Comment choisir sa lampe de luminothérapie ?

Comment choisir sa lampe de luminothérapie ?
C'est bien connu : l'hiver, l'ensoleillement manque cruellement et l’organisme est fatigué. Pour lutter contre la dépression saisonnière, la luminothérapie a fait son chemin depuis plusieurs années. Son but est de combattre le blues hivernal qui provoque un changement d’humeur, de la fatigue, une irritabilité et même une baisse de la libido. Mais d’où vient ce phénomène ? En quoi consiste-t-elle ? Comment s'y prendre ? Comment choisir une lampe de luminothérapie qui nous convient ? Les experts de Pharma GDD répondent à toutes ces questions.

L’origine de la luminothérapie

La luminothérapie est un traitement des troubles dépressifs hivernaux par l’exposition régulière à une source artificielle de lumière blanche.

La seule lumière était le soleil qui nourrissait les cultes des anciens. (Râ) le dieu Egyptien était vénéré pour sa brillance, Hélios pour les Grecs et Inti pour les Incas.
Ce phénomène thérapeutique et préventif provient de l’Antiquité et tout particulièrement du siècle de Périclès et grâce à l’ingéniosité d’Hippocrate le Grand.

1903 est l’année de la luminothérapie. La tuberculose et d’autres maladies infectieuses de l’époque incitent les savants à se pencher sur les retombées du déficit lumineux en lien avec l’organisme en suspectant les logements mal aérés et mal éclairés d’en être la cause.

Le Prix Nobel de médecine fut attribué à un certain Niels Finsen prônant les bienfaits de la lumière du soleil sur les fonctions vitales de l’organisme.

En 1980, le docteur Norman E. Rosenthal observe que l’absence de lumière entraîne la dépression chez certaines personnes. Il décide alors d’élaborer un traitement à partir de lumière naturelle simulée par le biais d’un boîtier en métal et de lampes fluorescentes recouvertes d’un écran de plastique. Les prémices de la luminothérapie !

Les bienfaits de la luminothérapie

La dépression saisonnière est due aux journées automnales et hivernales plus courtes et moins ensoleillées, réduisant par la même occasion l’exposition à la lumière du soleil. Le manque de luminosité joue beaucoup sur le moral de bon nombre d’entre nous durant l’hiver. La baisse d’intensité lumineuse due à la diminution de l’ensoleillement contribue à un état de morosité et une prédisposition à la déprime. La luminothérapie intervient afin de limiter les carences en lumière, qui favorisent la baisse de tonus et la somnolence. Cette thérapie permet d’équilibrer notre horloge biologique interne et de réguler notre humeur. La luminothérapie peut aussi être utile aux personnes travaillant de nuit, dans des bureaux ou soumises au décalage horaire. Cette thérapie va permettre d’aider les personnes souffrant de troubles du sommeil.

La luminothérapie : l’antidépresseur naturel

Une dépression saisonnière peut être soignée sans antidépresseurs, ce qui s’avère être un avantage certain quant à la consommation de traitements qui n’est pas toujours utile. La luminothérapie est alors la solution pour apporter une clarté dans la vie assombrie de certaines personnes sensibles au manque de luminosité. La lampe de luminothérapie reproduit une lumière quasi similaire à celle du soleil.

En hiver et principalement dans les pays nordiques ou de l’hémisphère nord, la lumière du jour est moins intense. La lumière joue un rôle sur les neurotransmetteurs du cerveau tels que la mélatonine, la sérotonine et l’adrénaline, qui ont entre autres ordre de réguler l’humeur, l’énergie, l’appétit et le sommeil. La lumière stimule la sécrétion de cortisol, l’hormone du stress positif. C’est également cette substance qui empêche la sécrétion de la mélatonine, l’hormone qui est responsable de l’endormissement naturel. Ces hormones vont réguler le cycle circadien, jour/nuit. Ce cycle est un rythme qui est défini par l’alternance entre la veille et le sommeil, qui prend probablement son origine dans la régulation de notre horloge interne. Ce puissant centre de contrôle est équilibré par la mélatonine qui joue un rôle clé en étant diffusée dès la tombée de la nuit jusqu’au lever du jour. Ce phénomène physiologique est mis à mal par le manque de lumière en hiver.
Lorsque la rétine est exposée à une forte lumière, l’œil reçoit ainsi de la luminosité qui engendre la régulation de la sécrétion de la mélatonine. Elle sera de ce fait, libérée à bon escient tout comme le cortisol.

La cure de luminothérapie donne 75% de bons résultats. Il est vivement conseillé de réitérer tous les ans de manière préventive en anticipant le déclin de jours, c’est-à-dire courant du mois de septembre pour ne pas attendre qu’une rechute survienne.

Quelle lampe de luminothérapie choisir ?

