Comment préparer son voyage avec son animal de compagnie ?

  • Par Samuel Rault, mis à jour le 30/09/2022 à 16h09, publié le 23/06/2022 à 15h06
  • Temps de lecture : ~ 0 minutes
Comment préparer son voyage avec son animal de compagnie ?
Chouette, les vacances approchent mais avez-vous pensé à votre animal de compagnie ? Lui aussi doit préparer son voyage, avoir des papiers qui varient en fonction de la destination. On peut aussi l’aider à mieux gérer son stress et prévoir pour lui une trousse de secours en cas de petits bobos pendant les vacances.

Quels sont les obligations et documents indispensables pour voyager ?

Si vous voyagez avec votre chien, chat ou furet dans l'Union européenne, votre animal doit être identifié et vacciné contre la rage et vous devez faire établir par votre vétérinaire un passeport européen. Pour voyager avec son animal, il faut se munir de son identification (obligatoire), de son passeport (obligatoire), du certificat de vaccin anti-rabique (obligatoire), du certificat sanitaire international, du titrage anti-rabique, autres vaccins et traitements anti-parasitaires en fonction des pays.
Si vous voyagez dans un autre pays, ou avec un autre animal, renseignez-vous pour connaître les éventuelles formalités à accomplir autres que l’identification et la vaccination antirabique. Certains pays réglementent l’entrée des animaux sur leur territoire (permis d’importation, quarantaine, interdiction). Prévoyez un délai d’au moins dix jours pour effectuer toutes les formalités, voire de plusieurs mois pour les pays qui exigent une quarantaine.  

Comment mieux gérer le stress de mon chien ?

Si votre chien a du mal à modifier ses habitudes, un traitement peut être mis en place de façon préventive. L’utilisation de produits nutraceutiques, seuls ou associés à des phéromones apaisantes ou à de l'aromathérapie peut l'aider.

En train ou en car

Lors de voyages en train ou en car, un chien qui ne voyage pas en sac (poids du chien supérieur à 6 kg) doit être capable de supporter le port d’une muselière si un voyageur le demande. Une habituation à la muselière peut être réalisée dans les semaines qui précèdent le voyage. La muselière est alors mise en place quelques secondes puis sur des durées de plus en plus importantes. Des activités agréables (caresses, promenades…) peuvent être associées au port de la muselière afin de la rendre moins négative. Pour les chiens gourmands, un peu de fromage ou de pâtée à tartiner peuvent être disposés à l’intérieur de la muselière afin de favoriser une mise en place volontaire.

En voiture

Lors de transport en voiture, il existe des dispositifs pour sécuriser le transport : harnais se fixant sur les ceintures de sécurité ou boîte de transport adaptée au poids du chien et compatible avec la taille du véhicule. En plus d’augmenter la sécurité de l’animal, ces dispositifs permettent de lui attribuer un espace dédié qui facilite l’obtention d’un état de calme. Comme pour la muselière, l’anticipation du voyage peut permettre d’habituer progressivement le chien à la voiture. Le principe consiste à systématiquement associer la mise dans la voiture à une action favorable pour le chien : promenade, caresses, jeux, récompense alimentaire à l’arrivée du transport, même de quelques minutes.

En avion

Lors de transports très longs (supérieurs à 8 heures) si l’animal ne doit pas marcher à l’arrivée et si son état de santé et son âge le permettent, des traitements sédatifs peuvent être proposés. Ils ne sont pas sans risque et sont interdits par certaines compagnies d’aviation. Le fond de la cage de transport peut être recouvert d’une couverture, de papier journal ou d’une autre matière absorbante. La paille est interdite. L’animal ne doit pas porter de laisse ni de muselière et ces accessoires ne doivent être laissés dans la caisse. Il est souvent préférable de faire voyager les chiens à jeun, certains peuvent souffrir de mal des transports. Il est conseillé de disposer dans la caisse une gamelle vide, fixée et accessible sans ouvrir la caisse pour pouvoir donner un peu d'eau au chien lors des escales ou lors de l'attente à la douane.

