Belara pilule contraceptive

Pilule contraceptive

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BELARA est un CONTRACEPTIF HORMONAL ORAL. Lorsque les contraceptifs oraux contiennnt deux hormones  comme dans BELARA, ils sont appelés "Contraceptif Oral Combiné" (COC). Les 21 comprimés de la plaquette contiennent les mêmes quantités d'hormones, c'est pourquoi BELARA est une contraception monophasique.

Les contraceptifs oraux comme BELARA ne vous protègent pas du Sida ou des autres affections sexuellement transmissibles. Seuls les préservatifs vous en protègent.


Conditionnement : boîte de 3 plaquettes de 21 comprimés.



Pour connaître les mises en garde, les précautions d'emploi, la composition, la posologie, les contre-indications, veuillez consulter la notice d'utilisation .
Résumé des caractéristiques du produit (ANSM)
Si vos symptômes persistent, consultez votre médecin.
Les substances actives sont :
Acétate de chlormadinone .................................................................... 2,000 mg
Ethinylestradiol ..................................................................................... 0,030 mg
Un comprimé pelliculé contient 0,03 mg d'éthinylestradiol et 2 mg d'acétate de chlormadinone.

Les autres composants sont :
Noyau : Lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone K30, stéarate de magnésium.
Pelliculage : Hypromellose 6 mPas, lactose monohydraté, macrogol 6000, Propylène glycol, talc, dioxyde de titane (E 171), oxyde de fer rouge (E 172).

Posologie, mode et/ou voie(s) d'administration, fréquence d'administration et durée du traitement

Posologie
Respectez toujours la posologie indiquée par votre médecin. En cas de doute, consultez votre médecin ou votre pharmacien.

Mode d'administration
Voie orale.

Comment et quand prendre BELARA 0,03 mg/2 mg comprimé pelliculé ?
1 comprimé par jour au même moment de la journée, pendant 21 jours consécutifs, sans oubli, avec 1 arrêt de 7 jours entre deux plaquettes.

Sortez le comprimé correspondant au jour de la semaine (par ex. Dim. pour dimanche) et avalez-le sans le mâcher. Prenez ensuite un autre comprimé chaque jour en suivant la flèche si possible à la même heure, de préférence le soir. Respectez toujours un intervalle de 24 heures entre 2 prises. Les jours imprimés sur la plaquette vous permettent de savoir chaque jour si vous avez bien pris le comprimé ce jour-là.

Prenez un comprimé chaque jour pendant 21 jours consécutifs. Pendant les 7 jours suivants, ne prenez pas de comprimé. En général, les hémorragies de privation (règles) commenceront 2 à 4 jours après la prise du dernier comprimé de la plaquette.

Après cette interruption libre de 7 jours, commencez à prendre les comprimés de la nouvelle plaquette, même si les règles ne sont pas terminées.

Quand démarrer BELARA ?

Si vous n'avez jamais eu de contraception orale :
Prendre le 1er comprimé le premier jour de votre cycle.
La contraception commence le premier jour d'administration et continue pendant l'interruption des sept jours.

Si vos règles ont déjà commencé, prendre le premier comprimé entre le 2 ème et le 5ème jour des règles, qu'elles soient finies ou non. cependant, dans ce cas, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours.

Au-delà de 5 jours de règles, vous devez attendre votre prochain cycle avant de commencer à prendre BELARA.

Si vous changez de contraceptif hormonal combiné :
Le 1er comprimé de BELARA est à prendre le jour suivant la fin de l'ancienne plaquette ou à la place des comprimés placebos si c'est le cas de votre précédete contraception hormonale combinée.

Si vous utilisiez une contraception progestative :
Si vous utilisiez une contraception progestative orale, les hémorragies de privation (règles) peuvent être absentes. Vous pouvez commencer BELARA le lendemain de l'arrêt de la pilule progestative. Dans ce cas, vous devez utiliser une méthode contraceptive mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours.

Si vous utilisez une méthode par injection ou implant :
Débutez BELARA le jour prévu du retrait de l'implant ou le jour prévu de la nouvelle injection. Dans ce cas, il est nécessaire d'utiliser une méthode contraceptive mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours.

Après une fausse couche, un avortement dans les 3 premiers mois de la grossesse :
Vous pouvez commencer BELARA immédiatement. Dans ce cas, aucune méthode contraceptive mécanique complémentaire n'est nécessaire.

Après un accouchement ou un avortement dans les 3 à 6 mois de la grossesse :
Si vous n'allaitez pas, vous pouvez commencer BELARA dans les 21 à 28 jours après la naissance. Il n'est pas nécessaire d'utiliser une méthode contraceptive complémentaire.

Si plus de 28 jours se sont écoulés depuis l'accouchement, une contraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours est nécessaire.

Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient d'éliminer la présence d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de commencer la contraception.

Vous ne devez pas prendre BELARA si vous allaitez.

Combien de temps pouvez-vous prendre BELARA ?
Vous pouvez prendre BELARA aussi longtemps que vous le souhaitez si votre santé vous le permet. A l'arrêt de BELARA, le début des hémorragies de privation pourra être retardé d'environ 1 semaine.

Que devez-vous faire en cas de vomissements ou de diarrhée pendant la prise de BELARA 0,03 mg/2 mg comprimé pelliculé ?
En cas de vomissement ou de diarrhée dans les 4 heures suivant la prise de BELARA, vous devez continuer à prendre BELARA comme d'habitude. Cependant, il est possible que les substances actives de BELARA ne soient pas complètement absorbées et que la contraception ne soit plus assurée. Dans ce cas, vous devez prendre d'autres méthodes de contraception pendant le reste du cycle.

Symptômes et instructions en cas de surdosage

Si vous avez pris plus de BELARA 0,03 mg/2 mg comprimé pelliculé que vous n'auriez dû :
Il n'y a pas de signe caractéristique d'intoxication après la prise de plusieurs comprimés en une seule fois. Nausées, vomissements, et chez les jeunes filles, de petits saignements vaginaux, peuvent apparaître. Dans de tels cas, consultez un médecin. Si nécessaire, il vérifiera les paramètres sanguins et la focntion hépatique.

Instructions en cas d'omissions d'une ou plusieurs doses

Si vous oubliez de prendre BELARA 0,03 mg/2 mg comprimé pelliculé :
Si l'oubli d'un comprimé est constaté dans les 12 heures qui suivent l'heure habituelle de la prise, prenez immédiatement le comprimé oublié, et poursuivez la prise normalement en prenant le comprimé suivant à l'heure habituelle. Aucun autre moyen contraceptif n'est nécessaire.

Si l'oubli d'un comprimé est constaté plus de 12 heures après l'heure normale de la prise, l'efficacité de BELARA n'est plus assurée. Dans ce cas, prendre immédiatement le comprimé oublié et poursuivre la plaquette normalement même si cela entraîne la prise de 2 comprimés le même jour. Cependant, vous devez utiliser un autre moyen de contraception (type préservatif) pendant les 7 jours suivants.

Si pendant ces sept jours, vous terminez la plaquette commencée, commencez immédiatement une nouvelle plaquette de BELARA, c'est-à-dire que vous ne devez pas faire d'arrêt entre les deux plaquettes (règle des 7 jours). Vous n'aurez probablement pas d'hémorragie de privation jusqu'à la fin de la plaquette. Mais quelques saignements pourront survenir pendant la prise de la nouvelle plaquette.

Le risque de grossesse augmente avec le nombre de comprimés oubliés. Si un ou les comprimés oubliés correspondent à la première semaine du cycle et si un rapport a eu lieu dans le semaine qui précède l'oubli des comprimés,, la probabilité d'ue grossesse doit être envisagée. Ceci est également le cas si vous obliez un ou plusieurs comprimés et que vous n'avez pas vos règles durant l'intervalle libre qui suit. dans tous les cas, consultez votre médecin.

Si vous voulez retarder les hémorragies de privation ?
Même si cela n'est pas recommandé, vous pouvez retarder les hémorragies de privation (règles) en commençant de suite une nouvelle plaquette sans intervalle libre de 7 jours. Il peut y avoir des spottings et des saignements irréguliers pendant la prise de la seconde plaquette. A la fin de la seconde plaquette, observez l'intervalle libre de 7 jours puis enchaînez avec une nouvelle plaquette de BELARA.
Demandez conseil à votre médecin avant de décaler les hémorragies de privation.

Si vous voulez décaler le premier jour des hémorragies de privation
Si vous prenez les comprimés selon la notice, la période d'hémorragies de privation commencera pendant l'intervalle libre des 7 jours. Vous pouvez décaler ce jour en raccourcissant l'intervalle libre (mais sans l'augmenter). Par exemple, si l'intervalle libre démarre un vendredi et que vous le modifier au mardi (soit 3 jours plus tôt), vous devrez commencer la nouvelle plaquette 3 jours plus tôt que prévu.

Si vous réduisez l'intervalle libre (par exemple, de 3 jours ou moins), il se peut que vous n'ayez pas d'hémorragie de privation pendant l'intervalle libre mais des spotting et des saignements irréguliers éventuels.

Si vous n'êtes pas sûre de la manière de procéder, demandez conseil à votre médecin.

Risque de syndrome de sevrage

Si vous arrêtez de prendre BELARA, vos ovaires reprendront leur activité normale et vous pourez démarrer une grossesse.


