Comment se raser ou entretenir sa barbe ?

Garder la barbe ou se raser de près? Aujourd’hui, les codes de la société ne contraignent plus les hommes et ceux-ci choisissent le look qui leur convient. Les uns choisiront d’éliminer jusqu’au moindre poil quand les autres arboreront une barbe fournie, soigneusement taillée et entretenue avec soin. On peut toujours adopter un nouveau style, retailler sa barbe ou améliorer son rasage. Un grand nombre de produits et de techniques permettent de répondre à tous les besoins et notamment d’apaiser les irritations survenues à cause du feu du rasoir. Grâce à Pharma GDD, découvrez les solutions et les astuces existantes !

Le rasage

C’est l’un des gestes d’entrée dans l’adolescence pour beaucoup d’hommes. On suit l’influence de sa famille, ou on innove, intrigué par une publicité… Chacun sa manière, chacun ses outils.

Avant le rasage

Pour maximiser l’efficacité de la coupe et minimiser les irritations et les coupures, il faut préparer les poils au rasage. On rappellera qu’un poil simplement hydraté pendant 3 minutes voit la force nécessaire pour le trancher diminuée par 2,5.
Le poil de barbe est composé d’un follicule pileux situé sous la peau, et d’une tige couverte de sébum. C’est cette tige que le passage du rasoir va sectionner. Mais passer une lame, aussi tranchante soit-elle, sur le visage ne conduirait qu’à des coupures et des poils peu tranchés.
Idéalement, le poil doit être amolli et dressé. Amolli pour être plus facilement tranché, et dressé pour ne pas se coucher au passage de la lame. Enfin, la peau elle-même doit être protégée et ne pas présenter d’aspérités quelconques.
Les produits de préparation au rasage ont été élaborés pour répondre à ces exigences.

Le savon à barbe
C’est l’un des moyens les plus traditionnels pour préparer la peau au rasage. C’est un savon spécial, destiné spécifiquement au rasage ; un savon pour le corps ne convient pas pour cet usage.
Ce savon produit, une fois travaillé à l’aide d’un blaireau humide, une mousse abondante. Le blaireau, nommé ainsi parce qu’il était à l’origine en soies (des poils) de blaireau, est une brosse que l’on humecte avant de la passer sur le savon.
La mousse est travaillée et déposée sur le visage par le blaireau. Le mouvement aura pour effet d’exfolier (d’éliminer les peaux mortes) la peau, permettant une glisse sans accrocs des lames lors du rasage.
Elle débarrassera le poil de barbe du sébum qui l’entoure, le gonflera, l’amollira tout en le maintenant droit, pour faciliter son tranchage.
L’avantage du savon à barbe est son bas coût : s’il est parfois plus cher à l’achat qu’une mousse à raser en tube, il a une plus longue durabilité ; un seul pain dure plusieurs mois. Les inconvénients sont le matériel de départ à acquérir (blaireau, pot à rasage), le « coup de main » à prendre pour faire convenablement monter la mousse, et le temps nécessaire pour l’obtention une belle mousse, temps qui nous manque parfois le matin avant d’aller au travail.

La crème à raser
Elle fonctionne sur le même principe que le savon, mais elle est d’un usage plus facile car prête à l’emploi, ce qui la rend idéale pour ceux qui débutent. Elle conviendrait également mieux aux peaux sensibles.

L’huile de rasage
C’est une méthode ancienne de préparation au rasage qui revient à la mode. Nos ancêtres utilisaient parfois l’huile d’olive avant de se raser. Aujourd’hui, les huiles disponibles sont améliorées pour une plus grande efficacité. On en distingue deux types : celles qui se mettent avant le savon ou la mousse, en étape de préparation supplémentaire, et celles qui remplacent savon ou mousse.

