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Kératose actinique : causes, symptômes et traitement

  • Par Myriam Gorzkowski, mis à jour le 29/03/2024 à 09h03, publié le 02/02/2023 à 11h02
  • Temps de lecture : ~ 0 minutes
Kératose actinique : causes, symptômes et traitement
KA ou Kératose Actinique est une lésion précancéreuse de la peau résultant d’une trop grande fréquence d’exposition aux UV. Elle apparaît sur les zones du corps constamment exposées révélant un manque de protection solaire. Pharma GDD vous informe et vous sensibilise sur le risque de développer des kératoses actiniques faute de protection, en cas de phototype très clair, de traitements immunosuppresseurs et de métiers principalement d’extérieur. Nous vous présentons le profil des lésions, les causes de son apparition, le diagnostic et les traitements existants pour soigner les kératoses actiniques. Nous verrons également les conséquences qu’elles peuvent engendrer et les solutions pour les prévenir. 

Qu’est-ce que la kératose actinique ?

La kératose actinique ou kératose solaire est une lésion précancéreuse commune qui se forme sur la peau fragilisée par une exposition chronique aux rayons ultraviolets du soleil ainsi que le bronzage artificiel. Kératose signifie épaississement de la couche cornée de l'épiderme et actinique « induit par le soleil ». La kératose actinique est la conséquence d'une exposition à long terme aux rayons UV, signifiant qu'il existe un risque plus important d'en développer d'autres ainsi qu'un cancer de la peau. En effet, les kératoses actiniques peuvent se transformer en carcinomes épidermoïdes qui peuvent dans certains cas être invasifs. La kératose actinique est une maladie chronique qui affecte principalement les personnes âgées de plus de 60 ans.

Les kératoses actiniques se présentent sous forme de petites plaques de peau sèche, squameuses ou croûtées, de couleur rouge, brun clair ou foncé, blanche, rose chair ou encore d'une combinaison de couleurs, pouvant également être saillantes. Ces lésions se repèrent plus facilement au toucher qu'à la vue. La kératose actinique apparaît sur les zones fréquemment exposées comme le visage, le cuir chevelu, les lèvres, les oreilles, le cou, les épaules, le dos des mains et les avant-bras. Il ne faut pas confondre les kératoses actiniques et les kératoses séborrhéiques. Les kératoses séborrhéiques sont cireuses et collées sur la peau et peuvent prendre l'apparence des kératoses actiniques. La différence réside dans le toucher rugueux et granuleux des squames et de l'érythème propre aux kératoses actiniques. De plus les kératoses séborrhéiques peuvent apparaître sur les zones du corps non exposées au soleil et ne sont pas précancéreuses. 

Quelles sont les causes d’une kératose actinique ?

La kératose actinique repose sur l’épuisement du capital soleil. En effet, les dommages du soleil sont cumulatifs. Plus un individu passe de temps au soleil année après année, même durant de brèves périodes, plus les risques de développer des kératoses actiniques sont élevés. Il en va de même avec les rayons émis par les appareils de bronzage artificiel particulièrement dangereux, car ils potentialisent le risque de développer des kératoses actiniques, mais aussi tous les types de cancers cutanés. Le photovieillissement induit par les rayons UV détruit le collagène de la peau provoque des rides grossières, une texture rugueuse et cartonnée, une pigmentation marbrée et une lentiginose qui se caractérise par de larges points ressemblant à des taches de rousseur, un teint jaunâtre et des télangiectasies.
 

Les facteurs aggravant la survenue d’une kératose actinique

La kératose actinique relève des multiples expositions non protégées aux rayons du soleil ou des cabines de bronzage artificiel. Cela concerne en particulier chez les personnes à la peau claire, au cuir chevelu chauve ou la chevelure clairsemée, celles qui travaillent à l'extérieur au soleil et qui ont eu beaucoup de coup de soleil. La situation géographique est également un critère. Plus l'ensoleillement est intense, plus le risque de développer des kératoses actiniques est élevé. Il faut cependant se méfier du temps couvert, car quel que soit le climat, quiconque passe la majeure partie du temps à l'extérieur sans protection solaire risque de développer une ou plusieurs kératoses actiniques, parce qu'environ 80% des rayons peuvent traverser les nuages. Les personnes ayant un système immunitaire affaibli par certaines maladies ou par un traitement médical sont également davantage concernées.   

Le diagnostic d'une kératose actinique

L'examen clinique s'appuie sur l'aspect visuel et tactile. Le professionnel de santé remarque des lésions rugueuses et squameuses via la palpation. Une dermatoscopie vient confirmer le diagnostic. Le dermatologue va via un dermatoscope pouvoir distinguer les kératoses actiniques menaçantes par un aspect évocateur en forme de fraise et le risque de transformation en carcinome épidermoïde avec un aspect de starbust vasculaire (en forme d'étoile).  

Comment soigner une kératose actinique ?

Il arrive que la kératose actinique disparaisse spontanément, mais cela reste très rare. Il existe plusieurs options de traitement qui varient en fonction du nombre des lésions, de leur localisation et de l'étendue des photo-lésions. 

La thérapie ciblée sur les lésions

La thérapie ciblée sur les lésions est proposée si le patient ne présente que quelques kératoses actiniques. Cette méthode consiste à enlever par curetage (grattage à l'aide d'une curette) ou par cryochirurgie via de l'azote liquide. Ces méthodes vont cependant augmenter le risque de cicatrices. Le dermatologue détruit la lésion par le froid directement dans son cabinet médical. Pour cela, il projette un jet d'azote liquide sur la lésion pour assurer une destruction locale. Quasi indolore, cette technique se réalise sans anesthésie. La zone va d'abord rougir puis se nécroser sous forme de croûte qui tombera quelques jours plus tard.