Liste des informations nécessaires avant la prise du médicament

Avant de commencer la prise de BELARA, votre médecin fera un examen général et gynécologique approfondi, éliminera la présence d'une grossesse, tiendra compte des contre-indications et précautions d'emploi, et décidera si BELARA vous convient. Cet examen devrait être effectué chaque tout au long de la prise de BELARA.

Contre-indications

Ne prenez jamais BELARA 0,03 mg/2 mg, comprimé pelliculé dans les cas suivants :
  • Si vous êtes allergique (hypersensible) à l'éthinylestradiol, l'acétate de chlormadinone ou à l'un des excipients de BELARA,
  • Si vous souffrez ou avez des antécédents de maladies des vaisseaux sanguins veineux et artériels, come par exemple, thrombose veineuse profonde, embolie pulmonaire, crise cardiaque, accident vasculaire cérébral,
  • Si vous notez les premiers signes d'apparition de caillots sanguins, d'inflammations des veines, ou d'embollie, tels qu'une douleur dans la poitrine ou une sensation d'oppression dans la poirine,
  • Si vous devez subir de longues périodes d'immobilisation (comme par exemple, alitement complet ou plâtre) ou lors d'opérations chirurgicales planifiées (arrêtez Belara 4 semaines avant la date prévue de l'opération),
  • Si vous avez un diabète ou une glycémie mal contrôlés,
  • Si vous avez une hypertension artérielle non contrôlée (valeur constamment supérieure à 140/90 mm Hg),
  • Si vous avez des troubles de la coagulation (par exemple, un déficit en protéine C),
  • Si vous souffrez d'une atteinte du foie (par exemple d'origine virale) ou une jaunisse ou tant que les valeurs de la fonction hépatique ne sont pas normalisées,
  • Si vous ressentez des démangeaisons sur tout le corps ou avez une maladie des voies biliaires, particulièrement en cas de survenue d'une précédente grossesse ou d'un traitement par estrogènes,
  • En cas d'augmentation du taux sanguin de bilirubine (produit de dégradation des globules rouges) par exemple due à une maladie de naissance (syndrome Dubin-Johnson ou maladie de Rotor),
  • Si vous avez une tumeur du foie (ou antécédent),
  • Si vous souffrez de maux d'estomac aigus, si vous présentez un grossissement du foie ou des signes d'hémorragie abdominale,
  • Si une porphyrie (affection des pigments sanguins) apparaît pour la première fois ou réapparaît,
  • Si vous avez ou avez eu ou si vous suspectez une tumeur maligne hormono-dépendante (par exemple, cancer du sein, des trompes),
  • Si vous avez des troubles graves du métabolisme lipidique,
  • Si vous souffrez ou avez souffert d'une maladie inflammatoire du pancréas, accompagnée d'une augmentation importante des triglycérides,
  • Si vous souffrez de migraine apparaissant pour la première fois,
  • Si vous souffrez de céphalées anormalement sévères, fréquentes ou prolongées,
  • Si vous souffrez ou avez souffert de migraine accompagnée des troubles de la perception, de la sensation ou de la motricité (migraine accompagnée),
  • Si vous souffrez soudainement de troubles de la perception (vue ou ouïe),
  • Si vous observez des troubles du mouvement (en particulier, des signes de paralysie),
  • Si vous notez une aggravation d'une épilepsie,
  • Si vous souffrez de dépression sévère,
  • Si vous souffrez d'un certain type de surdité (otospongiose) qui s'est aggravé lors de grossesse précédentes,
  • Si vous observez une absence de règles inexpliquées,
  • Si vous observez une croissance anormale de la muqueuse utérine (hyperplasie endométriale),
  • Si vous observez des saignements vaginaux d'origine non déterminée.
Si l'un des points ci-dessus vous concerne, stoppez immédiatement BELARA. Vous ne devez pas prendre BELARA ou l'arrêter immédiatement si vous avez des risques sérieux de troubles de la coagulation.

Précautions d'emploi ; mises en garde spéciales

Faites attention avec BELARA 0,03 mg/2 mg comprimé pelliculé dans les cas suivants :
  • si vous fumez : Le tabac augmente le risque d'effets secondaires cardiovasculaires sévères au cours de l'utilisation de contraceptifs oraux combinés. Ce risque s'accentue avec l'âge (notamment à partir de 35 ans) et avec l'usage du tabac. Il est vivement recommandé aux fumeuses de plus de 35 ans d'utiliser un autre mode de contraception.
  • si vous avez une hypertension artérielle, une hyperlipidémie, un surpoids ou un diabète, le risque d'effets indésirables graves (tels que crise cardiaque, embolie, accident vasculaire cérébral, ou tumeurs hépatiques) augmente.
  • si un des facteurs de risque suivant vous concerne, apparaît ou s'aggrave, consultez immédiatement un médecin. Il décidera si vous pouvez continuer ou non Belara.
Troubles thrombo-embolliques ou autres maladies des vaisseaux
L'utilisation d'un contraceptif oral est associée à une augmentation du risque de survenue de thromboses veineuses ou artérielles telles que crise cardiaque, AVC (accident vasculaire cérébral), thrombose veineuse profonde, embollie pulmonaire. Cependant, ces évènements demeurent rares.

Le risque de thrombo-embolie veineuse est augmenté chez les utilisatrices d'un contraceptif oral combiné (COC) par rapport aux non-utilisatrices. Le risque est plus élevé lors de la première année. Cette augmentation de risque sous COC est moindre que celle observée lors de la grossesse qui est estimée à 60 cas pour 100 000 grossesses. Dans 1 à 2% des cas, l'issue est fatale. Nous n'avons pas de donnée sur le risque de thrombo-embolie veineuse de BELARA par rapport aux autres COC.

Consultez votre médecin dès que possible si vous présentez des symptômes de thromobse ou d'embolie pulmonaire tels que :
  • douleur et /ou gonflement inhabituel des membres,
  • douleur brutale et sévère dans la poitrine, irradiant ou non dans le bras gauche,
  • essouflement soudain, toux brutale d'origine inconnue,
  • maux de tête sévères et inexpliqués ou prolongés,
  • perte partielle ou totale de la vue, vision trouble, troubles du langage ou de la parole,
  • vertiges, collapsus (associés dans certains cas à des troubles épileptiques),
  • faiblesse soudaine ou engourdissement important d'un côté ou d'une partie du corps,
  • troubles moteurs,
  • douleurs abdominales aiguës.
Si vous notez des maux de tête, importants et inhabituels, qui peuvent faire craindre la survenue de troubles circulatoires cérébraux, consultez votre médecin dès que possible. Il pourra vous conseiller d'interrompre le traitement immédiatement.

Le risque des complications thrombo-emboliques augmente avec les facteurs suivants :
  • âge,
  • tabac,
  • antécédents familiaux (maladies thrombo-emboliques dans la fratrie ou chez un parent relativement jeune). Si cela vous concerne, votre médecin pourra vous adresser à un spécialiste (pour vérifier la coagulation sanguine) avant de démarrer Belara,
  • obésité (indice de masse corporelle >30 Kg / mètre carré),
  • troubles des différents paramètres biologiques lipidiques et protéiques (dyslipoprotéinémie),
  • hypertension artérielle,
  • troubles cardiaques (maladie des valves cardiaques, fibrillation),
  • en cas d'immobilisation prolongée, d'intervention chirurgicale importante, d'opération sur les jambes ou de sévères blessures. Dans ce cas, avertir votre médecin qui pourra vous conseiller d'interrompre le contraceptif au moins 4 semaines avant l'intervention et quand le reprendre (en général, 2 semaines au plus tôt après votre rétablissement).
  • autres maladies modifiant la circulation sanguine comme un diabète, un lupus érythémateux disséminé (une maladie du système immunitaire), un syndrome hémolytico-urémique (une maladie du sang qui atteint les reins), une maladie de Crohn ou colite ulcérative (une inflammation chronique des intestins), une drépanocytose. Un traitement adapté à ces maladies permet de réduire le risque de complications.
Cancer
Certaines études suggèrent qu'il existe un facteur de risque de cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices de contraceptifs oraux (COC) à long terme qui ont présenté une infection du col de l'utérus par un virus sexuellement transmissible (papillomavirus). Cependant, d'autres facteurs pourraient intervenir (par exemple, le nombre de partenaires, une contraception mécanique).

Des études ont rapporté une légère augmentation du risque de cancer du sein chez les femmes sous COC. Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l'arrêt des COC pour revenir au risque lié à l'âge. Le cancer du sein étant rare chez la femme de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de cancers du sein diagnostiqués chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices de COC est faible par rapport au risque global de cancer du sein.

Dans de rares cas, des tumeurs bénignes du foie, et dans de plus rares cas encore, des tumeurs malignes du foie ont été rapportées. Dans de rares cas isolés, ces tumeurs ont conduits à une hémorragie intra abdominale mettant en jeu le pronostic vital. En cas de douleurs abdominales sévères qui ne disparaisent pas spontanément, consultez votre médecin.

Autres maladies
Un certain nombre de femmes présente une légère augmentation de la pression artérielle sous contraception orale. Si votre pression artérielle augmente de façon importante sous Belara, votre médecin vous proposera d'arrêter Belara et vous prescrira un traitement pour abaisser la pression artérielle. Dès que votre pression artérielle reviendra à la normale, vous pourrez reprendre Belara.