Les mousse et gel de rasage
La mousse à raser a été inventée dans les années 50. Il s’agit d’une émulsion contenue dans une bombe et propulsée par un gaz. Elle permet d’obtenir une mousse de savon à raser efficace très rapidement, supprimant l’étape du « montage » au blaireau et au savon traditionnel. C’est un gain de temps appréciable. Autre avantage : la bombe de mousse à raser est souvent plus facile à ranger et transporter que le pain de savon, le pot et le blaireau, accessoires indispensables du rasage traditionnel.
A la différence de la mousse, qui se forme instantanément une fois expulsée de la bombe, le gel à raser ne « gonfle » qu’après un certain laps de temps : il se dépose sur les doigts et s’applique sur le visage, puis « monte ».

Gels, mousses et savons ont un dernier avantage : ils offrent un suivi de son rasage, en permettant d’identifier d’un coup d’œil les zones où le rasoir n’est pas passé.
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Se raser

Une fois la peau préparée, le rasage peut avoir lieu. Il s’effectue avec un rasoir ou une lame la plus tranchante possible, le poil de barbe demandant 3 fois plus de force pour être sectionné que le cheveu. Plusieurs outils de rasage sont disponibles, certains anciens, d’autres plus modernes. A vous d’essayer et de trouver celui qui vous convient le mieux.

Le rasoir mécanique

C’est la forme de rasage la plus ancienne. Le principe est d’une grande simplicité : une lame tranchante coupe le poil. Nos aïeux utilisaient le célèbre rasoir droit, ou « sabre », plus communément appelé « coupe-choux » (l’équivalent japonais est le kamisori, parfois utilisé en Occident par les puristes/passionnés). Il s’agit d’un rasoir à la lame extrêmement tranchante se repliant dans le manche au repos. S’il est efficace, son maniement ne tolère aucune erreur : un mauvais geste et il est susceptible d’entailler la peau et de sectionner un nerf ou une carotide ! Son entretien est particulièrement exigeant : l’instrument s’affûte sur une bande de cuir et s’aiguise à la pierre. Bref, à réserver aux connaisseurs.
La shavette, parfois utilisée par les coiffeurs-barbiers, a la même forme générale que le coupe-choux, mais s’en distingue par le fait que sa lame n’est pas fixe mais changeable. Elle se glisse dans   une fente qui ne laisse saillir qu’une petite partie du tranchant. Ainsi, elle ne risque pas d’entailler profondément les chairs en cas d’erreur. C’est une bonne manière de s’initier au maniement du coupe-choux pour ceux qui le souhaitent.
Au début du XXe siècle, Gillette invente le rasoir dit « de sûreté ». Un manche supporte un système de rabot comprenant une lame qui n’émerge que de quelques millimètres. Le « rabot » glisse sur la peau et la lame de rasoir associée sectionne les poils. L’outil est d’une grande efficacité tout en étant sécurisant.
Ce type de rasoir va connaître un grand succès et de multiples déclinaisons. Les fabricants rivalisent d’ingéniosité pour élaborer des produits toujours plus efficients et confortables.

On peut en distinguer trois grands types :

- Le rasoir de sûreté (ou de sécurité) que l’on pourrait qualifier de classique.
La tête du rasoir se démonte pour accueillir une lame. Une fois remonté, le rasoir est prêt à l’usage. Ce type de rasoir, cher à l’achat, est généralement en métal. Il a l’avantage d’être durable et de ne pas générer de déchets.

- Le rasoir jetable.
La tête du rasoir jetable contient déjà la ou les lames et, une fois celle-ci émoussée, le rasoir doit être intégralement jeté. Ces rasoirs sont souvent d’un prix bas et facile à transporter.