La thérapie par traitement local

Un traitement topique est appliqué sur des zones atteintes plus étendues ou diffuses. Parmi ce type de traitement, on retrouve la crème topique au fluorouracile (5-FU) et la crème à l'imiquimod pour le traitement médicamenteux de première intention. Ces traitements peuvent provoquer une inflammation se manifestant par une rougeur et une desquamation ainsi qu'une douleur durant le traitement, c'est-à-dire 1 à 2 semaines.

La thérapie par la lumière

Le patient peut également avoir recours à la thérapie par la lumière via un traitement à base de crème renfermant des substances associées à une exposition à une lumière artificielle que l'on appelle la photothérapie dynamique. En cas de lésions de kératoses actiniques multiples, le produit présent dans la crème appliquée est transformé dans la peau en photosensibilisant. Cela a pour but après irradiation de la lésion d’entraîner une réaction phototoxique, responsable de la destruction de la lésion.

Comment éviter la kératose actinique ?

Il est primordial d'appliquer une photoprotection en cas de risque de développer une kératose actinique et après le diagnostic médical. L'application quotidienne sur les zones exposées aux ultraviolets a démontré son efficacité dans la prévention de l'apparition des kératoses actiniques et la survenue de carcinome. Il semblerait que la vitamine PP apporte une efficacité dans la prévention des kératoses actiniques. Selon certaines études, la prise de nicotinamide (vitamine B3 ou PP) per os serait efficace et sans danger pour réduire le nombre de nouveaux cancers cutanés autres que les mélanomes et le nombre de lésions de kératose actinique chez les patients présentant un risque élevé de cancer cutané. Des produits solaires spécial kératose actinique comme Actinica le produit Galderma Dermatologiques assurent une protection efficace, mais il est important de renouveler régulièrement l'application et d'éviter l'exposition solaire. Il sera également conseillé de porter un chapeau, des vêtements adaptés avec un tissu anti-UV et des manches longues. 



Ces protections solaires sont des dispositifs médicaux qui renferment un puissant antioxydant nommé pré-tocophéryl. Ils renferment pour certains de la photolyase, une enzyme extraite d'une algue qui, une fois déposée sur la peau et activée par la lumière est capable de réparer les dommages causés par les rayonnements solaires à l'ADN cutané. Ces protections solaires sont élaborées sans filtre minéral, car ces derniers sont incompatibles avec certains traitements de la kératose actinique. Ces protections solaires sont disponibles en diverses textures, lotion, fluide, crème ou stick selon les préférences d'utilisation et conviennent à toutes zones cutanées même le cuir chevelu.

carcinome
Source : Dermato-info

Le carcinome épidermoïde cutané (CEC) ou carcinome spinocellulaire est la deuxième forme la plus courante de cancer cutané. Son appellation de cancer cutané permet de l'identifier comme un cancer de la peau afin de le différencier des cancers épidermoïdes qui peuvent survenir à l'intérieur du corps. Les carcinomes peuvent apparaître comme des plaques rouges squameuses, une peau rugueuse, épaissie ou ressemblant à des verrues ou des excroissances en relief avec une dépression au centre. Ils forment parfois une croûte, engendrant des démangeaisons ou des saignements. Les carcinomes épidermoïdes sont facilement soignés, mais faute de traitement, ils peuvent défigurer et devenir dangereux, voire mortel. Les formes invasives peuvent se développer dans des couches plus profondes de la peau et dans d'autres parties du corps. 90% des cancers cutanés dont les carcinomes basocellulaires et les carcinomes épidermoïdes, hors mélanome sont induits par l'exposition aux rayons UV du soleil. En cas de diagnostic révélant un carcinome épidermoïde, il est important d'être attentif à tous changements et d'être régulièrement suivi par un dermatologue. Il est impératif de s'examiner de la tête aux pieds afin de rechercher de nouvelles lésions ou un changement en cours comme un saignement ou aucune guérison. Un examen professionnel de la peau effectué par un spécialiste qualifié tous les ans doit être associé à une protection anti-UV à large spectre plus à un chapeau et des lunettes de soleil. Les personnes atteintes du VIH, celles qui sont sous traitement de chimiothérapie et d'autres utilisant des médicaments immunosuppresseurs pour des maladies auto-immunes sont davantage concernées. Cela concerne également les receveurs de transplantation d'organes sous médicaments anti-rejets dont le risque est 100 fois plus important de développer un carcinome épidermoïde.

À retenir

Les kératoses actiniques sont le résultat de plusieurs facteurs de risque. Peau claire, déficit du système immunitaire, de nombreuses expositions au soleil ou en cabine de bronzage artificiel et l’absence de protection solaire. La prévention, la protection, peu d’exposition solaire et la surveillance de la peau sont les seules solutions pour réduire le risque de développer des kératoses actiniques qui peuvent ensuite se développer en cancers épidermoïdes plus ou moins graves.  

Source :
http://www.minerva-ebm.be/FR/Article/2038#:~:text=Les%20auteurs%20concluent%20que%20la,risque%20%C3%A9lev%C3%A9%20de%20cancer%20cutan%C3%A9.