Maladie de Lyme : que faire face à une morsure de tiques ?
- Par Samuel Rault, mis à jour le 19/01/2026 à 15h01, publié le 19/01/2026 à 15h01
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Les tiques, acariens mesurant de 1 à 30 mm selon leur état de réplétion, sont vectrices de maladies, notamment la maladie de Lyme. Présentes dans les zones boisées et humides, elles sont particulièrement actives entre 7 et 25 degrés dans la majeure partie des régions françaises.
Comprenez les risques liés à la morsure de tique
La tique Ixodes ricinus peut transmettre une bactérie du genre Borrelia. Le risque de contamination augmente avec le temps de fixation, devenant significatif après 24 heures. Une morsure peut provoquer des réactions locales comme un œdème, des démangeaisons ou une inflammation. Toutefois, toute morsure n'aboutit pas systématiquement à une infection ; il faut que la tique soit porteuse de la bactérie et qu'elle parvienne à la transmettre. Le taux d'infestation des tiques varie de 5 à 20 % selon les zones, l'Alsace et le Limousin étant les régions les plus touchées.
Identifiez les symptômes de la maladie de Lyme
La maladie de Lyme évolue par phases, la première étant caractérisée par l'érythème migrant dans 90 % des cas. Il s'agit d'une rougeur circulaire indolore qui s'étend progressivement autour de la morsure durant le mois suivant. Des signes généraux peuvent accompagner ou constituer les seuls symptômes : fièvre, fatigue, céphalées, douleurs musculaires et articulaires.
En l'absence de traitement antibiotique, la bactérie peut se disséminer et entraîner, des mois ou des années plus tard, des atteintes cardiaques, articulaires, cutanées ou neurologiques.
Retirez correctement la tique
En cas de morsure, extrayez immédiatement la tique à l'aide d'un tire-tique, puis désinfectez la plaie. Il est impératif de ne pas utiliser ses doigts, une pince à épiler ou de l'éther. Ces méthodes risquent de provoquer une régurgitation de la tique, favorisant la transmission de maladies. Une consultation médicale est nécessaire pour les enfants, les femmes enceintes et les personnes fragiles. Les adultes en bonne santé doivent surveiller l'apparition de symptômes durant un mois et consulter si des signes cutanés ou généraux surviennent.
Il faut utiliser un tire tique ou crochet à tique, qui va la retirer sans couper la tête.
Adoptez des mesures de protection efficaces contre les tiques
Pour prévenir les morsures lors de sorties en zones à risque, marchez au milieu des sentiers balisés. Portez des vêtements couvrants et serrés aux extrémités, comme des pantalons longs et des chaussures montantes.
Au retour, inspectez minutieusement votre corps et celui des enfants pour détecter toute présence de tiques. La protection mécanique reste la base de la prévention contre les agents infectieux.
Utilisez les répulsifs et insecticides avec précaution
Appliquez des répulsifs sur les zones de peau découvertes en cas d'exposition prolongée. Les molécules disponibles incluent le DEET, l'icaridine, l'IR3535 (préférable chez l'enfant) ou le citriodiol naturel. Ces produits sont toxiques par voie orale et doivent être manipulés par un adulte, en évitant les mains des enfants et le visage. Attendez 20 minutes après l'application d'une crème solaire avant d'utiliser un répulsif. Des insecticides à base de perméthrine à 4 % peuvent également être appliqués sur les vêtements dès l'âge de 2 ans.
A retenir
La prévention des morsures de tiques est primordiale et repose sur une protection mécanique associée, si besoin, à des répulsifs. Si toute morsure ne conduit pas à la maladie de Lyme, la vigilance reste de mise : les populations fragiles doivent consulter et les autres surveiller l'apparition de signes précoces pour instaurer une antibiothérapie si le lien est avéré.