- Le rasoir rechargeable.
Le rasoir est constitué d’un manche sur lequel se fixe une tête contenant les lames. Ici, c’est la tête qui se change une fois les lames hors d’usage. Ces rasoirs rechargeables intègrent de nombreuses innovations : dispositifs faisant pivoter la tête pour lui permettre de mieux épouser les courbes du visage, bandes lubrifiantes ou libérant des extraits végétaux pour apaiser la peau… Ces têtes incorporent maintenant plusieurs lames, ce qui leur permet un maximum d’efficacité en un seul geste, contribuant ainsi à minimiser le nombre de passages sur la peau et donc l’irritation associée.
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Le rasoir électrique

Le rasoir électrique fonctionne différemment du rasoir mécanique. Il ne doit pas être confondu avec la tondeuse à barbe. Dans le rasoir électrique, une grille de protection perforée recouvre la tête du rasoir qui contient une lame tranchante. La face extérieure de la grille est placée contre la peau du visage. Les poils « pris » dans les trous sont sectionnés par le passage de la lame qui longe la face interne de la grille. Le rasoir électrique est d’une grande sécurité. En contrepartie, le poil n’est pas coupé d’aussi près de la peau qu’avec un rasoir mécanique. Des gels spécifiques au rasoir électrique permettent de préparer la peau.

Les bons gestes

On l’a vu, la peau doit être préparée avant le rasage. Idéalement, elle doit être hydratée et ses pores dilatés. Appliquer une serviette chaude sur le visage ou, plus simplement, se raser pendant ou après la douche permettent d’obtenir ce résultat. Une fois la mousse (de savon, de crème ou de bombe) appliquée, il faut attendre quelques dizaines de secondes qu’elle fasse son effet et résister à la tentation de raser immédiatement. Idéalement, il faut masser la peau couverte de mousse, soit à l’aide du blaireau, soit avec les doigts.
Lors du passage du rasoir, quel que soit le modèle choisi, il est inutile d’exercer une pression en « poussant » le rasoir sur la peau. Le geste doit être doux. Le rasage se fait en suivant le sens du poil. Il faut « tirer » la peau pour assurer une efficacité maximale du rasage. Il est parfois conseillé un second passage à rebrousse poil sur les zones où les poils ont résisté au premier passage.

L’après rasage

Après le rasage, l’application d’eau froide ou d’une lotion astringente permet de resserrer les pores. La pierre d’alun et diverses lotions permettent d’hydrater la peau et d’apaiser la sensation de feu provoquée par le passage des lames. Parfois, ces lotions désinfectent la peau lésée par de petites coupures survenues lors du rasage.Enfin, alliant l’utile à l’agréable, ces lotions peuvent être agréablement parfumées.
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Les problèmes liés au rasage

Tous les rasages ne se déroulent pas parfaitement, et divers problèmes peuvent être constatés une fois la mousse ôtée. Et pour les personnes souffrant d’acné et de verrues sur le visage, le rasage n’est pas une affaire facile.

Irritations et coupures

On passe la serviette, elle revient marquée par une goutte de sang. C’est le signe que l’on s’est coupé. Ces estafilades sont généralement sans gravité. Des petits pansements discrets sont disponibles pour les refermer. La pierre d’alun ayant des propriétés hémostatiques, elle aide aussi à la cicatrisation des micro-coupures.
Lorsque la coupure survient sur un grain de beauté, il faut désinfecter la lésion et prendre rendez-vous chez un dermatologue pour le contrôle.
Quelques minutes après le rasage, une éruption cutanée peut apparaître sur certaines parties du visage. C’est la conséquence d’une irritation causée par une préparation insuffisante ou par des produits, gestes et lames inadaptés. Il ne faut pas hésiter à varier savons, mousses, lames ou têtes jusqu’à trouver la bonne combinaison. La phytothérapie et l’aromathérapie offrent des solutions, grâce à l’aloe vera ou aux huiles essentielles de coco, de menthe poivrée, de lavande ou d’arbre à thé (tea tree).
Les rasoirs électriques émettraient des particules de nickel (et autres métaux), ils peuvent déclencher une réaction chez les personnes qui y sont allergiques.

