner les plaquettes et de prendre une pilule œstroprogestative en continu. Cela est même recommandé pour augmenter l’effet contraceptif et limiter les risques d’oubli de pilule. C’est aussi plus confortable pour les femmes qui sont sujettes à certains désagréments pendant la semaine d’arrêt : migraines, symptômes prémenstruels (crampes, gonflement des seins), anémie due à des saignements abondants… Enfin, prendre la pilule en continu est souvent conseillé aux femmes qui souffrent d’endométriose ou du syndrome des ovaires polykystiques (SOPK), dans le but de réduire les douleurs et les saignements.

La pilule progestative

Contrairement à la pilule combinée, la pilule progestative contient seulement un progestatif. Elle a une action locale sur la glaire cervicale et, dans certains cas, peut également bloquer l’ovulation. Cela n’est pas systématique, car toutes les femmes ne réagissent pas de la même manière face aux hormones. Une pilule progestative doit être prise en continu, il n’y a pas d’arrêt des comprimés entre chaque plaquette. Le plus souvent, ce type de pilule est indiqué aux femmes qui ont des contre-indications à la pilule œstroprogestative.

Effets indésirables de la pilule contraceptive

Gardez à l’esprit que toutes les femmes ne sont pas égales face aux hormones, et qu’elles ne connaîtront donc pas toutes les mêmes réactions lors de la prise d’une pilule contraceptive. Les effets indésirables sont variables et n’apparaissent pas forcément. Les œstrogènes peuvent par exemple être à l’origine d’un gonflement douloureux des seins, d’une hausse de la tension artérielle ou d’une rétention d’eau. Les progestatifs peuvent, quant à eux, accentuer l’acné et la séborrhée (peau grasse), en particulier chez les femmes prédisposées, favoriser la chute des cheveux ou, à l’inverse, l’hirsutisme.

Depuis plusieurs années, la pilule est pointée du doigt et jugée dangereuse pour la santé. Cette dangerosité est associée aux œstrogènes, qui augmentent les risques de voir se former un caillot de sang dans une veine. Ce phénomène favorise la survenue d’une phlébite (thrombose) et de phénomènes constituant une urgence médicale, comme une embolie pulmonaire ou un accident vasculaire cérébral (AVC). Toutefois, la pilule combinée n’est pas dangereuse pour toutes les femmes, mais dans deux situations précises : chez les fumeuses, notamment après 35 ans, et chez les femmes porteuses d’un trouble de la coagulation sanguine. Dans tous les cas, le professionnel de santé que vous consultez pour vous faire prescrire une contraception tiendra compte de vos facteurs de risque et vous proposera éventuellement une autre méthode. Les progestatifs, qui n’ont pas d’effet vasculaire nocif, peuvent par exemple être utilisés par toutes les femmes, quel que soit leur âge.

Que faire en cas d’oubli de pilule ?

La marche à suivre en cas d’oubli de pilule contraceptive dépend avant tout du type de pilule. Pour une pilule œstroprogestative, sachez que les oublis qui vous exposent le plus à un risque de grossesse non désirée sont ceux qui se produisent au cours de la première semaine d’une plaquette. En effet, l’ovulation est susceptible de se déclencher à nouveau si vous oubliez ou tardez à reprendre votre pilule après la semaine d’arrêt. Les oublis de moins de 12 heures ne sont pas considérés comme à risque, il suffit alors de prendre immédiatement le comprimé oublié et de poursuivre la prise de pilule normalement. Si l’oubli est supérieur à 12 heures, les recommandations varient.
  • 1) L’oubli concerne un des sept premiers comprimés de la plaquette : reprenez la pilule dès que vous vous apercevez de l’oubli ; utilisez des préservatifs pendant les sept jours qui suivent l’oubli ; si (et seulement si) vous avez eu un rapport sexuel dans les cinq jours précédant l’oubli, prenez aussi une contraception d’urgence.
  • 2) L’oubli concerne un comprimé du milieu de plaquette : prenez le comprimé oublié dès que possible et continuez la prise normalement.
  • 3) L’oubli concerne un des sept derniers comprimés : prenez le comprimé oublié et, à la fin de la plaquette, enchaînez immédiatement avec la plaquette suivante sans tenir compte de la semaine d’interruption.
Si vous oubliez votre pilule progestative, reportez-vous à la notice ou demandez conseil à un pharmacien pour bien réagir. En effet, selon le dosage, le délai maximum toléré pour un oubli est de 3 ou 12 heures et les recommandations varient en fonction des situations. Le site « G oublié ma pilule » donne également des conseils précieux pour vous guider en cas de doute.