Si vous avez souffert d'herpès apparu lors d'une grossesse ultérieure, celui-ci peut réapparaître lors de la prise d'un contraceptif oral.

Si vous avez des troubles lipidiques ou des antécédents familiaux de ces troubles (de type hypertriglycéridémie), vous avez un risque accru d'inflammation du pancréas. Si vous avez des troubles de la fonction hépatique, votre médecin vous conseillera d'arrêter Belara jusqu'à ce que les paramètres hépatiques redeviennent normaux. Si vous avez souffert de jaunisse lors d'une grossesse ultérieure ou d'une prise antérieure de contraceptif oral et que celle-ci réapparaît, le médecin vous conseillera d'arrêter Belara.

Votre médecin vous suivra régulièrement si vous êtes diabétique avec un bon contrôle de la glycémie. Il pourrait être nécessaire d'adapter votre traitement anti-diabétique.

Des taches brunes anormales peuvent apparaître sur votre peau (chloasma) notamment si elles étaient déjà apparues lors d'une grossesse. Si vous avez cette prédisposition, vous devez éviter l'exposition au soleil et aux ultra-violets sous BELARA.

Maladies pouvant s'aggraver

Un suivi médical particulier est également nécessaire dans les cas suivants :
  • épilepsie,
  • sclérose en plaque,
  • crampes sévères (tétanie),
  • migraine,
  • asthme,
  • insuffisance cardiaque ou rénale,
  • chorée mineure,
  • diabète,
  • maladie du foie,
  • désordre lipidiques,
  • maladies auto-immunes (y compris lupus érythémateux disséminé),
  • obésité,
  • hypertension artérielle,
  • endométriose (il s'agit du tissu qui tapisse la cavité utérine),
  • inflammation des veines, varices,
  • troubles de la coagulation,
  • maladie du sein,
  • antécédent de tumeur bénigne de l'utérus (fibrome),
  • herpès lors d'une précédente grossesse,
  • dépression,
  • maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn, colite ulcérative).
Consultez votre médecin si vous avez ou avez eu l'une de ces maladies ou si celle-ci apparaît sous BELARA.

Efficacité
En cas d'oubli du contraceptif, ou de vomissements ou de diarrhées, ou lors de la prise concomitante de médicaments, l'efficacité contraceptive peut être modifiée. Dans de rares cas, des désordres métaboliques peuvent modifier l'efficacité contraceptive. Même si vous prenez correctement le contraceptif, son efficacité n'est pas de 100%.

Saignements irréguliers
Des saignements irréguliers ("spottings" ou métrorragies) peuvent survenir sous contraceptifs oraux, en particulier au cours des premiers mois. Si ces saignements persistent ou apparaissent pour la première fois après une utilisation prolongée, consultez votre médecin.

Les saignements peuvent aussi être un signe de réduction de l'effet contraceptif. Dans certains cas, les saignements peuvent être absents après la prise de Belara pendant 21 jours. Si vous avez pris Belara scrupuleusement, il est peu probable que vous soyez enceinte. Si vous n'avez pas pris Belara correctement, il convient de s'assurer de l'absence de grossesse avant de poursuivre la contraception.

Interactions avec d'autres médicaments

Si vous prenez ou avez pris récemment un autre médicament, y compris un médicament obtenu sans orodnnance, parlez-en à votre médecin ou à votre pharmacien.

L'efficacité contraceptive de Belara peut être modifiée par la prise simultanée d'autres médicaments, notamment : les médicaments pour le traitement de l'épilepsie (carbamazépine, phénytoïne, topiramate), les médicaments destinés à traiter la tuberculose (rifampicine, rifabutine), certains antibiotiques, tels que l'ampicilline, les tétracyclines, la griséofulvine, les barbituriques, le barbexaclone, la primidone, le modafinil, certains traitements contre le VIH (ritonavir), et les médicaments à base de Millepertuis (Hypericum). Les médicaments qui stimulent la motricité intestinale (métoclopramide par exemple) et le charbon activé peuvent modifier l'absorption des substances actives de BELARA.

Vous ne devez pas prendre Belara avec des préparations à base de Millepertuis.

Si vous prenez un médicament contenant une des substances mentionnée ci-dessus (sauf pour le millepertuis) ou si vous démarrez un traitement, vous pouvez continuer à prendre Belara. Vous devez ajouter une autre méthode contraceptive (par exemple préservatifs) pendant au moins 7 jours ou jusqu'à 28 jours après la fin du traitement. Si un traitement au long cours est nécessaire, vous devrez utiliser des méthodes contraceptives non hormonales. demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien.

Si le traitement concomitant continue après la fin de la plaquette de contraceptif, vous devez commencer la nouvelle plaquette dès la fin de l'autre, sans arrêt de 7 jours.

Prévenez votre médecin si vous prenez de l'insuline ou d'autres médicaments destinés à abaisser votre glycémie. Il peut être nécessaire de modifier le dosage de ces médicaments.

Lors de la prise de COC, l'effet du diazépam, de la ciclosporine, de la théophylline, de la prednisolone, peut être augmenté et prolongé du fait de leur élimination réduite. L'effet des médicaments à base de clofibrate, de morphine, de lorazépam, de paracétamol peut être diminué lors de la prise concomitante de COC. Il en est de même lors de la prise de ces médicaments sur une courte durée.

Certains examens biologiques des fonctions hépatiques, surrénale et thyroïdienne, certaines protéines plasmatiques, le métabolisme glucidique et l'hémostase peuvent être affectés par la prise de BELARA. Avant d'effectuer une prise de sang, prévenez votre médecin que vous prenez BELARA.

Utilisation pendant la grossesse et allaitement

Grossesse
En cas de grossesse, ce médicament n'as pas lieu de vous être prescrit. La découverte d'une grossesse sous pilule ne nécessite pas une interruption de la grossesse. Dans ce cas, arrêtez le traitement, prévenez et consultez votre médecin afin de se conformer à ses recommandations. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Allaitement
En cas d'allaitement, l'utilisation de ce médicament est déconseillée, en raison d'un très faible passage des substances actives dans le lait maternel. Prévenez votre médecin en cas de désir de grossesse ou d'allaitement. Demandez conseil à votre médecin ou à votre pharmacien avant de prendre tout médicament.

Effets sur l'aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines

Les COC ne semblent pas avoir d'effet négatif sur l'aptitude à conduire des véhicules ou à utiliser des machines.

Liste des excipients à effet notoire

Liste des excipients à effet notoire :
BELARA contient du lactose. Si vous êtes intolérant à certains sucres, contactez votre médecin avant de prendre BELARA.

Consulter la notice sur une autre page en cliquant ici
Veuillez prendre connaissance de la notice ci-dessous.

VIDAL 2015
Médicaments
Mise à jour du 13/11/2014

▼ Ce médicament fait l'objet d'une surveillance supplémentaire qui permettra l'identification rapide de nouvelles informations relatives à la sécurité. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté. Voir rubrique Effets indésirables pour les modalités de déclaration des effets indésirables.

*BELARA®
chlormadinone, éthinylestradiol


FORMES et PRÉSENTATIONS (début page)
Comprimé pelliculé (rond, rose clair) :  Boîtes de 1 et de 3 plaquettes thermoformées de 21.


COMPOSITION (début page)
 p cp
Chlormadinone (DCI) acétate 
2 mg
Éthinylestradiol (DCI) 
30 µg
Excipients : lactose monohydraté, amidon de maïs, povidone K 30, stéarate de magnésium. Pelliculage : hypromellose 6 mPas, lactose monohydraté, macrogol 6000, propylèneglycol, talc, dioxyde de titane (E 171), oxyde de fer rouge (E 172).

Excipient à effet notoire : lactose monohydraté (69,5 mg/cp).


DCINDICATIONS (début page)
Contraception hormonale orale.
La décision de prescrire Belara doit être prise en tenant compte des facteurs de risque de la patiente, notamment ses facteurs de risque de thromboembolie veineuse (TEV), ainsi que du risque de TEV associé à Belara en comparaison aux autres CHC (contraceptifs hormonaux combinés) : cf Contre-indications, Mises en garde et Précautions d'emploi).

DCPOSOLOGIE ET MODE D'ADMINISTRATION (début page)
Posologie :

Un comprimé doit être pris chaque jour à peu près au même moment (de préférence le soir) pendant 21 jours consécutifs, avec un arrêt de 7 jours entre chaque plaquette. Les règles apparaissent dans les 2 à 4 jours suivant la prise du dernier comprimé. Après l'arrêt de 7 jours, le traitement est poursuivi en entamant la plaquette suivante de Belara, que les règles soient ou non terminées.

Les comprimés doivent être sortis du blister en face du jour de la semaine indiqué sur la plaquette correspondant à la prise et doivent être avalés, éventuellement avec un peu d'eau. Les comprimés sont pris quotidiennement en suivant le sens des flèches.

