La vaccination contre la coqueluche des femmes enceintes en 5 questions

  • Par Samuel Rault, mis à jour le 16/06/2022 à 14h06, publié le 05/05/2022 à 14h05
  • Temps de lecture : ~ 0 minutes
La vaccination contre la coqueluche des femmes enceintes en 5 questions
La vaccination contre la coqueluche est recommandée aux femmes enceintes. C’est le moyen de protéger le nouveau-né de cette maladie très contagieuse et qui peut être grave, voire mortelle, pour le nouveau-né et le nourrisson dans ses premières semaines de vie.

Qu’est-ce que la coqueluche ?

La coqueluche fait partie des maladies infantiles. C'est une infection des voies respiratoires hautement contagieuse. Elle est responsable de quintes de toux fréquentes et prolongées. C'est une maladie grave lorsqu'elle survient chez les nourrissons et les personnes fragiles. En France, la coqueluche continue à circuler via les adultes et les nourrissons non vaccinés (car ils sont trop jeunes pour être immunisés) risquent d’être infectés. Plus de 90% des décès par coqueluche surviennent au cours des 6 premiers mois de vie et notamment au cours des 3 premiers mois.

Pourquoi la vaccination contre la coqueluche chez les femmes enceintes est recommandée par la HAS ?

Une directive de la Haute Autorité de Santé d’avril 2022 recommande aux femmes enceintes de se faire vacciner contre la coqueluche pour protéger leur nouveau-né. La coqueluche peut être grave, voir mortelle, dans les premiers mois de la vie. La HAS recommande la vaccination des femmes enceintes pour protéger le nouveau-né avant qu’il soit vacciné. C’est le moyen de renforcer leur protection dès leur naissance et dans les premiers mois de leur vie.
Il faut savoir que la vaccination des nourrissons contre la coqueluche est indiquée à partir de l’âge de deux mois mais elle commence à protéger le nourrisson seulement à partir de l’âge de trois mois, laissant ainsi une fenêtre de contamination possible d’au moins 8 à 12 semaines.
Ainsi, la vaccination contre la coqueluche pendant la grossesse confère aux nouveaux-nés et nourrissons une double protection. Elle les protège par le passage d’anticorps anticoquelucheux via le placenta mais elle les protège aussi en prévenant la contamination directe par la mère qui est la première source d’infection des petits nourrissons.

La vaccination a-t-elle démontrée son efficacité et est-elle bien tolérée ?

Les données recueillies depuis plus de 10 ans à l’étranger ont montré une réduction du nombre d’hospitalisations et de la mortalité due à la coqueluche chez les enfants de zéro à deux mois.
Par ailleurs, les différentes études montrent que la vaccination présente un bon profil de tolérance et n'est pas associée à un risque accru d'événements indésirables chez la femme enceinte, le fœtus ou le nouveau-né

A quel moment de la grossesse est-il conseillé de se faire vacciner ?

La Haute Autorité de Santé recommande la vaccination contre la coqueluche chez la femme enceinte à partir du deuxième trimestre de grossesse, en privilégiant la période entre 20 et 36 semaines d’aménorrhée (absence de règles) afin d’assurer une protection optimale du nouveau-né.

Doit-on se faire vacciner à chaque grossesse ?

La Haute Autorité de Santé recommande que la vaccination contre la coqueluche soit effectuée à chaque grossesse. Une femme ayant reçu un vaccin contre la coqueluche avant sa grossesse doit également être vaccinée pendant la grossesse en cours afin de s'assurer que les anticorps transférés par le placenta soient suffisamment nombreux pour protéger son nouveau-né.

En l’absence de vaccination de la femme enceinte pendant la grossesse, la vaccination est recommandée pour la mère en post-partum immédiat, avant la sortie de la maternité, même si elle allaite. Dans ce cas, la vaccination contre la coqueluche est également recommandée pour l'entourage du nouveau-né (parents, fratrie, grands-parents et autres personnes susceptibles d’être en contact étroit et durable avec le futur nourrisson au cours de ses six premiers mois). Cette vaccination doit être réalisée au plus tard à la naissance de l’enfant.

Source : Haute Autorité de Santé

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