Cholestérol : comment et pourquoi éviter les excès ?

Cholestérol : comment et pourquoi éviter les excès ?

Conséquence de plus en plus fréquente de notre « malbouffe », le cholestérol est aussi un risque face à l'apparition d'autres pathologies. Quel est son mécanisme ? Comment l'éviter ?

Le cholestérol, c'est quoi ?

Indispensable à l'organisme, le cholestérol permet de protéger les cellules face aux agressions extérieures. Cette « graisse » est produite pour les 3/4 par le foie, mais aussi en partie par notre alimentation (1/4). Le cholestérol est transporté dans le sang par :

  • les HDL (lipoprotéines de haute densité), qui ramènent l'excédent de cholestérol vers le foie. Elles ont un rôle de nettoyage des artères. C'est ce qu'on appelle communément le « bon » cholestérol.
  • les LDL (lipoprotéines de faible densité), ou « mauvais cholestérol », qui redistribuent le cholestérol du foie vers toutes les cellules.

Le taux idéal de cholestérol doit être inférieur à 2g/l. Lorsqu'il est supérieur, il peut se former des plaques d'athéromes qui vont boucher les artères.

Quelles conséquences sur l'organisme ?

L'excès de cholestérol peut avoir des conséquences au niveau :

  • du cœur : infarctus du myocarde (crise cardiaque), vieillissement des artères
  • du cerveau : accident vasculaire cérébral
  • des jambes : artérite (fatigue, douleurs et crampes)...

Le danger principal se situe au niveau des artères : à cause d'un taux élevé de cholestérol, celles-ci peuvent se boucher partiellement ou totalement, et ainsi entraver la circulation du sang.

Cholestérol : quels facteurs ?

Certains facteurs sont particulièrement liés à l'apparition d'une hypercholestérolémie :

  • l'âge
  • les antécédents familiaux
  • l'hypertension artérielle
  • le diabète de type 2

Face au cholestérol, la nature est mal faite car nous ne sommes pas tous égaux : chaque organisme ne réagit pas de la même façon : certains vont plus facilement éliminer les graisses pendant que d'autres vont les stocker. Néanmoins, il est évident que certaines habitudes de vie, comme le tabac, la sédentarité ou une alimentation trop riche en graisses favorisent l'apparition du cholestérol.

A savoir : il n'y a pas de réels symptômes du cholestérol. C'est souvent lors d'un bilan de santé avec prise de sang qu'un taux élevé est détecté.

Comment éviter l'hypercholestérolémie ?

L'essentiel de la prévention repose sur le respect de règles d'hygiène de vie simples, et principalement en ce qui concerne l'alimentation. Attention donc aux acides gras saturés (principalement les œufs, le lait entier, la charcuterie, le beurre, les viandes grasses), mauvais lorsqu'ils se trouvent en excès dans l'organisme. Et contrairement aux idées reçues, il n'y a pas que le gras qui favorise le cholestérol, le sucre en excès tend aussi à y participer. Mieux vaut préférer les acides gras insaturés, riches en Oméga 3 ou 9, tels que l'huile d'olive, de soja, les noix, les volailles, le poisson... La solution la plus efficace est dans tous les cas de réduire les apports en cholestérol, et d'avoir une activité physique régulière.

Comment la traiter ?

Le traitement du cholestérol passera par des médicaments hypocholestérolémiants, associés à des règles hygiéno-diététiques strictes. Dans tous les cas, aucun traitement ne doit être mis en place sans l'avis de votre médecin traitant, qui évaluera votre état de santé et vos antécédents.

Généralement, dans un premiers temps, vont être mises en place des règles hygiéno-diététiques strictes (alimentation équilibrée et variée), puis elles seront associées à des compléments alimentaires aidant à :

  • diminuer le taux de cholestérol, tels que la levure de riz rouge (attention, si apparition de crampes et/ou de douleurs musculaires, l'arrêt du traitement et une consultation médicale s'imposent) et Arkogélules Oméga 3
  • diminuer son absorption, tels que la lécithine de soja. Attention toutefois avec cette dernière : les produits à base de protéines de soja sont contre-indiqués chez les femmes ayant des antécédents familiaux de cancer du sein, des ovaires, de l'utérus, ainsi que chez l'homme présentant des troubles de la prostate. De plus, de nombreuses interactions avec des anticoagulants, hormones thyroïdiennes ou traitement à l'ostéroporose.

Quand faut-il surveiller son cholestérol ?

Il peut être utile de faire un premier bilan entre 18 et 30 ans. Mais à partir de 45 - 50  ans, il est important de surveiller régulièrement son taux de cholestérol. La prise de sang permet de révéler :

  • le cholestérol total : HDL + LDL.
  • le taux d'HDL.
  • le taux d'LDL.
  • les triglycérides : l'essentiel des graisses qui ne se trouvent pas sous la forme de cholestérol.

Dans certains cas, comme chez les personnes atteintes de diabète, de surpoids voire d'obésité, d'insuffisance rénale ou pendant la prise de certains médicaments, une surveillance particulière devra être instaurée avec votre médecin traitant. 

A retenir : pour rester en forme finalement, rien de plus simple : une activité physique régulière et une alimentation équilibrée vous préserveront des maladies cardiovasculaires et du cholestérol !