Avant de partir à l’assaut des sommets, le point sur le mal des montagnes

  • Par Samuel Rault, mis à jour le 28/07/2022 à 09h07, publié le 07/07/2022 à 14h07
  • Temps de lecture : ~ 0 minutes
Avant de partir à l’assaut des sommets, le point sur le mal des montagnes
C’est décidé, cette année, après un entraînement adapté, je pars en haute montagne. Mais est-ce que je risque d’avoir le mal des montagnes et surtout comment vais-je pouvoir appréhender les premiers signes et adopter la bonne conduite pour ne prendre aucun risque pour ma santé ?

Qu’appelle-t-on mal des montagnes ?

Le mal aigu des montagnes affecte les personnes qui montent en haute altitude. Il est provoqué par une mauvaise oxygénation du corps liée à la diminution de la pression d'oxygène dans l'air (plus l'altitude est élevée, plus la pression d'oxygène baisse). Ce mal des montagnes apparaît surtout durant les 4 premiers jours suivant l’arrivée en altitude.

Quels sont les symptômes ?

Les signes surviennent en général pour des altitudes supérieures ou égales à 3000 m et chez des sujets particulièrement sensibles. Les premiers signes se caractérisent par un essoufflement, une fatigue, des vomissements, une accélération de la fréquence cardiaque, des nausées, des maux de tête….         
Il est recommandé de stopper l'ascension lorsque les premiers symptômes apparaissent. En cas de mal d'altitude léger, il est conseillé sont de se reposer très souvent et de prendre des comprimés d'analgésiques contre les maux de tête (paracétamol).

Si les troubles persistent ou s’accentuent, le repos est de rigueur et il faut prévoir la descente à un niveau inférieur : le fait de descendre de 400/500 m est souvent suffisant pour une amélioration spectaculaire des troubles. Si les troubles persistent et s’aggravent, il ne faut surtout pas poursuivre son ascension au risque de voir apparaître de graves complications (œdème pulmonaire, voire coma).

Comment prévenir le mal des montagnes ?

La meilleure mesure de prévention pour éviter le mal des montagnes est de laisser le temps à l’organisme de s’accoutumer à une altitude plus élevée. Il faut toujours progresser lentement et commencer par une altitude de 2700 m puis laisser le temps à l’organisme de s’accoutumer. Ensuite, il faut monter petit à petit et ralentir si l’on se sent fatigué ou essoufflé et ne pas monter plus de 900 mètres par jour et pas plus de 300 mètres au-delà de 3700 m. L’important si l’on grimpe haut et de dormir plus bas. Si l’on dort à une altitude trop élevée, le taux d’oxygène dans le sang peut tomber encore plus bas. On privilégie également de passer 2 nuits tous les 3 jours à la même altitude.

L'effort physique envisagé doit être en rapport avec la capacité physique et donc l’entraînement préalable. La préparation du voyage doit intégrer la prévention avec une progression en dent de scie adoptée par la plupart des expéditions. Comme lors de tout effort physique, il est également recommandé de s'hydrater, de s'alimenter sans excès, de ne pas fumer, et de ne pas boire d'alcool. L'équipement de lutte contre le froid doit être adapté. Enfin la susceptibilité individuelle peut être dépistée par de courts séjours en montagne au-dessus de 3000 m.

Quels sont les médicaments à emporter ?

Mieux vaut consulter un médecin avant de partir habilité à prescrire des médicaments pour surmonter le mail aigu des montagnes en plus du paracétamol pour les maux de tête. Les remèdes homéopathiques peuvent faire partie de la trousse pharmaceutique lors d’un trek. Ils sont peu encombrants, peu fragiles et stables au froid et à la chaleur. Leur absorption sous la langue les rend faciles à prendre quelles que soient les circonstances.
En cas de symptômes (maux de tête, fatigue, absence d’appétit, nausées, vertiges, insomnie, gonflement localisé), on peut utiliser Coca 7 CH, 3 granules 3 fois par jour.
Plus les symptômes sont aigus, plus il faut répéter la prise du médicament (par exemple 3 granules toutes les 30 minutes). Ensuite on espace les prises du médicament dès que l’amélioration apparaît.

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