Modalités d'instauration du traitement :
Absence de contraception hormonale antérieure (au cours du mois précédent) :
La prise du premier comprimé doit commencer le premier jour du cycle naturel de la femme, c'est-à-dire le premier jour des règles. Si le comprimé est bien pris le premier jour des règles, l'efficacité contraceptive commence dès le premier jour de prise et est maintenue pendant l'arrêt de 7 jours.
La prise du premier comprimé peut également commencer entre le 2e et le 5e jour des règles, que les règles aient cessé ou non. Dans ce cas, une méthode contraceptive mécanique complémentaire est nécessaire pendant les 7 premiers jours.
Au-delà du 5e jour du cycle, la femme doit attendre les prochaines règles pour démarrer la contraception sous Belara.
Relais d'une autre contraception hormonale :
  • Relais d'un contraceptif hormonal combiné :
    La femme doit prendre le premier comprimé de Belara le premier jour qui suit l'intervalle habituel sans comprimé, ou la fin de la prise des comprimés placebo du précédent contraceptif.
  • Relais d'un contraceptif par progestatif seul :
    Le premier comprimé de Belara doit être pris le lendemain de l'arrêt de la pilule progestative. Durant les 7 premiers jours, une méthode de contraception mécanique complémentaire doit être utilisée.
  • Relais d'un contraceptif hormonal injectable ou d'un implant :
    L'administration de Belara peut commencer le jour du retrait de l'implant, ou le jour prévu pour l'injection suivante s'il s'agit d'une forme injectable.
    Cependant, durant les 7 premiers jours, il est recommandé d'utiliser une méthode de contraception mécanique complémentaire.
Après une interruption de grossesse (fausse couche ou avortement) au cours du premier trimestre de grossesse :
Après une interruption de grossesse au cours du premier trimestre de grossesse, la prise de Belara peut commencer immédiatement. Dans ce cas, aucune méthode contraceptive complémentaire n'est nécessaire.
Après une interruption de grossesse au cours du 2e trimestre de grossesse :
Les femmes qui n'allaitent pas peuvent commencer la contraception entre 21 et 28 jours après l'accouchement. Dans ce cas, aucune méthode contraceptive mécanique complémentaire n'est nécessaire.
Si la contraception débute au-delà de 28 jours après l'accouchement, une contraception mécanique complémentaire pendant les 7 premiers jours est nécessaire.
Si des rapports sexuels ont déjà eu lieu, il convient de s'assurer de l'absence d'une grossesse ou d'attendre les premières règles avant de commencer la contraception.
Allaitement (cf Fertilité/Grossesse/Allaitement) :
Belara ne doit pas être pris au cours de l'allaitement.
Après l'arrêt de Belara :
Après l'arrêt de Belara, le premier cycle peut être allongé d'environ 1 semaine.
Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés :
Si l'oubli d'un comprimé est constaté dans les 12 heures, aucune autre méthode contraceptive n'est nécessaire. La femme doit prendre le comprimé oublié dès qu'elle constate cet oubli et prendre les comprimés suivants comme d'habitude.
Si l'oubli est supérieur à 12 heures, l'efficacité de la contraception peut être réduite. Vous devez dans ce cas tenir compte des 2 règles de base suivantes pour choisir la conduite à tenir :
  1. la prise de comprimés ne doit jamais être interrompue pendant plus de 7 jours,
  2. 7 jours de prises ininterrompues sont nécessaires pour obtenir une inhibition correcte de l'axe hypothalamo-hypophyso-ovarien.
Le dernier comprimé oublié devra être pris immédiatement, même si cela implique la prise de 2 comprimés en même temps. Les comprimés suivants devront être pris à l'heure habituelle. Une contraception mécanique complémentaire (par exemple, préservatifs) est cependant nécessaire pendant les 7 jours suivants.
Si les comprimés oubliés correspondent à la première semaine du cycle et si un rapport sexuel a eu lieu dans les 7 jours qui précèdent l'oubli des comprimés (incluant l'intervalle libre), il existe un risque de grossesse. Le risque de grossesse est d'autant plus élevé que le nombre de comprimés oubliés est important ou que la date de l'oubli est proche de la fin de la plaquette.
S'il reste sur la plaquette de Belara moins de 7 comprimés, la plaquette suivante doit être commencée dès la fin de la plaquette en cours, c'est-à-dire sans interruption de prise entre les plaquettes. Dans ce cas, les règles n'apparaîtront probablement que lors du cycle suivant ; cependant, quelques saignements pourront survenir pendant la prise de comprimés. Si, après la fin de la seconde plaquette, les règles n'apparaissent pas, un test de grossesse doit être effectué.
Conduite à tenir en cas de vomissements ou de diarrhées :
Si des vomissements ou diarrhées se produisent dans les 4 heures qui suivent la prise d'un comprimé, il est possible que son absorption ne soit pas complète et que l'effet contraceptif ne soit plus assuré. Dans ce cas, se reporter au paragraphe ci-dessus « Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés »). La prise de Belara devra continuer.
Comment retarder les hémorragies de privation :
Pour retarder l'hémorragie de privation, la femme doit commencer une nouvelle plaquette sans intervalle libre de 7 jours. Ce décalage des règles peut être maintenu aussi longtemps que la femme le souhaite, jusqu'à la fin de la seconde plaquette. Pendant cette période, des spottings ou des saignements irréguliers peuvent survenir.
La prise régulière de Belara est alors reprise après un intervalle libre de 7 jours.
Pour décaler les hémorragies de privation à un autre jour de la semaine, la femme peut raccourcir l'intervalle libre du nombre de jours qu'elle souhaite. Plus l'intervalle est court, plus le risque d'absence d'hémorragie de privation est important, avec l'éventualité de spottings et de saignements irréguliers.

DCCONTRE-INDICATIONS (début page)
Les contraceptifs hormonaux combinés (CHC) ne doivent pas être utilisés dans les situations suivantes. Belara devra être interrompu immédiatement si l'un de ces troubles apparaît au cours de son utilisation :
  • Diabète déséquilibré.
  • Hypertension artérielle non contrôlée ou augmentation significative et constante de la pression (valeurs constamment > 90/40 mmHg).
  • Présence ou risque de thromboembolie veineuse (TEV) :
    • Thromboembolie veineuse - présence de TEV (patient traité par des anticoagulants) ou antécédents de TEV (par exemple thrombose veineuse profonde [TVP] ou embolie pulmonaire [EP]).
    • Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thromboembolie veineuse, telle qu'une résistance à la protéine C activée (PCa) (y compris une mutation du facteur V de Leiden), un déficit en antithrombine III, un déficit en protéine C, un déficit en protéine S.
    • Intervention chirurgicale majeure avec immobilisation prolongée (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
    • Risque élevé de thrombo-embolie veineuse dû à la présence de multiples facteurs de risque (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
  • Présence ou risque de thromboembolie artérielle (TEA) :
    • Thromboembolie artérielle - présence ou antécédents de thromboembolie artérielle (par exemple infarctus du myocarde [IM]) ou de prodromes (par exemple angine de poitrine).
    • Affection cérébrovasculaire - présence ou antécédents d'accident vasculaire cérébral (AVC) ou de prodromes (par exemple accident ischémique transitoire [AIT]).
    • Prédisposition connue, héréditaire ou acquise, à la thromboembolie artérielle, telle qu'une hyperhomocystéinémie ou la présence d'anticorps antiphospholipides (anticorps anticardiolipine, anticoagulant lupique).
    • Antécédents de migraine avec signes neurologiques focaux.
    • Risque élevé de thromboembolie artérielle dû à la présence de multiples facteurs de risque (cf Mises en garde et Précautions d'emploi) ou d'un facteur de risque sévère tel que :
      • diabète avec symptômes vasculaires,
      • hypertension artérielle sévère,
      • dyslipoprotéinémie sévère.
  • Hépatite, ictère, anomalies de la fonction hépatique, tant que les tests fonctionnels hépatiques ne se sont pas normalisés.
  • Prurit généralisé, cholestase, en particulier lors d'une précédente grossesse ou d'un traitement antérieur par œstrogènes.
  • Maladie de Dubin-Johnson, maladie de Rotor, troubles du flux biliaire.
  • Tumeurs hépatiques ou antécédents.
  • Douleur épigastrique aiguë, hypertrophie du foie ou symptômes d'hémorragie intra-abdominale (cf Effets indésirables).
  • Première apparition ou réapparition de porphyrie (les trois formes, en particulier la porphyrie acquise).
  • Tumeurs malignes hormonodépendantes connues ou présumées (de l'utérus ou des seins).
  • Troubles graves du métabolisme lipidique.
  • Pancréatite ou antécédent de pancréatite, si associée à une hypertriglycéridémie sévère.
  • Symptômes primaires de maux de tête migraineux ou apparition plus fréquente de maux de tête exceptionnellement aigus.
  • Troubles sensoriels aigus, notamment troubles de la vue ou de l'audition.
  • Troubles moteurs (en particulier parésie).
  • Crises d'épilepsie répétées.
  • Dépression sévère.
  • Antécédents d'otospongiose survenue au cours de grossesses précédentes.
  • Aménorrhées inexpliquées.
  • Hyperplasie endométriale.
  • Saignements vaginaux d'origine inconnue.
  • Hypersensibilité à l'un des composants actifs (acétate de chlormadinone, éthinylestradiol) ou des excipients mentionnés à la rubrique Composition.
L'existence d'un ou de plusieurs facteurs de risque de thrombose veineuse ou artérielle constitue une contre-indication (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).