Le patch contraceptif

Le patch contraceptif est commercialisé en France depuis 2004. Il agit comme une pilule œstroprogestative, à ceci près qu’il administre les hormones par voie transdermique et non par voie orale. Toutes les femmes qui prennent une pilule combinée et qui la supportent bien peuvent a priori se tourner vers le patch, surtout si elles trouvent la prise quotidienne contraignante. Ce moyen de contraception est également intéressant pour celles qui oublient souvent leur pilule ou qui souhaitent adopter une contraception discrète.

Mode d’emploi du patch contraceptif

Lorsque l’on utilise le patch contraceptif pour la première fois, il est recommandé de le mettre en place à partir du premier jour des règles, comme c’est le cas pour la pilule œstroprogestative. S’il est débuté à un autre moment du cycle menstruel, son efficacité contraceptive est assurée au bout de sept jours et il faut utiliser des préservatifs en cas de rapport sexuel afin d’éviter une grossesse non désirée. Vous pouvez également choisir le patch en relais d’un autre moyen de contraception. Il est alors possible de le mettre en place n’importe quand puis d’interrompre l’autre contraception. Le patch n’est pas remboursé par l’Assurance maladie.

À l’instar de la pilule œstroprogestative, le patch contraceptif fonctionne sur un rythme de trois semaines avec hormones / une semaine d’arrêt. Un patch reste en place pendant une semaine avant d’être remplacé par un nouveau. Lors de la quatrième semaine, la femme ne met pas de patch, ce qui entraîne l’apparition de saignements de privation, comme avec la pilule combinée. Elle peut aussi ne pas effectuer cette semaine de pause et porter son patch contraceptif en continu.

Où placer le patch contraceptif ?

Pour garantir son efficacité, le patch contraceptif doit être collé sur la peau parfaitement sèche. Il peut être placé sur plusieurs parties du corps : épaule, dos, ventre, partie supérieure de la fesse… En revanche, il ne doit jamais être positionné près d’un sein. Lorsque la femme change de patch, il est préférable de coller le nouveau patch sur une autre zone afin de limiter les irritations cutanées. Le patch a été conçu pour résister à l’eau, aux frottements et à la transpiration.

Avantages et effets indésirables du patch

Le principal avant du patch contraceptif réside dans la voie d’administration des hormones. En effet, la voie transdermique est indépendante de la digestion, ce qui évite les échecs de pilule contraceptive liés aux vomissements et diarrhées. Cela permet aussi de réduire les doses d’hormones, car celles-ci ne subissent pas le passage par le foie. Enfin, le patch peut être porté pendant sept jours consécutifs, ce qui libère de la prise quotidienne de comprimé.

Concernant les effets indésirables, ils sont similaires à ceux observés avec la pilule œstroprogestative. D’autres phénomènes ont été rapportés, tels que les saignements intermittents (spotting), notamment pendant les deux premiers mois de traitement.

L’anneau vaginal

Comme son nom l’indique, l’anneau vaginal se présente sous la forme d’un anneau souple en plastique poreux qui se plie facilement entre deux doigts. Comme la pilule combinée et le patch contraceptif, il contient à la fois des œstrogènes et des progestatifs qui vont être administrés par voie vaginale. La paroi du vagin, fine et très vascularisée, va absorber les hormones et les diffuser dans le sang.