Acné et verrues

Le rasage des visages marqués par l’acné demande du doigté… Et des produits adaptés. Privilégiez le rasoir électrique. Si vous utilisez un rasoir mécanique, ne faites qu’un seul passage et utilisez une mousse ou un gel contenant un antiseptique. Des solutions contre l’acné, pour traiter le problème de fond, existent. Consultez notre fiche Comment traiter l’acné ?
En cas de verrues, mieux vaut éviter tout contact de la lame du rasoir avec l’excroissance cutanée, pour limiter leur dissémination. Là encore, des solutions anti-verrues existent, consultez la fiche Traiter une verrue : quelles solutions ?

Pseudofolliculite de la barbe

Le rasage provoque parfois des « boutons de rasage », ou pseudofolliculite de la barbe. Le poil se recourbe et la pousse se fait vers la peau, suscitant une inflammation. Dans certains cas, il faut un traitement antiseptique. Des solutions pour assainir la peau et limiter l’apparition des poils incarnés sont disponibles.
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Ce problème de poils incarnés concerne plus particulièrement les personnes à la peau noire. Il ne faut pas tenter l’épilation de ces poils. L’une des solutions est le port de la barbe. Si celle-ci ne convient pas, un rasoir électrique ou à la tondeuse permettra d’obtenir une coupe courte, ne laissant qu’un millimètre de poil. Le rasoir mécanique est à proscrire.
Ultime solution : l’épilation laser.

La barbe

De la barbe de trois jours à la barbe de Sébastien Chabal, aujourd’hui, tous les styles s’arborent. Mais il en va de la barbe comme de la coiffure, elle doit être entretenue et travaillée, l’allure hirsute étant en général rédhibitoire.

La taille de la barbe

La taille de la barbe, pour lui donner la forme rêvée, exige un peu de matériel. L’outil principal est la tondeuse à barbe électrique. Elle tranche le poil grâce aux frottements de deux lames à dents. Par sécurité et pour garantir une épaisseur de coupe homogène, ces tondeuses sont fournies avec des sabots, des dispositifs semblables à des peignes de différentes épaisseurs, écartant la peau des lames. Certaines tondeuses ont un unique sabot mobile réglable.
Une shavette ou un rasoir mécanique, d’une plus grande précision qu’un rasoir multi-lames, est nécessaire pour les finitions.
Pour détourer certaines zones du visage, il existe un outil de délimitation des contours pour éviter un loupé. Le tablier adhérant au miroir permet de recueillir les poils coupés et évite la corvée de nettoyage après la taille d’une barbe.
L’hybride OneBlade de Philips permet et la taille grâce à ses sabots, le rasage et les finitions en un seul outil.

L’entretien de la barbe

La barbe a poussé, on est allé chez un barbier pour trouver son style, et comme lorsque l’on sort du salon de coiffure, l’envie de faire durer le résultat obtenu traverse l’esprit. Comment entretenir sa barbe ? Brosse, peigne, huiles et autres baumes s’imposent.
La brosse nettoiera et débarrassera la barbe de ses poils morts et autres impuretés tout en la démêlant en douceur après la douche.
Le poil de barbe est normalement, comme la peau, recouvert de sébum. Cette substance, naturellement sécrétée par le corps, joue un rôle important dans la souplesse du poil. C’est aussi lui qui est responsable de l’effet « gras » de la barbe. Pour éliminer cet effet et renforcer son action, l’huile pour barbe est indispensable. Elle nourrit et hydrate tant les poils que la peau, apaisant les démangeaisons. Le baume a le même effet mais permet en plus de « sculpter » sa barbe. Quant à la cire à moustaches, elle a un effet fixateur. Baume et huile donneront un volume bienvenu à la barbe.
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Barbe fournie ou peau vierge de tout poil, tous les styles sont acceptés, l’essentiel est dans la qualité de l’entretien ou du rasage. Les produits proposés aujourd’hui permettent à la fois un travail efficace et une irritation minimale. Il suffit de trouver les outils et solutions qui conviennent à sa peau.