DCMISES EN GARDE et PRÉCAUTIONS D'EMPLOI (début page)

Mises en garde :

Le tabagisme augmente le risque d'effets secondaires cardiovasculaires sévères au cours de la contraception hormonale combinée (CHC). Le risque augmente avec l'âge et la consommation de tabac de façon plus prononcée chez les femmes âgées de plus de 35 ans. Chez ces dernières, une autre méthode contraceptive est recommandée.

L'utilisation de CHC est associée à une augmentation du risque de survenue de maladies graves telles que infarctus du myocarde, maladies thromboemboliques, AVC ou néoplasies hépatiques. D'autres facteurs de risques tels que l'hypertension, l'hyperlipidémie, l'obésité, le diabète augmentent les risques de morbidité et de mortalité.

Si la patiente présente l'un des troubles ou l'un des facteurs de risque mentionnés ci-dessous, la pertinence du traitement par Belara doit être discutée avec elle.

En cas d'aggravation ou de survenue de l'un de ces troubles ou facteurs de risque, la nécessité d'interrompre l'utilisation de Belara doit être discutée entre le médecin et la patiente.

Maladies thromboemboliques et autres maladies vasculaires :

Les études épidémiologiques ont établi un lien entre l'utilisation d'un contraceptif hormonal et un risque accru de maladies thromboemboliques veineuse ou artérielle (infarctus du myocarde, apoplexie, thromboses veineuses profondes, embolie pulmonaire). Ces événements demeurent rares. De façon extrêmement rare, des cas de thrombose ont été signalés chez des utilisatrices de CHC dans d'autres vaisseaux sanguins, par exemple les veines et artères hépatiques, mésentériques, rénales ou rétiniennes.