L’anneau vaginal doit être inséré dans le vagin, puis poussé délicatement le plus loin possible, près du col de l’utérus. Il reste ensuite en place pendant trois semaines et est retiré lors de la quatrième semaine, où les saignements de privation surviennent. Si la femme le souhaite, elle peut aussi porter l’anneau contraceptif en permanence en insérant un nouvel anneau toutes les quatre semaines.

Comme tout moyen de contraception, l’anneau vaginal a ses avantages et ses inconvénients. Il est tout d’abord jugé moins contraignant et plus discret que la pilule contraceptive. Ses effets secondaires sont les mêmes que ceux de la pilule. Son utilisation peut aussi s’accompagner de saignements intempestifs (spotting) et ne convient pas aux femmes chez qui les œstrogènes sont contre-indiqués.

De par la manipulation qu’il implique, l’anneau contraceptif s’adresse principalement à celles qui sont à l’aise avec leur anatomie intime. Lorsqu’il n’est pas bien inséré, il est possible que les partenaires le sentent au moment des rapports sexuels, ou qu’il glisse puis tombe, ce qui peut réduire l’effet contraceptif. Pour savoir s’il est bien placé, vous ne devez pas le sentir (comme avec un tampon). Enfin, le fait que l’anneau vaginal ne soit pas remboursé constitue un frein pour certaines femmes.

L’implant contraceptif

Inséré sous la peau, l’implant contraceptif est un petit bâtonnet cylindrique en plastique. Il mesure 4 cm de long et 2 mm de diamètre, ce qui correspond approximativement à la taille d’une allumette. L’implant contient uniquement un progestatif, et peut donc être proposé aux femmes qui ne peuvent pas prendre d’œstrogènes. Ses orifices microscopiques se dilatent à la chaleur du corps et diffusent le progestatif dans le sang.

Comment l’implant contraceptif est-il posé ?

Par convention, l’implant contraceptif est inséré sous la peau de la face interne du bras (à gauche ou à droite), quelques centimètres au-dessus du coude. La pose se fait sous anesthésie locale. Celle-ci est obtenue grâce à un patch ou de la crème anesthésiante ou bien après une injection de lidocaïne. Ensuite, une aiguille creuse contenant l’implant est insérée sous la peau. Un système de piston permet de pousser très simplement l’implant pour qu’il soit parfaitement en place.

Après la pose, certaines femmes voient apparaître un hématome, qui va se résorber spontanément. Aucune visite de contrôle n’est nécessaire dès lors que vous supportez bien l’implant. Ce moyen de contraception a été développé pour être actif pendant trois ans. Il est efficace immédiatement s’il est posé dans la semaine qui suit les règles. En revanche, s’il est inséré plus tard dans le cycle, il est conseillé d’utiliser des préservatifs pendant les sept jours qui suivent.

Principaux avantages de l’implant contraceptif

Le grand avantage de l’implant face à des moyens de contraception comme la pilule, le patch ou l’anneau, est son action longue durée et le fait qu’il ne nécessite aucune manipulation après avoir été posé par un professionnel de santé (généraliste, gynécologue, sage-femme). Son efficacité est ainsi garantie. Contrairement au patch et à l’anneau, l’implant est remboursé par l’Assurance maladie à 65 %, ce qui le rend plus accessible.

Effets indésirables de l’implant

Parmi les effets indésirables associés au port d’un implant contraceptif, il en est un qu’il est très difficile de prévoir : la régularité des saignements. La majorité des utilisatrices ont des règles moins fréquentes et plus irrégulières qu’en l’absence de contraception. Environ 10 % ont des menstruations plus fréquentes et qui surviennent de manière imprévisible, surtout pendant les six premiers mois. Ce phénomène, appelé spotting, est lié à la finesse de l’endomètre, qui se trouve aminci par le progestatif délivré par l’implant. Enfin, environ 20 % des femmes n’ont plus du tout de règles. Cela montre que le progestatif a mis le cycle menstruel en sommeil, supprimant l’ovulation et tout risque de grossesse non désirée.