Dans un premier temps, il ne faut surtout pas confondre la lampe de luminothérapie et le simulateur d’aube. Le simulateur d'aube aide à se réveiller en propageant progressivement une lumière d'ambiance, mais n'a pas d'effet sur le moral. Les lampes n’étant pas conçues spécifiquement pour la luminothérapie ne doivent en aucun cas être utilisées dans ce but, car elles pourraient ne pas être sécuritaires. Certaines lampes sont conçues pour les troubles cutanées et sont dotées de lampes UV pouvant endommager les yeux lorsqu’elles sont utilisées à mauvais escient.

Il est conseillé de sélectionner une lampe de luminothérapie contenant les normes CE médical (93/42/CEE) indiquant qu’elle n’émet pas d’ultraviolets.

Pour être efficace, une exposition lumineuse de 10 000 lux (unité de mesure d'intensité) est recommandée. Attention toutefois : plus vous vous tenez éloigné de votre lampe de luminothérapie, plus la puissance diminue. Privilégiez donc un modèle de lampe avec variateur de puissance, afin de pouvoir l'ajuster en fonction de la distance à laquelle vous vous trouvez et de l'activité que vous êtes en train de faire.
La lumière blanche et la lumière bleue sont plus souvent utilisées, mais la couleur n'a pas d'incidence sur l'efficacité de la luminothérapie.
La lampe de luminothérapie ne doit pas être regardée directement. Une lampe qui produit 10 000 lux doit être placée à 30 ou 35 cm des yeux pendant une durée de 30 minutes. Une lampe produisant 2500 lux placée à égale distance demande une exposition de 2 heures pour offrir le même résultat. Le résultat de la luminothérapie est généralement constaté entre 2 et 4 jours, mais peut également demander plus de temps allant jusqu’ à 3 à 4 semaines avant que les symptômes de la dépression s’estompent.

La technologie LED s’est révélée très efficace face à la réceptivité de l’horloge interne à lumière bleue d’onde de 460 à 480 nanomètres. Les LED émettant une lumière très bleue sont néfastes pour l’œil et la rétine. Nous conseillons d’éviter une exposition prolongée et à faible distance qui possède une longueur d’onde inférieure à 450 nm.

La forme de la lampe de luminothérapie, ronde ou plate, ne change rien à l'efficacité. Les modèles plats permettent néanmoins une utilisation à plusieurs et ont l'avantage de ne pas obliger la personne à se tenir très près. La forme « lampe de bureau » est quant à elle indiquée pour une seule personne, car son rayon est réduit. La thérapie peut être réalisée auprès d’un professionnel de santé à l’hôpital sur prescription médicale. Elle peut être également pratiquée à domicile grâce à des lampes vendues en pharmacie. Pharma GDD vous propose le modèle de lampe de luminothérapie plate TL30 Beurer.

Nous vous conseillons de demander l’avis d’un médecin qui saura vous conseiller et vous informer, si vous suivez un traitement médicamenteux susceptible d’augmenter la sensibilité des yeux à la lumière. La consultation préalable d’un médecin est vivement recommandée en cas d’antécédents de maladie des yeux tels que la cataracte ou le glaucome.

Comment utiliser une lampe de luminothérapie ?

Lors d'une séance de luminothérapie, placez-vous face à la lampe, sans toutefois la regarder directement (en lisant, ou en mangeant par exemple). L'exposition à une lampe de luminothérapie va alors compenser le manque de lumière naturelle. Grâce à des séances de luminothérapie, vous pourrez réguler et rééquilibrer votre horloge interne.
Le matin, après le réveil est le moment le plus propice pour faire le plein de lumière et de mettre en marche sa lampe de luminothérapie. Trop de luminosité en soirée contribue à rester éveillé. Vous pouvez par exemple effectuer votre séance de 30 minutes au petit déjeuner. Afin d’optimiser le temps de la séance, il est conseillé d’effectuer une semaine de test en réduisant le temps d’exposition de 10 à 15 minutes en cas d’effets secondaires comme des maux de tête ou des douleurs oculaires. L'utilisation d'une lampe de luminothérapie est par ailleurs contre-indiquée aux personnes hypersensibles à la lumière et sujettes aux crises d’épilepsie.


La lumière du soleil n’étant pas toujours au rendez-vous des journées automnales et hivernales, la luminothérapie est la solution naturelle pour soigner les humeurs changeantes et la dépression saisonnière. Cette méthode douce doit tout de même être contrôlée et utilisée à bon escient. Avant de vous lancer dans des séances de luminothérapie, nous vous recommandons de suivre certaines précautions en consultant un professionnel de santé afin de vous assurer de la possibilité d’utiliser une lampe de luminothérapie. Enfin, optimisez votre recherche en vous assurant que la lampe n’émette pas de rayons UV ni d'infrarouges.