Risque de thromboembolie veineuse (TEV) :
Le risque de TEV est augmenté chez les femmes qui utilisent un contraceptif hormonal combiné (CHC) en comparaison aux femmes qui n'en utilisent pas. Les CHC contenant du lévonorgestrel, du norgestimate ou de la noréthistérone sont associés au risque de TEV le plus faible. On ne connaît pas encore le niveau de risque de TEV de Belara par rapport à celui des CHC associés au risque le plus faible. La décision d'utiliser tout autre CHC que ceux associés au risque de TEV le plus faible doit être prise uniquement après concertation avec la patiente afin de s'assurer qu'elle comprend le risque de TEV associé aux CHC, l'influence de ses facteurs de risque actuels sur ce risque et le fait que le risque de TEV est maximal pendant la première année d'utilisation. Certaines données indiquent également une augmentation du risque lors de la reprise d'un CHC après une interruption de 4 semaines ou plus.
Parmi les femmes qui n'utilisent pas de CHC et qui ne sont pas enceintes, environ 2 sur 10 000 développeront une TEV sur une période d'un an. Cependant, chez une femme donnée, le risque peut être considérablement plus élevé, selon les facteurs de risque qu'elle présente (voir ci-dessous).
Les études épidémiologiques concernant les femmes qui utilisent des contraceptifs oraux combinés faiblement dosés (< 50 µg d'éthinylestradiol) ont montré que, sur 10 000 femmes, environ 6 à 12 développeront une TEV sur une période d'un an.
On estime que sur 10 000 femmes qui utilisent un CHC contenant du lévonorgestrel, environ 6(1) développeront une TEV sur une période d'un an.
On ignore encore à quel niveau se situe le risque associé aux CHC contenant de la chlormadinone par rapport au risque associé aux CHC contenant du lévonorgestrel.
Le nombre de TEV par année associé aux CHC faiblement dosés (< 50 µg d'éthinylestradiol) est inférieur à celui attendu pendant la grossesse ou en période post-partum.
La TEV peut être fatale dans 1 à 2 % des cas.
(1)  Point central de l'intervalle de 5-7 pour 10 000 années-femmes sur la base d'un risque relatif, pour les CHC contenant du lévonorgestrel par rapport à la non-utilisation d'un CHC, d'environ 2,3 à 3,6.
Facteurs de risque de TEV :
Le risque de complications thromboemboliques veineuses chez les utilisatrices de CHC peut être considérablement accru si d'autres facteurs de risque sont présents, en particulier si ceux-ci sont multiples (voir le tableau ci-dessous).
Belara est contre-indiqué chez les femmes présentant de multiples facteurs de risque, ceux-ci les exposant à un risque élevé de thrombose veineuse (cf Contre-indications). Lorsqu'une femme présente plus d'un facteur de risque, il est possible que l'augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement ; dans ce cas, le risque global de TEV doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (cf Contre-indications).
Tableau : Facteurs de risque de TEV
Facteur de risque Commentaire
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)L'élévation de l'IMC augmente considérablement le risque.
Ceci est particulièrement important à prendre en compte si d'autres facteurs de risque sont présents.
Immobilisation prolongée, intervention chirurgicale majeure, toute intervention chirurgicale sur les jambes ou le bassin, neurochirurgie ou traumatisme majeur.
Remarque :
L'immobilisation temporaire, y compris les trajets aériens > 4 heures, peut également constituer un facteur de risque de TEV, en particulier chez les femmes présentant d'autres facteurs de risque.
Dans ces situations, il est conseillé de suspendre l'utilisation du dispositif transdermique/de la pilule/de l'anneau (au moins quatre semaines à l'avance en cas de chirurgie programmée) et de ne reprendre le CHC que deux semaines au moins après la complète remobilisation. Une autre méthode de contraception doit être utilisée afin d'éviter une grossesse non désirée.
Un traitement antithrombotique devra être envisagé si Belara n'a pas été interrompu à l'avance.
Antécédents familiaux (thromboembolie veineuse survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans)En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de CHC.
Autres affections médicales associées à la TEVCancer, lupus érythémateux disséminé, syndrome hémolytique et urémique, maladies inflammatoires chroniques intestinales (maladie de Crohn ou rectocolite hémorragique) et drépanocytose.
AgeEn particulier au-delà de 35 ans.
Il n'existe aucun consensus quant au rôle éventuel joué par les varices et les thrombophlébites superficielles dans l'apparition ou la progression d'une thrombose veineuse.
L'augmentation du risque de thromboembolie pendant la grossesse, et en particulier pendant les 6 semaines de la période puerpérale, doit être prise en compte (pour des informations concernant « Grossesse et allaitement », cf Fertilité/Grossesse/Allaitement).
Symptômes de TEV (thrombose veineuse profonde et embolie pulmonaire) :
Les femmes doivent être informées qu'en cas d'apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer qu'elles utilisent un CHC.
Les symptômes de la thrombose veineuse profonde (TVP) peuvent inclure :
  • gonflement unilatéral d'une jambe et/ou d'un pied ou le long d'une veine de la jambe ;
  • douleur ou sensibilité dans une jambe, pouvant n'être ressentie qu'en position debout ou lors de la marche ;
  • sensation de chaleur, rougeur ou changement de la coloration cutanée de la jambe affectée.
Les symptômes de l'embolie pulmonaire (EP) peuvent inclure :
  • apparition soudaine et inexpliquée d'un essoufflement ou d'une accélération de la respiration ;
  • toux soudaine, pouvant être associée à une hémoptysie ;
  • douleur thoracique aiguë ;
  • étourdissements ou sensations vertigineuses sévères ;
  • battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Certains de ces symptômes (par exemple « essoufflement », « toux ») ne sont pas spécifiques et peuvent être interprétés à tort comme des signes d'événements plus fréquents ou moins sévères (infections respiratoires, par exemple).
Les autres signes d'une occlusion vasculaire peuvent inclure : douleur soudaine, gonflement et coloration légèrement bleutée d'une extrémité.
Si l'occlusion se produit dans l'œil, les symptômes peuvent débuter sous la forme d'une vision trouble indolore pouvant évoluer vers une perte de la vision. Dans certains cas, la perte de la vision peut survenir presque immédiatement.
Risque de thromboembolie artérielle (TEA) :
Des études épidémiologiques ont montré une association entre l'utilisation de CHC et l'augmentation du risque de thromboembolie artérielle (infarctus du myocarde) ou d'accident cérébrovasculaire (par exemple accident ischémique transitoire, AVC). Les événements thromboemboliques artériels peuvent être fatals.
Facteurs de risque de TEA :
Le risque de complications thromboemboliques artérielles ou d'accident cérébrovasculaire chez les utilisatrices de CHC augmente avec la présence de facteurs de risque (voir le tableau). Belara est contre-indiqué chez les femmes présentant un facteur de risque sévère ou de multiples facteurs de risque de TEA qui les exposent à un risque élevé de thrombose artérielle (cf Contre-indications).
Lorsqu'une femme présente plus d'un facteur de risque, il est possible que l'augmentation du risque soit supérieure à la somme des risques associés à chaque facteur pris individuellement ; dans ce cas, le risque global doit être pris en compte. Si le rapport bénéfice/risque est jugé défavorable, le CHC ne doit pas être prescrit (cf Contre-indications).
Tableau : Facteurs de risque de TEA
Facteur de risqueCommentaire
AgeEn particulier au-delà de 35 ans.
TabagismeIl doit être conseillé aux femmes de ne pas fumer si elles souhaitent utiliser un CHC. Il doit être fortement conseillé aux femmes de plus de 35 ans qui continuent de fumer d'utiliser une méthode de contraception différente.
Hypertension artérielle     
Obésité (indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2)L'élévation de l'IMC augmente considérablement le risque.
Ceci est particulièrement important à prendre en compte chez les femmes présentant d'autres facteurs de risque.
Antécédents familiaux (thromboembolie artérielle survenue dans la fratrie ou chez un parent, en particulier à un âge relativement jeune, c.-à-d. avant 50 ans)En cas de prédisposition héréditaire suspectée, la femme devra être adressée à un spécialiste pour avis avant toute décision concernant l'utilisation de CHC.
MigraineL'accroissement de la fréquence ou de la sévérité des migraines lors de l'utilisation d'un CHC (qui peut être le prodrome d'un événement cérébrovasculaire) peut constituer un motif d'arrêt immédiat du CHC.
Autres affections médicales associées à des événements indésirables vasculairesDiabète, hyperhomocystéinémie, valvulopathie cardiaque et fibrillation auriculaire, dyslipoprotéinémie et lupus érythémateux disséminé.
Symptômes de TEA :
Les femmes doivent être informées qu'en cas d'apparition de ces symptômes, elles doivent consulter un médecin en urgence et lui indiquer qu'elles utilisent un CHC.
Les symptômes d'un accident cérébrovasculaire peuvent inclure :
  • apparition soudaine d'un engourdissement ou d'une faiblesse du visage, d'un bras ou d'une jambe, en particulier d'un côté du corps ;
  • apparition soudaine de difficultés à marcher, de sensations vertigineuses, d'une perte d'équilibre ou de coordination ;
  • apparition soudaine d'une confusion, de difficultés à parler ou à comprendre ;
  • apparition soudaine de difficultés à voir d'un œil ou des deux yeux ;
  • céphalée soudaine, sévère ou prolongée, sans cause connue ;
  • perte de conscience ou évanouissement avec ou sans crise convulsive.
Des symptômes temporaires suggèrent qu'il s'agit d'un accident ischémique transitoire (AIT).
Les symptômes de l'infarctus du myocarde (IM) peuvent inclure :
  • douleur, gêne, pression, lourdeur, sensation d'oppression ou d'encombrement dans la poitrine, le bras ou sous le sternum ;
  • sensation de gêne irradiant vers le dos, la mâchoire, la gorge, le bras, l'estomac ;
  • sensation d'encombrement, d'indigestion ou de suffocation ;
  • transpiration, nausées, vomissements ou sensations vertigineuses ;
  • faiblesse, anxiété ou essoufflement extrêmes ;
  • battements cardiaques rapides ou irréguliers.
Les utilisatrices de CHC doivent consulter leur médecin dès les premiers signes de thromboses. Belara doit être arrêté sur suspicion ou confirmation de thrombose.
Tumeurs :
Certaines études épidémiologiques ont rapporté une augmentation de l'incidence du cancer du col de l'utérus chez les utilisatrices de CHC à long terme (plus particulièrement en cas d'infections par le papillomavirus Humain HPV). Cependant, il n'existe aucun consensus quant à l'influence d'autres facteurs, tels que le comportement sexuel ou l'utilisation de méthodes contraceptives mécaniques (voir « Examen médical »).
Une méta-analyse de 54 études épidémiologiques a rapporté qu'il existe une légère augmentation du risque relatif de cancer du sein chez les femmes sous CHC (RR = 1,24). Cette majoration du risque disparaît progressivement au cours des 10 ans qui suivent l'arrêt des CHC. Ces études ne donnent aucune information quant à la cause. Le cancer du sein étant rare chez les femmes de moins de 40 ans, le nombre plus élevé de diagnostic de cancers du sein chez les utilisatrices habituelles ou nouvelles utilisatrices est faible par rapport au risque global de cancer du sein.
Dans de rares cas, des tumeurs hépatiques bénignes, et encore plus rarement malignes, ont été rapportées chez des femmes sous contraceptifs oraux. Dans de rares cas isolés, ces tumeurs ont conduit à une hémorragie intra-abdominale pouvant compromettre le pronostic vital. En cas de douleurs abdominales sévères accompagnées d'hépatomégalie ou de signes d'hémorragies intra-abdominales, une tumeur hépatique doit être suspectée et le traitement par Belara doit être arrêté.
Autres pathologies :
  • Bien qu'une légère augmentation de la pression artérielle ait été rapportée chez de nombreuses femmes sous contraception hormonale, les élévations cliniquement significatives sont rares. Aucune relation systématique n'a été établie entre l'utilisation de CHC et une hypertension artérielle clinique. Si, au cours d'une CHC, chez une femme présentant une hypertension artérielle, les valeurs tensionnelles restent constamment élevées de façon significative, le traitement par Belara devra être interrompu et un traitement de l'hypertension artérielle sera instauré. La reprise de Belara pourra être envisagée après normalisation des valeurs tensionnelles sous antihypertenseur.
  • Une récidive d'herpès gestationnel peut survenir au cours d'une CHC.
  • Le risque de pancréatite augmente chez les femmes sous CHC ayant des antécédents d'hyperlipidémies. Des altérations aiguës ou chroniques du foie nécessitent l'arrêt de prise de la CHC jusqu'au retour à la normale des paramètres biologiques hépatiques. La récurrence d'un ictère cholestatique précédemment apparu au cours d'une première grossesse ou sous hormones sexuelles impose l'arrêt de la prise de CHC.
  • L'administration de CHC peut exercer un effet sur la résistance périphérique à l'insuline et la tolérance au glucose. Par conséquent, les femmes diabétiques doivent être attentivement surveillées, en particulier lors de l'instauration d'une contraception hormonale.
  • Un chloasma peut parfois se produire, en particulier chez les femmes ayant des antécédents de chloasma gravidique. Les femmes ayant une prédisposition au chloasma doivent éviter de s'exposer au soleil ou aux ultraviolets lorsqu'elles prennent une contraception hormonale.
  • Ce médicament contient du lactose. Son utilisation est déconseillée chez les patients présentant une intolérance au galactose, un déficit en lactase de Lapp, ou un syndrome de malabsorption du glucose ou du galactose (maladies héréditaires rares).
Précautions d'emploi :
L'administration d'estrogènes ou d'associations estrogène/progestatif peut avoir des effets négatifs sur certaines maladies. Une surveillance médicale est nécessaire dans les situations pathologiques suivantes :
  • épilepsie,
  • sclérose en plaques,
  • tétanie,
  • migraine (cf Contre-indications),
  • asthme,
  • insuffisance cardiaque ou rénale,
  • chorée mineure,
  • diabète sucré (cf Contre-indications),
  • troubles hépatiques (cf Contre-indications),
  • dyslipoprotéinémie (cf Contre-indications),
  • maladie auto-immune (notamment lupus érythémateux disséminé),
  • obésité,
  • hypertension artérielle (cf Contre-indications),
  • endométriose,
  • varices,
  • phlébite (cf Contre-indications),
  • troubles de la coagulation (cf Contre-indications),
  • mastopathie,
  • myome utérin,
  • herpès gestationnel,
  • dépression (cf Contre-indications),
  • maladie inflammatoire chronique intestinale (maladie de Crohn, colite ulcérative ; cf Effets indésirables).
Consultation/examen médical :
Avant l'instauration ou la reprise d'un traitement par Belara, une recherche complète des antécédents médicaux (y compris les antécédents familiaux) doit être effectuée et la présence d'une grossesse doit être exclue. La pression artérielle doit être mesurée et un examen physique doit être réalisé, en ayant à l'esprit les contre-indications (cf Contre-indications) et les mises en garde (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Ces examens doivent être répétés au moins une fois par an pendant l'utilisation de Belara. L'examen médical tient compte des contre-indications (exemple attaques ischémiques transitoires), ou des facteurs de risques (exemple antécédents familiaux de thromboses veineuses ou artérielles) qui peuvent survenir lors de la première utilisation d'un contraceptif hormonal. L'examen comprend la prise de la tension artérielle, la palpation des seins, de l'abdomen, des organes sexuels externes et internes, ainsi qu'un frottis du col de l'utérus et des tests biologiques appropriés.
Il est important d'attirer l'attention des patientes sur les informations relatives à la thrombose veineuse et artérielle, y compris le risque associé à Belara comparé à celui associé aux autres CHC, les symptômes de la TEV et de la TEA, les facteurs de risque connus et la conduite à tenir en cas de suspicion de thrombose.
Il doit également être indiqué aux patientes de lire attentivement la notice et de suivre les conseils fournis. La fréquence et la nature des examens doivent être définies sur la base des recommandations en vigueur et adaptées à chaque patiente.
Les patientes doivent être averties que les contraceptifs hormonaux ne protègent pas contre l'infection par le VIH (sida) et les autres maladies sexuellement transmissibles.
Diminution de l'efficacité :
L'efficacité contraceptive peut être diminuée en cas d'oubli de comprimé (cf  « Conduite à tenir en cas d'oubli d'un ou de plusieurs comprimés »), de vomissements, de troubles intestinaux y compris diarrhées (cf Posologie et Mode d'administration), de prise concomitante de certains médicaments (cf Interactions) ou, très rarement, de troubles métaboliques.
Altération du contrôle du cycle :
  • Saignements irréguliers (spottings) :
    Tous les contraceptifs hormonaux peuvent entraîner des saignements irréguliers (métrorragies/spottings) en particulier au cours des premiers mois. Les saignements irréguliers ne sont donc significatifs qu'après un certain temps d'adaptation, d'environ 3 cycles. Si pendant la prise de Belara, les saignements irréguliers persistent ou se produisent après des cycles jusque là réguliers, des examens supplémentaires appropriés devront être pratiqués afin d'exclure une grossesse ou un dysfonctionnement organique. Une fois exclus, la prise de Belara pourra alors être poursuivie ou un switch pourra se faire vers un autre produit.
    L'hémorragie intermenstruelle peut être un signe d'une baisse de l'efficacité contraceptive (cf Posologie et Mode d'administration : « Conduite à tenir en cas d'oubli d'un comprimé ou de vomissements/diarrhées », Interactions).
  • Absence de saignements de privation :
    Après 21 jours de prise de pilule, les hémorragies de privation peuvent survenir normalement. Très rarement et en particulier pendant les premiers mois, les hémorragies de privation peuvent ne pas survenir au cours de l'intervalle libre. Cependant, cela n'entraîne pas de diminution de l'effet contraceptif. Si la prise de CHC a été suivie correctement, sans oubli de comprimé, sans prolongation de l'intervalle libre, sans traitement concomitant, sans vomissement ni diarrhée, la conception est peu probable et Belara peut être continué. Cependant, si la prise de Belara n'a pas été suivie correctement avant l'absence de la première hémorragie de privation ou si deux hémorragies de privation successives ne se produisent pas, il convient d'éliminer une grossesse avant de poursuivre la prise de CHC.