Comment gérer le stress du chat ?

La caisse de transport est indispensable et réconfortante pour le chat. La plupart du temps, le transport d’un chat se déroule mieux si ce dernier est mis dans une boîte ou un sac destiné à cet usage. Certaines boîtes de transport disposent d’encoches permettant de passer les ceintures de sécurité et ainsi de stabiliser la boîte et de protéger le chat en cas d’accident de la circulation. Si votre chat est peu adaptable, connu pour avoir du mal à modifier ses habitudes, un traitement peut être mis en place de façon préventive. L’utilisation de produits nutraceutiques, seuls ou associés à des phéromones apaisantes ou à de l'aromathérapie peut alors l'aider.

Avant le voyage

La pulvérisation de phéromones ou d'huiles essentielles apaisantes dans la boite permet de rendre plus rapidement ce lieu apaisant. Il est aussi utile de disposer, plusieurs jours avant le voyage, la boîte dans une des pièces de la maison afin que le chat puisse l’explorer, la visiter, voire s’installer à l’intérieur. Si la boîte a été utilisée dans le passé par un autre animal ou par ce même chat mais que le transport s’est mal passé ou faisait suite à une action désagréable (visite chez le vétérinaire par exemple), il faut réaliser un nettoyage soigneux de la cage avant d’appliquer les phéromones ou les huiles essentielles. Les pulvérisations seront effectuées plusieurs jours avant le transport et, le jour du transport, une demi-heure avant d’installer le chat à l’intérieur.

Pendant le voyage

Pendant le voyage, il est inutile de sortir le chat de sa boîte de transport lors des arrêts. La promenade en laisse à l’extérieur pour lui permettre d’uriner est vaine, il ne sera pas capable d’éliminer dans un endroit inconnu, bruyant, rempli d’odeurs d’autres animaux. La remise dans la boîte risque d’être compliquée avec un chat qui aura été paniqué par sa sortie en laisse. Mieux vaut donc le laisser dans sa boîte dans une voiture garée à l’ombre, ou le transporter dans sa boîte sans le sortir si le stationnement à l’ombre n’est pas possible afin d’éviter un coup de chaleur.

Le chat est un animal adapté à la vie désertique et capable de concentrer ses urines plus que d’autres espèces. Il peut rester plusieurs heures sans uriner. Afin de prévenir d’éventuels accidents de malpropreté, et d’éviter au chat de voyager en baignant dans son urine, une serviette éponge ou une alèse jetable peut être disposée sur le sol de la boîte, il sera facile de la retirer, sans avoir à sortir le chat si des souillures apparaissent au cours du voyage. Mettre de la litière sur le sol de la boîte de transport ne représente pas un élément de confort pour le chat qui ne comprend pas pourquoi il est contraint de rester sur son champ d’élimination.
Lors de transport en avion, en train ou en car, le placement du chat dans un dispositif de transport est obligatoire. En train et en car, la boîte de transport est le plus souvent installée aux pieds ou sur les genoux du propriétaire. La taille doit être choisie de façon à ce que le chat puisse se retourner sur lui-même. Un volume supérieur n’est pas un gain de confort.

Prévoir une trousse de secours pour d’éventuelles blessures

Une trousse de soins peut être très utile. Elle va contenir une solution antiseptique à base d’iode ou de chlorhexidine, très efficace contre beaucoup de germes et qui ne pique pas, des compresses, des bandes adhésives pour faire une compression sur une blessure hémorragique en attendant d’aller chez le vétérinaire. On ajoutera du sérum physiologique pour nettoyer les yeux si nécessaire, de la vaseline pour graisser l'extrémité des pattes et empêcher les coupures des coussinets, un thermomètre, un crochet anti-tiques et un traitement efficace contre les puces.

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