Chez les femmes prédisposées, l’implant contraceptif peut favoriser une prise de poids, des poussées d’acné, une séborrhée ou un hirsutisme.

Retrait de l’implant contraceptif

Tout comme l’insertion, le retrait de l’implant contraceptif doit être réalisé par un professionnel de santé formé à cette technique. Celui-ci anesthésie la zone, fait une petite incision près de l’implant et le retire ensuite avec une pince. Si la femme souhaite se faire poser un nouvel implant, l’opération peut être effectuée à la suite du retrait. Si, au contraire, elle a décidé de prendre un autre moyen de contraception ou simplement d’avoir un enfant, le praticien referme l’incision à l’aide de strips qui pourront être retirés après cicatrisation.

Le retrait d’un implant contraceptif, comme sa pose, n’est pas difficile et ne doit pas occasionner de douleurs. En revanche, un implant inséré trop profondément peut être dur à retirer, ce qui demande plus de temps au praticien.

Le stérilet hormonal

Le stérilet hormonal est un dispositif en forme de T qui se termine par des fils permettant son retrait. Le terme « stérilet » prête souvent à confusion, car ce moyen de contraception ne rend pas stérile. Il faudrait davantage parler de dispositif intra-utérin ou DIU.

Plusieurs praticiens peuvent prescrire et poser un stérilet hormonal (généraliste, sage-femme, gynécologue), idéalement dans la semaine qui suit les règles pour plus de confort, le col de l’utérus étant plus souple. Contrairement à une idée reçue encore répandue, le DIU n'est en aucun cas réservé aux femmes qui ont déjà eu un enfant. Il existe en effet des petits modèles de DIU, adaptés aux nullipares. De plus, le stérilet hormonal peut être posé en tant que contraception d'urgence au maximum dans les cinq jours qui suivent le rapport sexuel à risque.

Le dispositif est doté d’un petit réservoir qui diffuse localement du lévonorgestrel, un progestatif qui va épaissir la glaire cervicale et affiner l’endomètre, empêchant à la fois le passage des spermatozoïdes et l’implantation d’un éventuel embryon. Après la pose, une visite de contrôle par an est recommandée pour assurer le suivi gynécologique. Le stérilet hormonal garantit cinq ans d’efficacité contraceptive, mais peut être retiré à tout moment si la femme le désire. Il est remboursé à hauteur de 65 % par l’Assurance maladie.

Les effets indésirables du stérilet hormonal sont similaires à ceux de l’implant contraceptif et de la pilule progestative (spotting, accentuation de l’acné, chute de cheveux, hirsutisme). Cependant, il a aussi pour effet de rendre les règles moins abondantes, voire inexistantes, ce qui peut être intéressant pour les femmes qui ont des règles douloureuses, longues et un flux important en l’absence de contraception hormonale.

Ce qu’il faut retenir

La contraception hormonale permet d’éviter une grossesse non désirée. Selon les cas, elle met le cycle menstruel naturel en sommeil, supprime l’ovulation et/ou entraîne des modifications physiologiques au niveau de l’endomètre et de la glaire cervicale. Cependant, il ne faut pas oublier que les moyens de contraception hormonale ne protègent pas des infections et des maladies sexuellement transmissibles (IST, MST). Le seul rempart reste le préservatif. De plus, aucune méthode n’est meilleure qu’une autre. Le choix doit être fait librement par chaque femme, en fonction de ses habitudes de vie et de ses antécédents médicaux. Pour en savoir plus, n’hésitez pas à consulter le site « Choisir sa contraception ».