Les produits à base de millepertuis (Hypericum perforatum) ne doivent pas être administrés pendant la prise de Belara (cf Interactions).


DCINTERACTIONS (début page)
Les interactions de l'éthinylestradiol, estrogène contenu dans Belara, et d'autres médicaments peuvent diminuer ou augmenter les concentrations sériques en éthinylestradiol. Lors de l'administration au long cours de médicaments pouvant interagir avec l'éthinylestradiol, il est recommandé d'utiliser une contraception non hormonale. La diminution des concentrations sériques en éthinylestradiol peut entraîner une augmentation des fréquences de saignements irréguliers, des troubles du cycle et altérer l'efficacité contraceptive de Belara. En revanche, une augmentation des concentrations sériques en éthinylestradiol peut entraîner une augmentation des effets indésirables en termes de fréquence et de sévérité.
Les substances suivantes peuvent diminuer les concentrations sériques d'éthinylestradiol :
  • les médicaments augmentant la motilité gastro-intestinale (par exemple métoclopramide) ou altérant l'absorption (par exemple charbon actif) ;
  • les médicaments inducteurs enzymatiques tels que rifampicine, rifabutine, barbituriques, anti-épileptiques (par exemple carbamazépine, phénytoïne et topiramate), griséofulvine, barbexaclone, primidone, modafinil, certains inhibiteurs de protéase (par exemple ritonavir) et le millepertuis (cf Mises en garde et Précautions d'emploi) ;
  • certains antibiotiques réduisant la circulation entérohépatique des estrogènes (par exemple ampicilline, tétracycline).
En cas d'utilisation concomitante avec l'un de ces médicaments et Belara, une contraception mécanique complémentaire doit être utilisée provisoirement pendant la durée du traitement et pendant 7 jours après le traitement. En cas de traitement par des substances actives ayant une action inductrice sur les enzymes hépatiques (diminution du taux d'éthinylestradiol sérique), une contraception mécanique complémentaire doit être utilisée pendant 28 jours après l'arrêt du traitement.
Si l'administration concomitante d'un médicament démarre vers la fin de la plaquette, la nouvelle plaquette doit démarrer sans intervalle libre.
Les substances suivantes peuvent augmenter les concentrations sériques d'éthinylestradiol :
  • les substances inhibant la sulfatation de l'éthinylestradiol au niveau intestinal (par exemple acide ascorbique ou paracétamol) ;
  • atorvastatine (augmentation de 20 % de l'aire sous la courbe [ASC] de l'éthinylestradiol) ;
  • les substances inhibitrices enzymatiques hépatiques telles que les antimycosiques imidazolés (par exemple fluconazole), indinavir, troléandomycine.
L'éthinylestradiol peut altérer le métabolisme d'autres substances :
  • par inhibition enzymatique hépatique entraînant une augmentation de leur concentration sérique, telles que diazépam (et autres benzodiazépines métabolisées par hydroxylation), ciclosporine, théophylline, prednisolone ;
  • par induction enzymatique hépatique (glucuroconjugaison) entraînant une diminution de leur concentration sérique : clofibrate, paracétamol, morphine et lorazépam.
Le besoin en insuline ou en antidiabétique oral peut être modifié en raison des effets sur les niveaux de quantité de glucose tolérée (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Ceci peut s'appliquer aux médicaments pris récemment.
Le Résumé des caractéristiques du produit du médicament prescrit devra être contrôlé en vue des interactions éventuelles avec Belara.
Tests biologiques :
Les résultats de certains tests biologiques incluant les tests fonctionnels hépatiques, surrénaux et thyroïdiens, les taux plasmatiques de certaines protéines (lipoprotéines, SHBG), les métabolites carbohydratés, et les facteurs de la coagulation et de fibrinolyse peuvent être perturbés lors de l'administration concomitante d'une CHC. Ces perturbations dépendent partiellement de la dose et de la nature des hormones utilisées.

DCFERTILITÉ/GROSSESSE/ALLAITEMENT (début page)
Grossesse :

Belara n'est pas indiqué au cours de la grossesse. Toute grossesse potentielle doit être écartée avant le début de l'administration du médicament. Si une grossesse survient au cours de la prise de Belara, le traitement doit être immédiatement interrompu. De nombreuses études épidémiologiques n'ont montré aucune preuve clinique d'effets tératogènes ou de toxicité fœtale lors de la prise accidentelle d'œstrogènes pendant la grossesse en association avec d'autres progestatifs dans des doses similaires à celles présentes dans Belara. Bien que les expériences sur les animaux aient identifié une toxicité reproductive (cf Sécurité préclinique), les données cliniques sur plus de 330 femmes enceintes exposées à l'acétate de chlormadinone n'ont identifié aucun effet embryotoxique.

L'augmentation du risque de TEV en période de post-partum doit être prise en compte lors de la reprise de Belara (cf Posologie et Mode d'administration, Mises en garde et Précautions d'emploi).


Allaitement :

L'allaitement peut être affecté par les œstrogènes, ces derniers pouvant influer sur la quantité et la composition du lait maternel. De petites quantités de stéroïdes contraceptifs et/ou de leurs métabolites peuvent être excrétées dans le lait maternel et affecter l'enfant. Par conséquent, Belara ne doit pas être utilisé pendant l'allaitement.


DCCONDUITE et UTILISATION DE MACHINES (début page)
Il n'a pas été observé d'effet sur l'aptitude à conduire ou à utiliser des machines.

DCEFFETS INDÉSIRABLES (début page)
Description de certains effets indésirables particuliers :
Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thrombo-embolique artériel et veineux, incluant l'infarctus du myocarde, l'AVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique Mises en garde et Précautions d'emploi.
Les effets indésirables les plus fréquemment observés au cours des études cliniques (> 20 %) sont : saignements irréguliers au cours du cycle, spottings, céphalées et douleurs mammaires. Les saignements irréguliers diminuent habituellement avec la durée de la prise de Belara.
Les effets indésirables suivants ont été rapportés au cours de l'utilisation de Belara dans une étude clinique chez 1629 femmes :
Leurs fréquences sont définies comme suit : très fréquent (≥ 1/10), fréquent (≥ 1/100 à < 1/10), peu fréquent (≥ 1/1000 à < 1/100), rare (≥ 1/10 000 à < 1/1000), très rare (< 1/10 000).
Classification système-organes
FréquenceEffets secondaires
Affections du système immunitaire
Peu fréquentHypersensibilité médicamenteuse, y compris réactions allergiques cutanées
Affections psychiatriques
FréquentÉtat dépressif, nervosité
Affections du système nerveux
FréquentVertige, migraine (avec ou sans aggravation)
Affections oculaires
FréquentTroubles visuels
RareConjonctivite, intolérance aux lentilles de contact
Affections auditives et du labyrinthe
RareAcouphènes, perte brutale de l'audition
Affections vasculaires
RareHypertension, hypotension, collapsus circulatoire, varices, thromboembolie veineuse ou artérielle*
Affections gastro-intestinales
Très fréquentNausées
FréquentVomissements
Peu fréquentDouleur abdominale, ballonnements et diarrhées
Affections de la peau et du tissus sous-cutané
FréquentAcné
Peu fréquentTroubles de la pigmentation anormale, chloasma, alopécie, sécheresse cutanée
RareUrticaire, eczéma, érythème, prurit, aggravation de psoriasis, hypertrichose
Très rareÉrythème noueux
Affections musculosquelettiques et du tissu conjonctif
FréquentSensation de lourdeur
Peu fréquentDouleur dorsale, troubles musculaires
Affections des organes de reproduction et du sein
Très fréquentÉcoulement vaginal, dysménorrhée, aménorrhée
FréquentDouleurs abdominales basses
Peu fréquentGalactorrhée, adénofibrome du sein, candidose vaginale
RareHypertrophie mammaire, vulvovaginite, ménorragie, syndrome prémenstruel
Troubles généraux et du site d'administration
FréquentIrritabilité, fatigue, œdème, prise de poids
Peu fréquentDiminution de la libido, hyperhydrose
RareAugmentation de l'appétit
Investigations
FréquentAugmentation de la pression artérielle
Peu fréquentDyslipidémie, incluant hypertriglycéridémie
*  Voir ci-dessous « Description d'effets indésirables sélectionnés ».
Description d'effets indésirables sélectionnés :
Les effets indésirables suivants ont aussi été rapportés chez des femmes utilisant des contraceptifs hormonaux combinés (CHC) contenant 0,03 mg d'éthinylestradiol et 2 mg d'acétate de chlormadinone :
  • Une augmentation du risque d'événement thrombotique et thromboembolique artériel et veineux, incluant l'infarctus du myocarde, l'AVC, les accidents ischémiques transitoires, la thrombose veineuse et l'embolie pulmonaire, a été observée chez les femmes utilisant des CHC ; ceci est abordé plus en détails en rubrique Mises en garde et Précautions d'emploi.
  • Une augmentation du risque de troubles de la voie biliaire principale a été rapportée dans plusieurs études lors de l'utilisation de CHC au long cours.
  • De rares cas de tumeurs hépatiques bénignes, et très rarement malignes, ont été rapportés lors de l'utilisation de contraceptifs hormonaux et, dans des cas isolés, une hémorragie intra-abdominale menaçant le pronostic vital a été observée (cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
  • Aggravation de maladie inflammatoire chronique intestinale (maladie de Crohn, colite ulcérative ; cf Mises en garde et Précautions d'emploi).
Pour les autres effets secondaires tels que cancer du col de l'utérus ou du sein, cf Mises en garde et Précautions d'emploi.
Déclaration des effets indésirables suspectés :

