Les
hémorroïdes désignent les veines situées au niveau du rectum et de l'anus. La pathologie, souvent appelée
crise hémorroïdaire, touche un Français sur trois au cours de sa vie, hommes comme femmes, avec un pic entre 45 et 65 ans. La grossesse constitue fréquemment un facteur déclenchant de cette affection.
Identifiez l'origine et les symptômes de la pathologie
Deux mécanismes expliquent la genèse des crises : une augmentation excessive du débit sanguin lors de l'exonération ou de la prise d'alcool, et un relâchement ou une rupture du tissu de soutien lors d'efforts prolongés liés à la
constipation. On distingue les
hémorroïdes internes, situées dans le rectum et pouvant s'extérioriser (prolapsus), des
formes externes situées autour de l'anus. Les symptômes principaux incluent la douleur inflammatoire, parfois liée à une thrombose (caillot), des rectorragies ou saignements consécutifs à la défécation, ainsi que des suintements.
Appliquez des traitements médicamenteux locaux
Pour soulager la douleur, utilisez des crèmes ou suppositoires contenant des anesthésiques locaux comme la lidocaïne, la pramocaïne ou la quinisocaïne. Ces produits agissent en quelques minutes pour une durée de une à quatre heures. Certaines spécialités intègrent des
antiseptiques ou des agents cicatrisants tels que les oxydes de titane et de zinc. Les carraghénates sont également utilisés pour former un film favorisant l'exonération. L'enoxolone, associée à la benzocaïne et à un veinotonique, aide à limiter l'inflammation. Notez que les suppositoires sont privilégiés pour les formes internes, tandis que les formes locales limitent les effets secondaires généraux.
Maintenez une hygiène rigoureuse et utilisez le froid
Il est primordial de réaliser une
toilette soigneuse matin et soir avant l'application de tout traitement. Des produits spécifiques existent pour l'hygiène locale en cas de crise. Pour obtenir un soulagement, vous pouvez appliquer du
froid sous forme de compresses ou effectuer des bains de siège à l'eau froide. En revanche, l'utilisation de laxatifs locaux, tels que les suppositoires ou les lavements, n'est pas recommandée dans ce cadre thérapeutique.
Privilégiez les traitements généraux et l'apport en fibres
Les
médicaments phlébotropes, d'origine végétale (esculoside, rutoside, hespéridine) ou synthétique (diosmine, troxérutine), augmentent la résistance des vaisseaux. Ils s'utilisent à forte posologie sur quelques jours uniquement. Pour la douleur, le paracétamol ou des anti-inflammatoires sont indiqués en l'absence de contre-indications. Parallèlement, régularisez votre transit en augmentant l'apport en
fibres alimentaires et l'hydratation. En cas d'efficacité insuffisante, un traitement par lubrifiant, comme l'huile de paraffine, ou par laxatif osmotique peut être envisagé pour faciliter l'exonération.
Adaptez votre hygiène de vie et consultez un médecin
Pendant les crises, il est nécessaire de supprimer l'alcool, les épices, le café et le thé. Si la maladie se chronicise, des interventions instrumentales (sclérose, photocoagulation, ligature élastique) ou chirurgicales pour exciser un thrombus peuvent être pratiquées. Une visite médicale est initialement indispensable pour établir le diagnostic et éliminer d'autres pathologies. Signalez à votre médecin toute crise persistante, douleur permanente, écoulement purulent ou modification des symptômes.