La déclaration des effets indésirables suspectés après autorisation du médicament est importante. Elle permet une surveillance continue du rapport bénéfice/risque du médicament. Les professionnels de santé déclarent tout effet indésirable suspecté via le système national de déclaration : Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) et réseau des Centres Régionaux de Pharmacovigilance. Site internet : www.ansm.sante.fr.


DCSURDOSAGE (début page)
Aucune information sur les effets indésirables graves n'a été rapportée en cas de surdosage. Les symptômes suivants sont susceptibles d'apparaître : nausées, vomissements et, chez les jeunes filles, petits saignements vaginaux. Il n'existe pas d'antidote et le traitement doit être symptomatique. Un monitoring des électrolytes et des paramètres hépatiques peut être nécessaire dans de rares cas.

PPPHARMACODYNAMIE (début page)

Classe pharmacothérapeutique : progestatifs et estrogènes, associations fixes (code ATC : G03AA).

La prise continue de Belara sur 21 jours provoque la suppression de la sécrétion hypophysaire de FSH et de LH et donc une suppression de l'ovulation. L'endomètre prolifère et est à l'origine de la transformation sécrétoire. De même, la consistance de la glaire cervicale change, ce qui réduit la migration du sperme dans le canal cervical et modifie la motilité du sperme.

La dose journalière minimale d'acétate de chlormadinone nécessaire pour une suppression complète de l'ovulation est de 1,7 mg, celle pour une transformation complète de l'endomètre est de 25 mg par cycle.

L'acétate de chlormadinone est un progestatif de synthèse anti-androgène.

Son effet est basé sur sa capacité à déplacer les androgènes de leurs récepteurs.

Efficacité clinique :
Lors de l'administration de Belara dans les essais cliniques effectués sur 1655 femmes et sur une durée allant jusqu'à 2 ans (soit 22 000 cycles menstruels), 12 grossesses ont été observées. Parmi ces grossesses, 7 sont dues à des erreurs d'administration ou de maladies associées entraînant nausées et vomissements, ou des prises concomitantes de médicaments connus pour réduire l'effet contraceptif.
Indice de PearlNombre de grossessesIndice de PearlIntervalle de confiance à 95 %
Observé120,698[0,389 ; 1,183]
Corrigé50,291[0,115 ; 0,650]

PPPHARMACOCINÉTIQUE (début page)
Acétate de chlormadinone (ACM) :
Absorption :
Après l'administration orale, l'acétate de chlormadinone est rapidement et presque totalement absorbé. Sa biodisponibilité est élevée car non soumise à l'effet de premier passage hépatique. La concentration plasmatique maximale est atteinte au bout de 1,0 à 2,0 heures.
Distribution :
La fraction de l'ACM liée aux protéines plasmatiques humaines, principalement l'albumine, représente plus de 95 %. L'ACM n'a pas d'affinité de liaison avec la SHBG. L'ACM est principalement stocké dans les tissus adipeux.
Biotransformation :
Après réactions de réduction, d'oxydation, de conjugaison (par le glucuronide et le sulfate), l'acétate de chlormadinone est métabolisé en plusieurs métabolites. Les principaux métabolites chez l'Homme sont le 3α- et le 3ß-hydroxy-ACM dont les demi-vies ne sont pas sensiblement différentes de celles de l'ACM non métabolisé. Les métabolites 3α- et 3ß-hydroxy présentent une activité anti-androgène similaire à celle de la molécule mère. Dans l'urine, les métabolites se trouvent principalement sous forme conjuguée. Après clivage enzymatique, les autres métabolites sont le 2α-hydroxy-ACM et les métabolites dihydroxy et 3-hydroxy.
Élimination :
La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique est d'environ 34 heures après dose unique, et d'environ 36 à 39 heures après doses multiples. L'ACM et ses métabolites sont excrétés par voie rénale et dans les fèces en quantités équivalentes après administration orale.
Éthinylestradiol (EE) :
Absorption :
L'EE est rapidement et presque totalement absorbé après administration orale ; le pic plasmatique est atteint au bout de 1 heure et demi. Après effet de premier passage hépatique, la biodisponibilité absolue est d'environ 40 % mais peut varier en fonction des individus (20 à 65 %).
Distribution :
Les concentrations plasmatiques en éthinylestradiol rapportées dans la littérature varient considérablement. La fixation aux protéines plasmatiques est d'environ 98 % (essentiellement l'albumine).
Biotransformation :
Comme les estrogènes naturels, l'EE est biotransformé par hydroxylation (cytochrome P450) et aboutit à la formation du métabolite principal, le 2-hydroxy-EE, métabolisé en plusieurs métabolites et conjugués. L'EE est métabolisé au niveau du foie et de l'intestin grêle. Dans l'urine, sont éliminés principalement des métabolites glucuroconjugués et dans la bile et le plasma, principalement des métabolites sulfates.
Élimination :
La demi-vie moyenne d'élimination plasmatique de l'EE est d'environ 12 à 14 heures. L'EE est excrété dans les urines et dans les fèces avec un rapport d'excrétion urine/fèces de ⅔. Après hydrolyse par les bactéries intestinales et passage dans la circulation entéro-hépatique, l'EE est excrété dans la bile sous forme de sulfate.

PPSÉCURITE PRÉCLINIQUE (début page)

La toxicité aiguë des estrogènes est faible. En raison des différences marquées entre les espèces animale et humaine, le résultat des expériences sur les animaux avec des estrogènes n'ont qu'une valeur prédictive limitée pour l'utilisation chez l'homme. Chez l'animal, des doses faibles d'éthinylestradiol, produit de synthèse fréquemment utilisé dans les contraceptifs hormonaux, ont montré un effet embryolétal, avec des anomalies des voies urogénitales et une féminisation des fœtus mâles. Ces effets sont spécifiques aux espèces.

L'acétate de chlormadinone a présenté des effets embryolétaux chez le lapin, le rat et la souris. De plus, un effet tératogène a été observé à des doses embryotoxiques chez le lapin et à la plus faible dose testée (1 mg/kg/jour) chez la souris. L'extrapolation de ces données à l'espèce humaine reste incertaine.

D'après les études conventionnelles, les données précliniques sur la toxicité chronique, la génotoxicité et la carcinogenèse n'ont pas mis en évidence de risque particulier pour l'homme à part ceux qui sont déjà décrits dans d'autres rubriques du RCP.


DPMODALITÉS DE CONSERVATION (début page)
Durée de conservation :
3 ans.

A conserver à une température ne dépassant pas 30 °C.


DPMODALITÉS MANIPULATION/ÉLIMINATION (début page)

Pas d'exigences particulières.


PRESCRIPTION/DÉLIVRANCE/PRISE EN CHARGE (début page)
LISTE I
AMM3400936950085 (2005, RCP rév 30.07.2014) 1 plaq.
3400936950146 (2005, RCP rév 30.07.2014) 3 plaq.
Non remb Séc soc.

Titulaire de l'AMM : Gedeon Richter PLC, Gyomroi Ut 19-21, 1103 Budapest, Hongrie.


GEDEON RICHTER FRANCE
1-3, rue Caumartin. 75009 Paris
Tél : 01 47 42 03 20. Fax : 01 47 42 75 99

Mis à jour le 30-05-2015

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